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des cannibales
des cannibales

Ă€ propos

Montaigne ne passa pas à côté de l'évènement majeur qui ébranla la Renaissance : la découverte du Nouveau Monde. Il évoque dans Des Cannibales (Essais, livre I) le choc sanglant entre la « civilisation » et la « sauvagerie ». II dispose d'un témoignage de première main, avant eu à son service l'un des membres de l'expédition coloniale française en terre de Brésil, de 1555 à 1557. Ce qu'il apprend des peuplades lui inspire avant tout l'idée que « chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage ».
Jugeant les pratiques de torture des Européens plus cruelles que l'anthropophagie des sauvages, Montaigne inverse la hiérarchie habituelle et ouvre la voie à l'ethnologie moderne d'un Lévi-Strauss.

Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782842054878

  • DisponibilitĂ©

    Disponible

  • Longueur

    14.9 cm

  • Largeur

    10.5 cm

  • Épaisseur

    0.5 cm

  • Poids

    45 g

  • Support principal

    Poche

Michel de Montaigne

Né dans une famille de négociants anoblis, au château de Montaigne en Périgord, Michel Eyquem reçoit une éducation inspirée des idées de la Renaissance, apprenant le latin comme langue maternelle. Il est pensionnaire au Collège de Guyenne à Bordeaux et suit des cours de Droit à Toulouse.
En 1554, il devient conseiller à la Cour des Aides de Périgueux, puis au Parlement de Bordeaux et rencontre Etienne de la Boétie. En 1571, il se retire dans son château pour consacrer le reste de son existnce "à sa liberté, à sa tranquillité, à son loisir". Il entreprend alors un long voyage, de Paris en Italie, dont il existe un "Journal". De 1581 à 1585, il devient maire de Bordeaux et se révèle un habile diplomate. Il continue à enrichir les livres I et II des Essais et les augmentent d'une troisième partie. Il meurt sans avoir terminé la réédition de son oeuvre.
Pour Montaigne plus que tout autre, la culture humaniste fut un style de vie. En revivant les leçons des lettres antiques, il leur a ajouté l'enseignement de sa propre expérience, de son regard lucide sur un monde en train de changer. La vraie sagesse, selon lui, se reconnaît à la mesure qu'elle garde en toute chose. Montaigne l'a totalement séparée de la religion. Elle n'a pas l'ambition de rendre les hommes parfaitement raisonnales: elle se contente de modérer leurs passions.
En se prenant pour thème de son étude, Montaigne apprend à se connaître. Il ouvre la voie à l'humanisme moderne en cherchant à promouvoir un ordre des choses où seraient garanties la sécurité, la liberté et la dignité de l'homme.

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