Témoignages

  • « Depuis tant d'années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu'au jour où la solution se présente enfin, là, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l'enfermer dans un livre. ».
    Séduite à l'âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l'emprise qui fut exercée sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Au-delà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit les dérives d'une époque et d'un microcosme littéraire aveuglé par le talent et la notoriété.

  • Le lambeau

    Philippe Lançon

    Philippe Lançon était dans les locaux de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015. Sa mâchoire est emportée par les balles des frères Kouachi. La veille au soir, il assiste à la représentation de La Nuit des Rois de Shakespeare. Il a pris ses billets pour les Etats-Unis où il donnera des cours de littérature à Princeton et rejoindra sa nouvelle compagne. Le matin du 7 janvier, Houellebecq est interviewé sur France Inter pour la parution de Soumission ; Lançon, qui a écrit un papier élogieux dans Libé, écoute en faisant sa gymnastique sur un tapis qu'il a rapporté d'Irak en 1991, deux jours avant les bombardements américains. À la conférence de Charlie Hebdo, tout le monde parle de Houellebecq, puis des banlieues, quand les tueurs arrivent. Philippe Lançon ne cherche pas à expliquer l'attentat. Il écrit sans pathos, sans complaisance pour lui-même, ce qui n'empêche pas l'émotion et la profondeur (sur la mémoire, la perception d'une vie). L'avant et le pendant sont d'une très grande intensité, la scène de l'attaque est extrêmement saisissante. Dans ce livre de survie, Philippe Lançon s'attache à décrire sa vie qui bascule, lui qui, défiguré, reçoit « une blessure de guerre » dans un pays « en paix ». Il raconte ce jour où le temps s'est arrêté, les longs mois de convalescence et les dix-sept opérations qui lui ont permis de retrouver le bas de son visage, la reconstruction d'une vie sociale, professionnelle, à lui qui n'est désormais plus le même homme.

  • « On est volontiers persuadé d'avoir lu beaucoup de choses à propos de l'holocauste, on est convaincu d'en savoir au moins autant. Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l'accumulation, on a envie de crier grâce.
    C'est que l'on n'a pas encore entendu Levi analyser la nature complexe de l'état du malheur.
    Peu l'ont prouvé aussi bien que Levi, qui a l'air de nous retenir par les basques au bord du menaçant oubli : si la littérature n'est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n'est que futilité ».
    Angelo Rinaldi

  • Une minute quarante-neuf secondes Nouv.

    "Se croire capable de partager cette expérience avec les autres est une entreprise perdue d'avance." C'est dans la brûlure inapaisable de cette lucidité que Riss, directeur de la rédaction de "Charlie Hebdo", entreprend le récit intime et raisonné d'un événement tombé dans le domaine public : l'attaque terroriste du journal le 7 janvier 2015. Tentative sans illusion mais butée de se réapproprier son propre destin, de réhabiter une vie brutalement dépeuplée, ce livre qui confronte la réalité d'une expression galvaudée - "liberté d'expression" - révèle aussi un long compagnonnage avec la mort. Et nous saisit par son très singulier mélange d'humilité et de rage.

  • Tant qu'on est tous les deux Nouv.

    La romancière Gaël Tchakaloff a vécu, jour et nuit et des mois durant, au coeur du réacteur, au plus près du pouvoir et de ceux qui l'incarnent : le président de la République et la Première dame.
    Tant qu'on est tous les deux perce l'armure, les secrets, l'histoire d'amour et les conquêtes d'un homme et d'une femme qui ne ressemblent à nuls autres :
    Brigitte et Emmanuel Macron.
    Famille, amis, entourage politique, détracteurs... De fidélités en trahisons, chacun livre sa vérité.

  • Pierre Rabhi a vingt ans à la fin des années 1950, lorsqu'il décide de se soustraire, par un retour à la terre, à la civilisation hors sol qu'ont commencé à dessiner sous ses yeux ce que l'on nommera plus tard les Trente Glorieuses. En France, il contemple un triste spectacle : aux champs comme à l'usine, l'homme est invité à accepter une forme d'anéantissement personnel à seule fin que tourne la machine économique. L'économie ? Au lieu de gérer et répartir les ressources communes à l'humanité en déployant une vision à long terme, elle s'est contentée, dans sa recherche de croissance illimitée, d'élever la prédation au rang de science. Le lien filial et viscéral avec la nature est rompu ; elle n'est plus qu'un gisement de ressources à exploiter - et à épuiser. Au fil des expériences de vie qui émaillent ce récit s'est imposée à Pierre Rabhi une évidence : seul le choix de la modération de nos besoins et désirs, le choix d'une sobriété libératrice et volontairement consentie, permettra de rompre avec cet ordre anthropophage appelé "mondialisation". Ainsi pourrons-nous remettre l'humain et la nature au coeur de nos préoccupations, et redonner enfin au monde légèreté et saveur. Sans exaltation, il livre une vision entière, exprimée avec un constant souci de précision et de limpidité.

  • Depuis Les Cercueils de zinc et La Supplication, Svetlana Alexievitch est la seule à garder vivante la mémoire de cette tragédie qu'a été l'URSS, la seule à écrire la petite histoire d'une grande utopie. Mais elle est avant tout un écrivain, un grand écrivain. Ce magnifique requiem utilise une forme littéraire polyphonique singulière, qui fait résonner les voix de centaines de témoins brisés.

  • Cachée sous la Venise des cartes postales, il existe une Venise inconnue, celle des églises jamais ouvertes. Jean-Paul Kauffmann a déverrouillé ces portes solidement cadenassées, un monde impénétrable où dorment des chefs-d'oeuvre. Ce récit, conduit à la manière d'une enquête policière, raconte les embûches pour se faire ouvrir ces édifices. Enfant, l'auteur servait la messe dans une église d'Ille-et-Vilaine. Il s'y ennuyait souvent, mais c'est dans ce sanctuaire qu'est née la passion de dévoiler le secret de la chose défendue. Il poursuit cet exercice de déchiffrement à Venise, la ville de la mémoire heureuse, pourtant attaquée sans relâche par le tourisme mondialisé. Pendant des mois, il arpente une Venise hors champ, et y trouve aussi ce qu'il ne cherchait pas. Venise à double tour est un livre sur le bonheur de voir et la jubilation dispensée par la ville qui exalte les cinq sens. On y croise entre autres Jacques Lacan, Hugo Pratt, une belle restauratrice de tableaux, une guide touristique souveraine, un Cerf blanc, le propriétaire d'un vignoble vénitien et un Grand Vicaire, maître de l'esquive.

  • Ensemble, on aboie en silence Nouv.

    "Un récit sans complaisance, une déclaration d'amour fraternelle " Delphine de Vigan " Il y avait cet énorme chêne près des toilettes des garçons, sur lequel je reproduisais les coups de pied retournés du Chevalier Lumière, pour envoyer un signal aux inconscients qui t'auraient cherché des noises. Il ne pouvait rien t'arriver. Tu avais un frère dans la cour des grands. " Deux frères. L'un, candide, l'autre, rageur.
    En 2001, Thibault est diagnostiqué schizophrène. A cela, un Chevalier Lumière ne peut rien. Alors Thibault a accepté de livrer ses folles histoires. Et ses voix se sont unies à celle de son frère. Contre une maladie qui renferme tous les maux, les clichés, les fardeaux, ils ont livré bataille. A partir d'une tragédie universelle, ils ont composé un livre où douleur et mélancolie côtoient la plus vibrante tendresse.

  • Abécédaire républicain Nouv.

    Après l'assassinat de Samuel Paty, le ministre de l'Education nationale a demandé à Robert Badinter d'enregistrer une brève vidéo rendant hommage à ce professeur afin qu'elle soit diffusée à tous les élèves. L'ancien garde des Sceaux y a donné sa définition de la laïcité et de la République. Ces paroles ont inspiré une enseignante, Peggy Kilhoffer, qui a demandé à ses élèves de CM1-CM2, dans une école située au nord de Strasbourg, à Schiltigheim, de réfléchir à ces questions. Il en est sorti cet Abécédaire républicain. Avec leurs dessins et leurs mots d'enfants, ces élèves livrent une vision juste, vibrante, de la République et de ses valeurs.
    Après l'assassinat de Samuel Paty, en octobre 2020,le ministre de l'Éducation nationale a demandé à Robert Badinter d'enregistrer une brève vidéo rendant hommage à ce professeur pour qu'elle soit diffusée à tous les élèves. L'ancien garde des Sceaux y a donné sa définition de la laïcité et de la République.

    Ces paroles ont inspiré une enseignante, Peggy Kilhoffer. En demandant à ses élèves de CM1-CM2 à Schiltigheim, en Alsace, de réfléchir à ces questions, en est sortie l'idée de cet Abécédaire républicain.

    Avec leurs dessins et leurs mots d'enfants, de « Accepter » à « Zèle », en passant par « Solidarité » ou « Garantir », ses élèves livrent une vision juste, vibrante, de la République et de ses valeurs. Un document émouvant et nécessaire alors que les sondages et les médias évoquent souvent une jeunesse déconnectée de ce qui forge notre identité commune. Le fac-similé de cet abécédaire est précédé du texte d'hommage de Robert Badinter, d'un avant-propos de sa main ainsi que d'une préface de Peggy Kilhoffer qui nous livre le récit de cette aventure.

  • « Les esprits t'enseigneront », lui avait dit la chamane Enkhetuya au temps de son initiation en Mongolie au début des années 2000. Au cours des deux décennies qui ont suivi l'expérience chamanique s'est muée hors de l'écosystème traditionnel tsaatan en un extraordinaire voyage au coeur de la transe et de son expérimentation scientifique.
    Se prêtant à toutes les investigations de l'imagerie cérébrale, impliquant tous les domaines de la recherche en neurosciences mais aussi appliquant la transe à la création artistique et poursuivant ses contacts avec les sociétés traditionnelles qui perpétuent une vision holiste du monde, Corine Sombrun n'a de cesse d'élargir le champ perceptif de la connaissance.
    « Ecrire, c'est aller dans ce périmètre où on n'est plus personne », écrivait Marguerite Duras. La transe et son induction par la seule volonté permet d'atteindre ce lieu du possible et de la joie qui peut reconfigurer toute vie. Le potentiel thérapeutique qui en découle est immense et les implications philosophiques dans la connaissance de soi et le rapport au vivant y sont des pistes aussi précieuses que stimulantes.

  • Les belles choses Nouv.

    Les belles choses

    Hunter Biden

    « Je viens d'une famille forgée par les tragédies et liée par un amour extraordinaire, indestructible. ».

    À l'âge de deux ans, Hunter Biden est gravement blessé dans un accident de voiture qui tue sa mère et sa petite soeur. En 2015, il est dévasté par la mort de son frère aîné, Beau, des suites d'un cancer du cerveau. Durant la campagne présidentielle, au terme de laquelle son père, Joe Biden, sera élu, il est la cible d'attaques de Donald Trump. De terribles épreuves, amplifiées par l'effondrement de son mariage et une bataille de plusieurs années contre la toxicomanie et l'alcoolisme.
    Dans ce récit poignant, Hunter Biden raconte sa descente aux enfers et le long chemin vers la renaissance. Un chemin qu'il a pu parcourir grâce à l'amour de sa famille et de son père, et qu'il nous fait partager avec courage dans ce livre qui parle de perte et de fragilité.

  • « Je n'ai aucun souvenir de mon enfance.

    Je n'imaginais pas qu'il soit possible d'effacer à ce point des années entières de ma vie.

    Ce passé vient pourtant de resurgir de la plus inattendue des façons.

    Tout a commencé quand j'ai découvert les travaux d'un jeune scientifique dont les recherches bouleversent actuellement les neurosciences.

    J'étais à mille lieues d'imaginer les conséquences qu'allaient avoir sur ma vie ces révélations lorsque j'ai décidé de tenter l'expérience interdite. ».

    Entre doutes et certitudes, Stéphane Allix s'interroge : Comment entendre les messages et les signes que notre âme ne cesse de nous envoyer ? Pourquoi sommes-nous persuadés que notre vie se résume a` notre existence terrestre ? Que notre conscience est limitée à l'activité de notre cerveau ? Quelles conséquences cet aveuglement a-t-il sur notre quotidien ?

    Ce récit bouleversant remet en cause ce que nous pensions savoir de la réalité.
    Une invitation à explorer notre conscience et nos mécanismes de défense.

    Un témoignage exceptionnel qui permet de considérer notre vie autrement.

  • Partenaires : jusqu'à ton dernier souffle Nouv.

    Pendant cinq mois, Isabelle Filliozat a tenu son carnet de bord pour raconter l'accompagnement de son mari malade. Médecine officielle alternatives, toutes les pistes sont explorées pour lutter contre la tumeur au cerveau de Jean Bernard. Cinq mois qui condensent vingt-cinq ans d'amour. Cinq mois empreints de courage, de tendresse et d'humour. Car, forte de son expérience en thérapie émotionnelle et en ressources psycho-affectives, Isabelle Filliozat met son enseignement en pratique.
    Lorsque Jean Bernard cesse de respirer, il est entouré de l'amour de sa femme et de ses deux grands enfants.
    Une fin de vie qui défie la disparition physique de l'être aimé.
    Il laisse, en épilogue de ce livre, un texte écrit un an avant son départ, intitulé « La chance ».

  • « Promets-moi de dire au monde ce que des hommes ont été capables de faire à d'autres ». Telle a été l'espérance formulée par Fanny quelques heures avant son assassinat dans les chambres à gaz d'Auschwitz-Birkenau. Aujourd'hui, sa jeune soeur Esther tient sa promesse.
    Dans les années 1930, sa famille fuyant l'antisémitisme polonais, migre vers la France et s'installe passage Ronce, quartier de Belleville. C'est là qu'Esther grandit avec ses cinq frères et sa soeur, dans ce quartier populaire, avec ses marchés, ses rues poussiéreuses, ses échoppes de cordonniers et de tailleurs. Une existence modeste mais heureuse qui bascule en mai 1940. Il y a d'abord l'arrestation de son frère Marcel puis celle de Samuel, envoyé à Drancy. La rafle du Vel d'Hiv les 16 et 17 juillet 1942 est un coup de hache. Esther ne reverra jamais ses parents. Elle se réfugie chez une gardienne, réussit à gagner la zone libre, revient à Paris où elle est finalement arrêtée lors d'un contrôle d'identité puis internée au camp de Drancy. Birkenau : Esther est rasée, tatouée, on lui assigne une baraque, un kommando. L'enfer commence : le travail forcé, le froid, la promiscuité, les coups, la maladie, la faim. Et la mort, partout.
    Soixante-quinze ans après la libération des camps, Esther continue de faire vivre la mémoire des siens et d'honorer la promesse faite à sa soeur. La Petite fille du passage ronce est ce récit, mais aussi un projet historique et littéraire différent. Avec la complicité d'Isabelle Ernot, il s'ouvre comme un diptyque : le témoignage est suivi par un dialogue avec les disparus, par des lettres, à sa soeur Fanny et à sa mère Gela, ou encore lors d'une déambulation sur son chemin d'écolière entre Ménilmontant et Belleville. Le récit revient sans cesse vers ce passage Ronce, disparu, qui n'existe plus qu'ici : en cette stèle de mots, vivace et émouvante.

  • Grâce à eux : comment les migrants ont sauvé mon village Nouv.

    « C'est une évidence qui m'apparaît chaque fois que je m'assois pour contempler la mer : quiconque vient frapper à nos portes, qu'il soit réfugié, pauvre ou voyageur, représente pour ce monde le seul salut possible, le seul véritable espoir contre la violence de l'histoire. ».
    Quand un bateau de réfugiés kurdes s'échoue près de son village de Riace, sur la côté calabraise, Mimmo Lucano les accueille comme ses frères. Devenu maire, il met en place un programme d'intégration inédit qui redonne vie à un village en train de s'éteindre. Grâce à lui, des centaines d'hommes et de femmes retrouvent leur dignité. Grâce à eux, Riace renaît. Le célèbre « maire des migrants » raconte ici une aventure humaine où les petits gestes deviennent très grands, une lutte où l'espoir et le courage s'unissent contre la barbarie des temps.

  • Rien ne prédisposait une petite fille asthmatique à devenir l'une des meilleures grimpeuses de sa génération. Pourtant, Stéphanie Bodet l'a fait. Elle ouvre depuis plus de vingt ans de nouvelles voies sur les parois du monde avec son compagnon, Arnaud Petit. Plus qu'un terrain de jeux et de défi, l'escalade est pour Stéphanie un territoire de connaissance et de sagesse. Mais derrière ses exploits affleure la mémoire de sa soeur cadette, disparue à l'âge de quinze ans. Sans elle, son destin sportif aurait pu être différent.

  • Je suis née à Bergen-Belsen Nouv.

    Si Hélène est décédée, elle a laissé des écrits intenses et rares à Yvonne, aujourd'hui âgée de 75 ans. Un témoignage puissant auquel celle-ci répond en questionnant l'Histoire, en interrogeant sa propre identité, en sondant sa personnalité, en révélant aussi d'incroyables secrets familiaux. De chapitre en chapitre se noue, à travers le temps, les douleurs, l'espoir, la peur, un intense dialogue entre générations.
    Ce livre, bien-sûr, évoque l'horreur de l'entreprise concentrationnaire nazie. Mais, surtout, il surprend et inspire par les histoires dans l'Histoire qu'il développe. Par quel miracle certains, dans les conditions de vie inhumaines d'un camp, réussissent-ils à faire preuve de la plus grande humanité ? Quel sens des valeurs a pu pousser une mère et sa fille internées dans le même camp à offrir leur trésor - un morceau de chocolat - à Hélène lorsque celle-ci n'avait plus de forces mais était sur le point d'accoucher en cachette ? Et pourquoi Yvonne bébé ne pleura-t-elle jamais durant les six mois vécus dissimulée dans le baraquement du camp, ne poussant son premier cri qu'après la libération de celui-ci ? L'instinct de survie explique-t-il tout ?
    Je suis née à Bergen-Belsen révèle ce qu'il y a de plus terrible et contrasté dans l'être humain : sa barbarie comme son humanité.

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  • Arrêtée en Juillet 1942 avec sa mère sur la ligne de démarcation, Francine Christophe est encore une enfant. Elle a presque neuf ans, l'âge des jours heureux quand elle est rattrapée par la folie nazie. Interrogée par la Gestapo, enfermée de prison en prison, ballotée de camp en camp, en France d'abord, elle est déportée en mai 1944 au camp de concentration de Bergen-Belsen. A son retour, quand elle essaye d'expliquer à ses camarades de classe ce que la guerre lui a fait, celles-ci la regardent, gentiment, mais tournent l'index sur la tempe, l'air de dire : elle est folle. La jeune Francine ne parle plus du cauchemar qui a duré trois ans.
    Aujourd'hui, les mots refont surface. Francine Christophe raconte ce qu'elle vu et connu. Les coups, le froid, la faim. Les familles qu'on sépare. Les enfants qu'on entasse dans des wagons à bestiaux. La maladie et la mort. Les travées boueuses où les cadavres pourrissent. La cruauté. Mais aussi l'amour, celui d'une mère et de sa fille, indéfectible, qui résiste à la guerre. Et des miracles, comme ce bébé qui voit le jour dans l'enfer de Bergen-Belsen et survit grâce à l'entraide et la fraternité des femmes.
    Pour que tous nous sachions et n'oublions pas ce que fut la Shoah.

  • En langage clair, Aïe, mes aïeux signifie que nous sommes un maillon dans la chaîne des générations et que nous avons parfois, curieusement à « payer les dettes » du passé de nos aïeux. C'est une sorte de « loyauté invisible » qui nous pousse à répéter, que nous le voulions ou pas, que nous le sachions ou pas, des situations agréables ou des événements douloureux. Nous sommes moins libres que nous le croyons, mais nous avons la possibilité de reconquérir notre liberté et de sortir du destin répétitif de notre histoire, en comprenant les liens complexes qui se sont tissés dans notre famille.
    Ce livre passionnant et truffé d'exemples s'inscrit parmi les grandes recherches en psychothérapie intégrative. Il met particulièrement en évidence les liens transgénérationnels, le syndrome d'anniversaire, le non-dit secret et sa transformation en un impensé dévastateur.
    Cette nouvelle édition, actualisée et réorganisée, est accessible à tous.

  • « Ce qui nous lie, c'est avant tout le sens des autres. C'est ce qui nous construit aussi. La grandeur populaire vient de là, de ce coeur battant qui rend plus fort, plus humble, plus vivant, plus juste. Ce lien, c'est l'histoire d'une vie. De la mienne. De la vôtre. Ce livre est notre histoire. Une passion française populaire ».
    Sophie Davant raconte son incroyable histoire d'amour scellée avec les téléspectateurs au cours de ses trente années passées à l'écran.
    Revendiquant fièrement son statut d'animatrice populaire avec son franc-parler, elle se fait la porte-parole d'une France des gens simples trop souvent ignorée.

  • "Hello, je suis une "impliquée". Greg, mon meilleur ami, mon pilier, est toujours hospitalisé. C'est dur, très dur... " : le 8 décembre 2015, Flo Cherry rejoint le groupe Facebook de l'association des victimes des attentats du 13 novembre 2015. Elle se présente comme une styliste ayant travaillé dans l'événementiel, passionnée de rock et de tatouages. Bénévole infatigable, Flo Cherry devient vite un membre incontournable de l'association et finit par y décrocher un CDD.
    Sauf qu'un jour, un contrat falsifié fait tiquer la présidente de l'association. Ca, et le fait que personne n'a jamais réussi à rencontrer le fameux Greg, ami de Flo blessé au Bataclan. Se pourrait-il que Flo Cherry ait tout inventé ?

  • À l'âge de huit ans, Dina Nayeri doit fuir l'Iran avec sa mère et son frère. Après un passage par Dubaï, puis par un hôtel italien en ruine transformé en camp de réfugiés, ils finissent par obtenir l'asile aux Etats-Unis. Et Dina, petite fille qui dut s'arracher à une enfance de conte de fées pour atterrir dans une ville grise qui la rejette, décide alors de tout faire pour s'intégrer. Ce livre raconte son histoire, mais aussi celles d'autres déracinés dont elle a plus tard croisé la route. Il y a Valid et Taraa, partis d'Afghanistan pour échapper aux Talibans, Kaweh, un jeune militant kurde devenu avocat ou encore Kambiz, qui s'immolera par le feu...
    Comment un individu traumatisé doit-il mettre son histoire en scène pour qu'on le juge crédible ? Qui "mérite" d'être sauvé ? Dans ce livre qui est à la fois une lettre d'amour à la culture iranienne et un plaidoyer pour l'entraide, Dina Nayeri aborde des thèmes essentiels à la compréhension des réfugiés.

  • « Je marche dans la rue en levant les yeux au ciel. Il paraît que c'est ultra-efficace pour éviter de pleurer. J'inspire à fond. J'écoute battre mon coeur. Je viens d'entrer dans un tunnel immense... C'est le début du grand huit. Il va falloir que je m'accroche.

    Longtemps, je n'ai pas voulu voir, pas voulu savoir. J'étais dans le déni et la mauvaise foi. J'ai joué à merveille mon rôle d'actrice lumineuse, pétillante et légère. J'avais une double vie : celle à laquelle je voulais croire, et l'autre, celle que je vivais vraiment... Il m'aura fallu dix ans pour accepter la différence de ma fille. Dix ans de fuite, dix ans de combat. Je ne m'attendais pas à un tel voyage.
    Je voudrais aujourd'hui partager ce chemin de rires et de larmes, de colères, de doutes, de joies et d'amour. Parce que, si longue que puisse être la route, si gigantesques que soient les montagnes à franchir, nous avons tous le choix d'être heureux. »

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