• Essais t.1

    Michel de Montaigne

    Au livre III des Essais, Montaigne déclarait :

    « J´écris ce livre pour peu de gens et pour peu d´années. S´il s´était agi de quelque chose destiné à durer, il eût fallu y employer un langage plus ferme : puisque le nôtre a subi jusqu´ici des variations continuelles, qui peut espérer que sous sa forme présente il soit encore en usage dans cinquante ans d´ici ? » (III, chap. 9, § 114) Il ne croyait peut-être pas si bien dire...

    Qui peut en effet aujourd´hui, hormis les spécialistes, lire Montaigne dans le texte original ? Les éditeurs modernes ont tous, d´une manière ou d´une autre, tenté de « toiletter » le texte en ajoutant des accents, en harmonisant la ponctuation selon nos habitudes d´aujourd´hui : ils ont fait ainsi un texte qui ressemble à du français moderne, mais n´en est pas, et demeure toujours aussi difficile d´accès au plus grand nombre.

    Quel dommage, pour un texte que l´on se plaît à considérer comme une oeuvre majeure de notre littérature !



    J´ai donc pensé qu´il était nécessaire d´en donner une véritable traduction.

    Le lecteur dira si j´ai eu raison.



    GdP

  • Essais t.2

    Michel de Montaigne

    Au livre III des Essais, Montaigne déclarait :

    « J´écris ce livre pour peu de gens et pour peu d´années. S´il s´était agi de quelque chose destiné à durer, il eût fallu y employer un langage plus ferme : puisque le nôtre a subi jusqu´ici des variations continuelles, qui peut espérer que sous sa forme présente il soit encore en usage dans cinquante ans d´ici ? » (III, chap. 9, § 114) Il ne croyait peut-être pas si bien dire...

    Qui peut en effet aujourd´hui, hormis les spécialistes, lire Montaigne dans le texte original ? Les éditeurs modernes ont tous, d´une manière ou d´une autre, tenté de « toiletter » le texte en ajoutant des accents, en harmonisant la ponctuation selon nos habitudes d´aujourd´hui : ils ont fait ainsi un texte qui ressemble à du français moderne, mais n´en est pas, et demeure toujours aussi difficile d´accès au plus grand nombre.

    Quel dommage, pour un texte que l´on se plaît à considérer comme une oeuvre majeure de notre littérature !



    J´ai donc pensé qu´il était nécessaire d´en donner une véritable traduction.

    Le lecteur dira si j´ai eu raison.



    GdP

  • Essais t.3

    Michel de Montaigne

    Au livre III des Essais, Montaigne déclarait :

    « J´écris ce livre pour peu de gens et pour peu d´années. S´il s´était agi de quelque chose destiné à durer, il eût fallu y employer un langage plus ferme : puisque le nôtre a subi jusqu´ici des variations continuelles, qui peut espérer que sous sa forme présente il soit encore en usage dans cinquante ans d´ici ? » (III, chap. 9, § 114) Il ne croyait peut-être pas si bien dire...

    Qui peut en effet aujourd´hui, hormis les spécialistes, lire Montaigne dans le texte original ? Les éditeurs modernes ont tous, d´une manière ou d´une autre, tenté de « toiletter » le texte en ajoutant des accents, en harmonisant la ponctuation selon nos habitudes d´aujourd´hui : ils ont fait ainsi un texte qui ressemble à du français moderne, mais n´en est pas, et demeure toujours aussi difficile d´accès au plus grand nombre.

    Quel dommage, pour un texte que l´on se plaît à considérer comme une oeuvre majeure de notre littérature !



    J´ai donc pensé qu´il était nécessaire d´en donner une véritable traduction.

    Le lecteur dira si j´ai eu raison.



    GdP

  • Un chef d'oeuvre à découvrir dans la collection Petits Classiques Larousse en phase avec la refonte des programmes scolaires du bac !

  • Les Essais

    Michel de Montaigne

    Il fut gentilhomme, propriétaire terrien, voyageur, maire de Bordeaux, courtisan, négociateur au service de ses rois. Il fut aussi un lecteur éclairé, l'auteur d'un livre unique, et pendant plus de vingt ans, sur plus de mille pages, le bâtisseur de sa propre image, celle d'un homme retiré, jouissant d'un exil intérieur propice à l'exercice du jugement. C'est dans l'espace qui s'étend entre ces deux figures, l'homme à cheval et l'homme de papier, qu'il faut appréhender Les Essais. Grand amateur de livres, Montaigne juge sévèrement « l'écrivaillerie » de son temps et combat la culture livresque lorsqu'elle conduit au pédantisme. Familier des interminables périodes de ses confrères en « parlerie », il use d'un langage « coupé », d'un style primesautier - « soldatesque », dit-il. Non content d'inventer une forme, l'essai, il se dote d'une écriture qui est le truchement de son âme et, on le sent bien, l'exact reflet de la vivacité de son esprit. De sorte qu'il ne nous enseigne pas : il nous parle - de lui, de l'humain à travers lui, et donc de nous. D'une voix et sur un ton jusqu'alors inouïs, et peu entendus depuis, il sape en ironiste le conformisme intellectuel et, le premier, revendique pour chacun le droit à l'esprit critique et au libre examen dans tous les domaines (celui de la foi excepté). Montaigne est à l'Humanisme ce que le franc-tireur est aux troupes régulières : on ne le trouve jamais là où on l'attend, et c'est le gage de sa survie. C'est pourquoi, alors que tant d'ouvrages contemporains sont oubliés, Les Essais demeurent un livre vivant. Ce livre, on le publie ici d'après la seule version imprimée de l'ultime état du texte : l'édition posthume de 1595, aujourd'hui majoritairement considérée comme la plus proche du dessein de l'auteur. Afin d'en faciliter la lecture, les notes sur le vocabulaire et la syntaxe, ainsi que la traduction des citations, figurent au bas des pages. Les sentences peintes sur les poutres de la « librairie » de Montaigne et les notes qu'il a portées dans les marges de ses livres complètent le volume.

  • OEuvre en extraits longs, avec une traduction en français moderne par Guy de Pernon, suivie d'une anthologie sur le thème de la question de l'homme. 
    En lien avec les deux objets d'étude « La question de l'homme dans les genres de l'argumentation, du XVIe siècle à nos jours » et « Vers un espace culturel européen : Renaissance et humanisme » du programme de français en première (1re).Le texte 
    o « Seul livre au monde de son espèce » selon son auteur, les Essais de Michel de Montaigne offrent un art de vivre et de penser « à sauts et gambades » qui nous rend proches des hommes de la Renaissance. 
    o Cette édition fait le choix des essais les plus centrés sur la question de l'homme.
     Ceux-ci sont suivis d'une anthologie illustrant la thématique humaniste à travers des textes du XVIe siècle à nos jours.L'édition Classiques & Cie lycée 
    Une édition annotée et commentée par Nancy Oddo, maître de conférences et spécialiste des littératures des XVIe et XVIIe siècles. Le texte est associé à un dossier critique, qui comprend : 
    o des repères historiques et biographiques ; 
    o des fiches permettant de dégager les principaux axes de lecture de l'oeuvre ; 
    1. L'invention des Essais, « seul livre au monde de son espèce ». 
    2. Que sais-je ? La sagesse de Montaigne. 
    3. L'homme, cet inconstant dans une « branloire perenne ».
     o deux groupements thématiques composés de textes complémentaires et de documents iconographiques en couleurs ;
     o des sujets de type bac, pour l'écrit et pour l'oral.

  • Quest-ce que lhomme ? Quest-ce que lautre ? Comment être sage ? Comment vivre heureux ? Le XVIe siècle ne parvient plus à répondre à ces questions avec assurance. Le traumatisme des guerres de Religion et, avant lui, la découverte du Nouveau Monde ont ébranlé les certitudes. Cest dans ce contexte que Michel de Montaigne sattelle à un projet singulier : dessiner son propre portrait pour mieux « peindre lhumaine condition ».
    Jour après jour, pendant vingt ans, il note ses réflexions dans ses Essais, une uvre aux frontières de lautoportrait, du recueil de morceaux choisis et du traité de morale.
    Ce volume rassemble les passages des Essais les plus représentatifs de la pensée de lauteur sur lêtre humain, le monde et la société.

  • Extrait des Essais (II, 12), l'Apologie de Raymond Sebond est pour ainsi dire un livre dans un livre. Sous couvert de la défense d'un théologien catalan du XVe siècle, dont en 1569 il avait traduit, à la demande de son père, la Théologie naturelle, Montaigne déploie ici une pensée singulière qui incorpore d'autant mieux les lectures qui l'ont nourrie qu'elle s'en éloigne.
    « Nous n'avons aucune communication à l'être, parce que toute humaine nature est toujours au milieu entre le naître et le mourir, ne baillant de soi qu'une obscure apparence et ombre, et une incertaine et débile opinion. Et si, de fortune, vous fichez votre pensée à vouloir prendre son être, ce sera ni plus ni moins que qui voudrait empoigner de l'eau : car tant plus il serrera et pressera ce qui de sa nature coule par tout, tant plus il perdra ce qu'il voulait tenir et empoigner. Ainsi, étant toutes choses sujettes à passer d'un changement en autre, la raison, y cherchant une réelle subsistance, se trouve déçue, ne pouvant rien appréhender de subsistant et permanent parce que tout ou vient en être et n'est pas encore du tout, ou commence à mourir avant qu'il soit né. »

  • J'ouvre les choses plus que je ne les découvre : Montaigne s'interroge et renonce souvent à conclure, parce que le réel n'est jamais simple. Cette défiance envers un savoir trop sûr de lui, noter époque la fait sienne et en retrouve l'expression vivante dans les Essais sur des problèmes qui nous concernent toujours : l'amitié et l'amour, le choc des cultures, les bassesses de la vie publique, le plaisir...

  • "Il n'y peut avoir d'amitié là où est la cruauté, là où est la déloyauté, là où est l'injustice ; et entre les méchants, quand ils s'assemblent c'est un complot, non une compagnie, ils ne s'entr'aiment pas, mais ils s'entrecraignent, ils ne sont pas amis, ils sont complices." La Boétie

  • Throughout history, some books have changed the world. They have transformed the way we see ourselves - and each other. They have inspired debate, dissent, war and revolution. They have enlightened, outraged, provoked and comforted. They have enriched lives - and destroyed them. Now Penguin brings you the works of the great thinkers, pioneers, radicals and visionaries whose ideas shook civilization, and helped make us who we are.

    Michel de Montaigne was the originator of the modern essay form; in these diverse pieces he expresses his views on relationships, contemplates the idea that man is no different from any animal, argues that all cultures should be respected, and attempts, by an exploration of himself, to understand the nature of humanity.

  • No one characteristic clasps us purely and universally in its embrace.

  • Blending intellectual speculation with anecdote and personal reflection, the Renaissance thinker and writer Montaigne pioneered the modern essay. This selection contains his idiosyncratic and timeless writings on subjects as varied as the virtues of solitude, the power of the imagination, the pleasures of reading, the importance of sleep and why we sometimes laugh and cry at the same things.

    Throughout history, some books have changed the world. They have transformed the way we see ourselves - and each other. They have inspired debate, dissent, war and revolution. They have enlightened, outraged, provoked and comforted. They have enriched lives - and destroyed them. Now Penguin brings you the works of the great thinkers, pioneers, radicals and visionaries whose ideas shook civilization and helped make us who we are.

  • Les Essais sont l'oeuvre majeure de Michel de Montaigne (1533-1592), à laquelle il consacre un labeur d'écriture et de réécriture à partir de 1572 continué pratiquement jusqu'à sa mort. Il traite de tous les sujets possibles, sans ordre apparent : médecine, amour et sexualité, livres, affaires domestiques, histoire ancienne, chevaux, maladie entre autres, auxquels Montaigne mêle des réflexions sur sa propre vie et sur l'Homme, le tout formant "un pêle-mêle où se confondent comme à plaisir les choses importantes et futiles, les côtés vite surannés et l'éternel".

  • Les Essais sont l'oeuvre majeure de Michel de Montaigne (1533-1592), à laquelle il consacre un labeur d'écriture et de réécriture à partir de 1572 continué pratiquement jusqu'à sa mort. Il traite de tous les sujets possibles, sans ordre apparent : médecine, amour et sexualité, livres, affaires domestiques, histoire ancienne, chevaux, maladie entre autres, auxquels Montaigne mêle des réflexions sur sa propre vie et sur l'Homme, le tout formant "un pêle-mêle où se confondent comme à plaisir les choses importantes et futiles, les côtés vite surannés et l'éternel".

  • Les Essais sont l'oeuvre majeure de Michel de Montaigne (1533-1592), à laquelle il consacre un labeur d'écriture et de réécriture à partir de 1572 continué pratiquement jusqu'à sa mort. Il traite de tous les sujets possibles, sans ordre apparent : médecine, amour et sexualité, livres, affaires domestiques, histoire ancienne, chevaux, maladie entre autres, auxquels Montaigne mêle des réflexions sur sa propre vie et sur l'Homme, le tout formant "un pêle-mêle où se confondent comme à plaisir les choses importantes et futiles, les côtés vite surannés et l'éternel".

  • Les précédents ouvrages de Pierre Leschemelle ont éclairé les aspects les plus subjectifs, les moins convenus, voire les moins convenables de la personnalité de Montaigne, ont mis en rapport sa sensibilité, ses drames intimes et ses convictions intellectuelles. Cette anthologie est constituée dans le même esprit et laisse une grande place à l'autoportrait, à l'étrange « consubstantialité » de l'homme et de son oeuvre, et aux facettes les plus déroutantes de cette pensée novatrice. Deux index rendent l'ouvrage aisément consultable.

  • éloge de l'animal

    Michel de Montaigne

    • L'herne
    • 1 Janvier 2009

    Les animaux parlent tout comme l'homme. Montaigne confère à la communication animale une pleine valeur de langage : « Qu'est-ce autre chose que parler, cette faculté que nous leur voyons de se plaindre, de se réjouir, de s'entr'appeler au secours, se convier à l'amour, comme ils font par l'usage de leur voix ? » Si Montaigne peut soutenir la thèse d'un langage animal, c'est qu'il a d'abord nié la spécificité du langage verbal par rapport à la communication par gestes. Pour lui, le corps signifie tout entier.

  • Gentilhomme humaniste de la Renaissance, créateur du genre de  l'essai, Montaigne aurait pu être ambassadeur aussi bien que maire de Bordeaux.  Il apprécie les questions d'histoire et de diplomatie, comme le prouvent ses premiers essais trop rarement étudiés en classe. À côté de textes célèbres comme « De l'institution des enfants », plusieurs chapitres méconnus sont ici fournis en intégralité et en version « bilingue », de manière à faire comprendre la cohérence et la vigueur de la pensée de cet écrivain.
    Au milieu des guerres de Religion qui, à la fin du XVIe siècle, assombrirent le royaume de France jusqu'à l'arrivée sur le trône d'Henri IV, avec son fameux édit de Nantes (1598), Montaigne était déjà d'une profonde modernité. Il reste intemporel en ces temps de « globalisation », un auteur dont la lecture exigeante ne peut que stimuler en nous la réflexion et le sens de la relativité.Bibliolycée propose :
    O des chapitres intégraux en version « bilingue » annotés, o un questionnaire bilan de première lecture, o des questionnaires d'analyse de l'oeuvre, o trois corpus accompagnés de questions d'observation, de travaux d'écriture et de lectures d'images, o une présentation de Montaigne et de son époque, o un aperçu du genre de l'oeuvre et de sa place dans l'histoire littéraire.

  • In 1572 Montaigne retired to his estates in order to devote himself to leisure, reading and reflection. There he wrote his constantly expanding 'essays', inspired by the ideas he found in books from his library and his own experience.

    He discusses subjects as diverse as war-horses and cannibals, poetry and politics, sex and religion, love and friendship, ecstasy and experience. Above all, Montaigne studied himself to find his own inner nature and that of humanity. The Essays are among the most idiosyncratic and personal works in all literature. An insight into a wise Renaissance mind, they continue to engage, enlighten and entertain modern readers.

  • An Apology for Raymond Sebond is widely regarded as the greatest of Montaigne's essays: a supremely eloquent expression of Christian scepticism. An empassioned defence of Sebond's fifteenth-century treatise on natural theology, it was inspired by the deep crisis of personal melancholy that followed the death of Montaigne's own father in 1568, and explores contemporary Christianity in prose that is witty and frequently damning. As he searches for the true meaning of faith, Montaigne is heavily critical of the arrogant tendency of mankind to create God in its own image, and offers his personal reflections on the true role of man, the need to eschew personal arrogance, and the vital importance of faith if we are to understand our place in the universe. Wise, perceptive and remarkably informed, this is one of the true masterpieces of the essay form.

  • An NYRB Classics Original Shakespeare, Nietzsche wrote, was Montaignes best reader--a typically brilliant Nietzschean insight, capturing the intimate relationship between Montaignes ever-changing record of the self and Shakespeares kaleidoscopic register of human character. And there is no doubt that Shakespeare read Montaigne--though how extensively remains a matter of debate--and that the translation he read him in was that of John Florio, a fascinating polymath, man-about-town, and dazzlingly inventive writer himself.
    Florios Montaigne is in fact one of the masterpieces of English prose, with a stylistic range and felicity and passages of deep lingering music that make it comparable to Sir Robert Burtons Anatomy of Melancholy and the works of Sir Thomas Browne. This new edition of this seminal work, edited by Stephen Greenblatt and Peter G. Platt, features an adroitly modernized text, an essay in which Greenblatt discusses both the resemblances and real tensions between Montaignes and Shakespeares visions of the world, and Platts introduction to the life and times of the extraordinary Florio. Altogether, this book provides a remarkable new experience of not just two but three great writers who ushered in the modern world.

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