• En 1787, L. Ramond de Carbonnières est l'un des premiers explorateurs de la partie centrale et supérieure de la chaîne des Pyrénées, qu'il parcourt à pied afin de répondre à la controverse sur la nature géologique du massif. Au fil de cette exploration, il décrit l'histoire des régions traversées et les moeurs de leurs habitants.

  • Un excellent & respectable citoyen vous remettra cette lettre, mon très cher collègue, le dit Merrens, juge à votre tribunal, ancien ami de Dangos & de Bargella, & qui veut bien me mettre au rang des siens. Il est appelé à Agen par la suite d'un procès qu'il a déjà gagné une fois & qu'il gagnera une seconde, si la probité la plus délicate aux prises avec la fraude & l'ingratitude peut se reposer sur le jugement des hommes.Comme nous voulons toutefois lui procurer à Agen tous les secours qu'un galant homme a droit d'attendre de ceux qui lui ressemblent, nous vous le recommandons de tout notre pouvoir & comme vous nous le recommanderiez.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Louis Ramond de Carbonnières (1755-1827), né à Strasbourg, est, on le sait, celui qui a « découvert » les Pyrénées lorsqu'il suivit, dans son exil provincial à Barèges, le cardinal de Rohan, mis en cause dans l'affaire du « collier de la Reine », à la veille de la Révolution.
    Cette même Révolution le ramène dans les Pyrénées en 1793, et Ramond va passer près de dix ans à parcourir la région du Mont-Perdu, jusqu'à l'ascension définitive qu'il en fait en août 1802.
    Le présent ouvrage - mémoire géologique sur le massif calcaire du Mont-Perdu et description de ses ascensions -, Beraldi le qualifie, dans cent ans aux Pyrénées de « cabinet d'histoire naturelle, mais orné de fresques grandioses ; c'est le livre classique de la littérature des hautes régions... ».

  • Louis Ramond de Carbonnières est, on le sait, celui qui a «découvert» les Pyrénées lorsqu'il suivit, dans son exil provincial à Barèges, le cardinal de Rohan, mis en cause dans l'affaire du «collier de la Reine».
    La Révolution le ramène dans les Pyrénées en 1793, et Ramond va passer près de dix ans à parcourir la région du Mont- Perdu, jusqu'à l'ascension définitive qu'il en fait en août 1802.
    Le présent ouvrage relate cette «conquête» définitive du Mont-Perdu, ainsi que les démêlées de Ramond avec ses chers collègues, et propose les divers comptes-rendus rédigées par Ramond - dans un style très «veni, vidi, vici», dira Beraldi - de cette ascension qui restera fameuse dans l'histoire du pyrénéisme.

  • Les "Lettres sur l'état politique, civil et naturel de la Suisse" de l'Anglais William Coxe, sont traduites en français par le jeune Ramond de Carbonnières, Alsacien dont le père était originaire du Languedoc. Paru en 1781, l'ouvrage rencontre un grand succès. A l'histoire des divers Cantons suisses, de leurs moeurs et constitutions respectives, le traducteur rajoute chose surprenante aujourd'hui ses propres "Observations", glanées lors de ses voyages dans le pays. Observations plus proches de la nature et des populations Ramond parlait allemand au contraire de Coxe , plus rousseauistes en un mot, et qui viennent compléter heureusement l'ouvrage original. Ramond de Carbonnières, futur premier écrivain des Pyrénées, ouvrait, avec cette traduction-composition, l'ère de la littérature de voyage. Un texte fondateur à deux voix, ou deux plumes des Alpes et de l'histoire de la Suisse.

empty