• Le roman-journal Le sursis n'est pas pour les chiens est le troisième et dernier de la trilogie ouverte par Le journal d'un salaud et poursuivie par La culbute. Comme chacun de ces deux livres, il a dans le même temps son unité autonome et il se lit isolément. Le personnage principal des trois romans, celui qui tient le journal, est le même, seulement il est saisi à des périodes bien différentes de sa vie et de l'histoire de France. Georges Renaut, qui ayant achevé ses années de prison vit à Paris sous un pseudonyme, a pris de l'âge. Confronté aux « événements » d'un Mai 68 que, dans sa haine de toute société, il a senti approcher avec fièvre, il réagit d'abord selon ses anciens démons : il s'efforce d'ajouter au désordre et de pervertir ceux qu'il touche. Mais les rouages sont brisés. Deux jeunes filles, une qui joue les rouées, une autre qui est sagesse et pitié, provoquent chacune à sa manière une crise de conscience. Un dégoût survient. L'idée de la transcendance hante le personnage. Une course de vitesse s'engage entre les forces qui le poussent à se détruire et celles qui l'inclinent à s'accepter et à se renouveler. Le livre s'achève sur un point d'interrogation. Georges Renaut a décidé de se tuer, mais l'on ignore s'il a exécuté son dessein ou s'il court encore. Le monde continue. La lutte avec l'ange reprend.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • L'auteur, né à Brest en 1910, de souche purement bretonne. Pense à préparer Saint-Cyr, puis se tourne vers l'enseignement. Vient à Paris préparer l'École Normale Supérieure (lettres) où il est reçu en 1929. Après une année de professorat (1934-35) à Mont-de-Marsan, est nommé lecteur à l'Université d'Upsal (Suède), poste qu'il occupe jusqu'en 1939. A la démobilisation de 1940, exerce une année dans un lycée de Marseille, puis demande un congé - qui dure encore - pour se consacrer à la littérature. Son premier roman, Journal d'un Salaud, paraît en 1944, suivi, en 1945, d'Un recteur de l'île de Sein (adapté depuis au cinéma par Jean Delannoy sous le titre Dieu a besoin des Hommes). Prix du Roman de l'Académie française en 1958 pour Un royaume sous la mer. Prix Jungmann en 1960. A publié désormais 14 romans, 4 essais, 3 recueils de nouvelles, plusieurs albums, etc. Déjà parus, aux Éditions Fayard : Combat contre l'invisible, roman (1958), Ce petit curé d'Ars, essai (1959).

  • Un Breton bien tranquille se présente comme un récit ordonné, où défilent personnages et paysages. La formule du titre n'est pas une affirmation, mais une hypothèse humoristique. A vous, après lecture, de juger. Une vie qui débute par la guerre de 14 et par la mort du père pourra-t-elle jamais être calme ? Admirateur de Balzac, Henri Queffélec avait pensé appeler son livre Les Illusions maintenues. Tel il était venu à Paris de son Brest natal, tel en profondeur il s'estime resté. Le gamin de la côte, l'enfant qui réclamait des histoires à sa grand-mère maternelle, n'avait pas été trahi par l'étudiant du Quartier latin. Ni par l'homme qui gagnait la Suède. Sous l'occupation allemande, abandonnait le professorat, emmagasinait des manuscrits. Après la guerre, entrait au Comité Directeur de la revue Esprit. Retrouvait plus tard les routes de l'Océan et les navires... Des critiques ont voulu distinguer dans une oeuvre nombreuse des aspirations différentes, mieux vaut en souligner l'unité. On ne s'écarte jamais d'un sillage. Ainsi en va-t-il des tempéraments celtes. C'est en ce sens qu'il faut lire le titre : Un Breton bien tranquille. Dans la mesure où on l'admet comme sérieux, « tranquille » peut vouloir dire fidèle. Car les bourrasques et les deuils n'ont pas manqué. On est loin du casanier ! Chrétien et sportif, l'auteur admire la vie, principe physique et spirituel et il admire le cosmos. Il refuse - contre Pascal - que le malheur des hommes vienne de ne pouvoir se tenir entre les murs d'une pièce. Et quelle merveille de songer aux joies qu'apportent aux siens le voyage et la découverte. La musique, la mathématique, les terres et les mers. Au Musée imaginaire selon Malraux, nourri par les photographies d'oeuvres d'art, il faut adjoindre le musée constamment renouvelé des paysages que l'homme parcourt et contemple. Avec toutes les rencontres, toutes les amitiés - individus, peuples et sciences - qui naissent du même coup.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • En 1931, le Gallois Peter Frederick Anson fait paraître un recueil intitulé « Mariners of Brittany, Marins de Bretagne », dont il est à la fois l'auteur et l'illustrateur.
    Henri Queffélec (1910-1992) est tombé sous le charme des dessins à la plume qui illustrent l'ouvrage. Anson, en effet, a dessiné des scènes parfois oubliées depuis et des lieux dont beaucoup ont radicalement changé. Surtout, il a su fixer l'esprit de ces scènes et de ces lieux ; son témoignage est inestimable.
    Pour accompagner les dessins d'Anson, les mettre en perspective - « en contre-point » - alors que plus de quarante ans se sont écoulés (la première édition d'Ar Mor est datée de 1975), Henri Queffélec reprend la plume, pour « veiller, autant qu'il est en nous, au salut de l'Armor »... Un ouvrage balançant entre passé et modernité du dernier quart du XXe siècle.
    Ar Mor, marins, ports et bateaux de Bretagne n'était plus disponible en édition de qualité depuis de nombreuses années, le voici à nouveau disponible, tout juste 40 ans après sa première édition. Il est ici présenté avec un avant-propos d'Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec.

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