• « Il n'y aura pas de phare sur Ar-Men.» Ce rocher, qui ne s'accoste que quelques jours par an, pendant les grandes marées, les marins sénans le connaissent bien : il n'y a que ces messieurs du continent pour croire qu'on y dressera une tour. Mais l'Ingénieur insiste - et Alain, jeune marin-pêcheur, rejoint par défi les maçons d'un chantier impossible... Il y perd une fiancée, Louise, aussi têtue que lui : un feu pour un autre, qui mettra, de 1867 à 1881, plus de dix années à s'allumer enfin, là-bas, sur la mer...

  • Le phare

    Henri Queffélec

    1904, au large d'Ouessant. Sur ce bras de mer si meurtrier, dans lequel les naufrages s'enchaînent, on commence l'érection du phare de la Jument. Grâce au legs de Charles-Eugène Potron, voyageur et membre de la Société géographique de Paris. Mais le don de 400 000 francs-or comprend une condition non-négociable. Le phare devra être construit dans les sept années qui suivent. Sinon l'argent reviendra à une autre cause. Dès lors, les hommes vont s'atteler à une très difficile mise en oeuvre du chantier, à la construction des fondations puis de l'édifice, bravant les tempêtes et les découragements.
    Peu à peu, sous nos yeux, un « Enfer » s'érige, tel que les marins surnomment ces sentinelles de pleine mer. Et à terre, un petit garçon se prend à rêver d'un avenir dans ces tours qui prennent vie dès que tombe la nuit ou la brume...

    Avant-propos d'Éric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec :

  • Ils étaient cinq, ils étaient six.
    Ils étaient six marins de Groix.
    Tradéri lonlaire. Tradéri lonla.

    À bord de L'Aviateur Blériot, thonier dundee de belle allure, on a posé les dix-sept lignes à l'eau. Leur île est loin, désormais. Le patron, Amédée, les quatre matelots et Yves-Marie, le petit mousse : six marins lâchés dans le grand large, avec leur humanité fragile, royale... Et la tempête qui vient. Six en partant de Groix... Combien reviendront, s'ils reviennent jamais ?

    Avant-propos d'Éric Auphan, président de l'Association des amis d'Henri Queffélec

  • "Rien n'a été pour moi enrichissant comme de marcher à côté de lui sur les chemins du Finistère, de mettre mes pas dans ceux d'un ami qui vivait ce pays, et semblait en communiquer, sans même en parler et sans l'avoir cherché, la "quinte essence". Cette rare qualité de révélateur, je la retrouve dans ses livres qui me paraissent toujours agir par une imprégnation sans violence, paisible, mais doucement têtue.
    Et non pas seulement lorsqu'il parle de la Bretagne, et, avec elle, de la mer. Il écrit comme on marche sur les chemins d'un pays natal que notre pas, sans qu'on ait même à y penser, éveille familièrement pour les autres, et dont il n'a jamais été question qu'il puisse ne pas être aussi une terre d'élection." (Julien Gracq). Redécouvrez Henri Queffélec à travers ces six romans ancrés dans les îles qu'il aimait tant, Sein, Ouessant, Molène, Groix, Houat, Hoëdic...

  • Si loin du continent, si près du coeur de Dieu... Entre terre et mer, tempêtes et naufrages, l'île de Sein est la sauvagerie même. L'évêché de Quimper n'y envoie de curé qu'en punition, quand il en envoie. Mais ce peuple de rudes marins, pilleurs d'épaves à l'occasion, garde une foi farouche et réclame un berger. Ce sera Thomas Gourvennec, l'humble pêcheur et frêle sacristain, qui, poussé par la ferveur de ses voisins, se chargera de cette mission divine. Malgré les tentations, malgré les hauts cris du clergé, il est - et restera - un recteur de l'île de Sein...

  • Queffélec est imprégné de la mer.
    D'où cela vient-il, j'ignore son passé. j'ignore son ascendance. il n'est pas marin, mais il a l'âme d'un marin. lui, terrien, il a un passé et un avenir de marin. ... ce n'est pas du reportage, même de très grande classe. c'est la pêche même, c'est l'homme de mer pêcheur breton, pêcheur du grand large, aux prises avec les lames, avec le vent, avec la nuit, avec la brume, avec le bateau, pas plus grand qu'un sabot, avec ses proies "ruisselant d'eau, de sang, de mucus".
    Et c'est écrit dans une langue dure, rocailleuse, colorée, riche, salée du sel même de la mer. c'est du queffélec, et queffélec ne doit rien à personne." ainsi edouard peisson, grand écrivain de la mer et ancien officier de marine marchande, salue-t-il henri queffélec, que vous retrouvez ici avec cinq romans et récits qui dessinent un portrait intimiste de ceux qui ont dédié leur vie au grand large.
    Est ici enfin réédité le grand livre que queffélec consacra à jean-baptiste charcot et à l'aventure du pourquoi pas ?, lancé en 1907 et qui disparut, après une dernière escale en islande, à la fin de l'été 1936.

  • Achevé d'écrire en 1952 et publié, pour la première fois en 1953, Un Homme d'Ouessant, est le second des quelque neuf romans que le célèbre écrivain Henri Queffélec, né à Brest (1910-1992), consacre aux îles bretonnes.
    Qui veut comprendre les îles bretonnes aujourd'hui ne peut faire l'impasse sur leur histoire et leur géographie si particulières.
    A ce titre, les meilleurs témoignages littéraires sur la vie dans ces petits mondes insulaires sous l'Ancien Régime et la Révolution nous sont offerts par ce grand connaisseur des « travailleurs de la mer » que fut Henri Queffélec.
    Le personnage central du roman est un homme, Laurent Brenterch, connu sous le surnom de « Miserere », c'est un « Américain », qualificatif sous lequel on désigne les matelots vétérans de la guerre d'indépendance américaine (nous sommes en 1783). Riche de l'expérience de ses voyages, il va notamment chercher à améliorer les rendements des maigres cultures ouessantines [...] Miserere incarne dans sa personne toute la complexité des relations entre les îles de l'Armor et le continent, puisque les communautés insulaires acceptent les ressources fournies par la grande terre tout en rejetant un quelconque lien de sujétion. [...] Avec la minutie dont il est coutumier, Queffélec dépeint de façon réaliste cette société ouessantine des dernières années de l'Ancienne Monarchie - (extrait de l'avant-propos d'Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec).
    Un homme d'Ouessant s'inscrit parmi les grands romans insulaires français du XXe siècle. Il n'était plus disponible en édition de qualité depuis de nombreuses décennies, le voici à nouveau disponible, soixante ans tout juste après sa parution.

  • A l'orée de la soixantaine, Henri Queffélec a déjà largement contribué par ses romans, ses essais et ses préfaces, à une «défense et illustration de la matière bretonne». Au moment où le monde de sa jeunesse prend irrémédiablement fin, il accepte de se livrer à un vagabondage armoricain en rédigeant une « Etude historique et artistique des hauts-lieux de la Bretagne, accompagnée de documents anciens, de photographies et d'une carte ». Ce texte comme ces images revêtent une précieuse valeur de témoignage sur l'Armor et l'Argoat à la fin des années 1960. Aujourd'hui, 50 ans plus tard, Eric Chaplain a suivi leurs traces au sens propre pour offrir au lecteur du XXIe siècle des photographies en couleur, comme des ricochets temporels qui font écho à la plume queffélécienne... (extrait de l'Avant-propos, d'Eric Auphan).

  • Qui veut comprendre les îles du Ponant aujourd'hui ne peut faire l'impasse sur leur histoire et leur géographie si particulières. Les meilleurs témoignages littéraires sur la vie dans ces petits mondes insulaires entre 1850 et 1950 nous sont offerts par l'écrivain brestois Henri Queffélec (1910-1992). Ce grand connaisseur des « travailleurs de la mer » y situa en effet l'action de six de ses romans les plus célèbres.
    Le personnage principal du roman s'avère être - pour la seconde fois - le phare de la Jument situé au large d'Ouessant, en plein courant du Fromveur. Après le premier roman qui lui est consacré (« Le Phare ») où l'on découvre la véritable épopée de son érection entre 1904 et 1911 et les craintes quant à la pérennité du phare sous les coups de boutoir réunis des tempêtes ouessantines et du fameux Fromveur. La Lumière enchaînée raconte donc les nouvelles péripéties - et toujours en contrepoint celles des hommes et des femmes des îles, Molène et Ouessant - qui, après guerre dans les années 1920-30, permettront enfin la consolidation des fondations du phare et le combat quotidien du Service des Phares & Balises - autre héros du roman - pour maintenir, coûte que coûte, la continuité de la lumière rouge au faîte de la Jument...
    La Lumière enchaînée s'inscrit parmi les grands romans insulaires français du XXe siècle. Il n'était plus disponible en édition simple depuis 40 ans. Nul doute que sa lecture, après celle du Phare, vous passionnera.

  • Le roman de l'écrivain brestois Henri Queffélec (1910-1992), Un royaume sous la mer, à plus d'un titre, se présente comme une suite chronologique de Tempête sur Douarnenez : Au large de la Bretagne, du Comté de Cornouailles et de l'Irlande du Sud, et en bordure du grand fossé de l'Atlantique, s'étendent les eaux baptisées de ce nom prestigieux: la mer Celtique. C'est là que Jean Modénou, patron du Gamineur, un palangrier de Douarnenez, vient poser ses treize kilomètres de cordes et ses trois mille hameçons sur un merveilleux lieu de pêche qu'il a découvert et qu'il entend se réserver. Mais saura-t-il défendre son royaume sous la mer mieux qu'il n'a su garder intacte l'affection de Madeleine Modénou, épouse négligée ? Du secret de Modénou Bank naît une tragédie aux résonances chrétiennes, où s'affrontent les passions de la vengeance et de l'amour.
    Avec le recul de soixante années (première édition en 1957), Un royaume sous la mer prend des allures de témoignage ethnologique sur le pays d'Armor dans la seconde moitié du XXe siècle.
    Mais le charme des livres d'Henri Queffélec ne peut fonctionner à vide. Pour le saisir et y être sensible, pour percevoir les demi-mots et les clins d'oeil de l'auteur, pour transformer la lecture en communion et voir s'instaurer une relation de connivence, il faut savoir regarder, connaître et aimer l'océan.
    Avant-propos d'Éric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec.

  • Qui veut comprendre les îles bretonnes aujourd'hui ne peut faire l'impasse sur leur histoire et leur géographie si particulières.
    A ce titre, les meilleurs témoignages littéraires sur la vie dans ces petits mondes insulaires sous l'Ancien Régime et la Révolution nous sont offerts par ce grand connaisseur des « travailleurs de la mer » que fut Henri Queffélec, né à Brest (1910-1992).
    En 1974, il y a tout juste 40 ans, Henri Queffélec, publiait Les Îles de la Miséricorde, revenant à la suite de Charles Le Goffic et son roman Les Pierres Vertes, sur le naufrage du Drummond Castle : le 16 juin 1896, sur la fin de son voyage de retour à Londres, un paquebot anglais de la ligne du Cap, le Drummond Castle, s'égare dans la brume. Il se figure déborder Ouessant et s'engage dans les courants du Fromveur. A 11 heures du soir, juste comme une petite fête vient de se terminer à bord, il heurte une roche. En sept ou huit minutes il coule. Il n'y aura que trois survivants, un passager et deux hommes d'équipage, recueillis le lendemain matin, le premier par un homme d'Ouessant, les deux autres par un pêcheur molénais.
    Un « grand naufrage » ? Ce drame, qui a bouleversé son époque, n'est pas « grand » seulement par sa soudaineté ni par le nombre des victimes, mais parce qu'il a mis en lumière, d'une étonnante façon, la solidarité humaine.
    Les Anglais se représentaient alors les îliens de « Petite-Bretagne » comme des gens rudes et frustes. La Reine Victoria, l'archevêque de Cantorbéry, tous furent émerveillés. Sans aucune recommandation extérieure, les Molénais, les Ouessantins, avaient vu spontanément des frères et des soeurs dans les malheureux, vivants ou morts, que la mer leur donnait à recueillir et ils avaient montré pour eux les égards les plus délicats.
    Les Îles de la Miséricorde s'inscrit parmi les grands romans insulaires français du XXe siècle. Il n'était plus disponible en édition de qualité depuis 30 ans. Nul doute que sa lecture vous transportera dans le temps et dans l'espace, jusque dans ces parages des îles d'Ouessant et de Molène, si périlleux pour la navigation d'autrefois. - Avant-propos d'Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec.

  • Dans Au bout du monde, l'auteur s'attache à décrire une micro-société dans ce «penn ar bed» qu'il connaît bien durant la Première Guerre mondiale. Le roman se déroule à Toul-Douar, hameau situé sur la côte du Bas-Léon, entre Le Conquet et Lampaul-Plouarzel, face à Molène et Ouessant. Il montre l'importance de la mer pour des agriculteurs souvent aussi marins, pilleurs d'épaves ou goémoniers. Tout comme les îles du Ponant, Toul-Douar reçoit de plein fouet la violence des vents de mer. Certes, le village de Kergroas, dont il dépend, n'est pas menacé d'engloutissement, et ses habitants tirent essentiellement leurs ressources de la terre. Toul-Douar symbolise parfaitement ce contraste entre deux genres de vie radicalement opposés : déjà, certains jeunes font leur service militaire dans l'armée de terre (ce qui serait presque impensable dans les îles ou les ports) , en revanche, la mer, au même titre que les travaux de champs, gouverne la vie sociale et l'emporte notamment sur l'effort de scolarisation. La petite communauté villageoise se soude automatiquement dès qu'elle se sent attaquée de l'extérieur : elle considère l'océan et ce qu'il charrie comme sa propriété et se heurte à la vigilance des douaniers. L'ostracisme envers les «étrangers» perdure, par douaniers interposés. Le réflexe de solidarité fonctionne toujours comme une soupape de sécurité et efface les divisions internes. On le retrouve ici : la lutte pour prendre de vitesse la mer et les douaniers quand La Princesse s'échoue amène l'insertion de l'institutrice Geneviève Bars dans la population du hameau. Tacitement, mais efficacement, les habitants de Toul-Douar s'accordent pour piller l'épave et répartir le butin : la mer régule véritablement les fluctuations des relations sociales, elle constitue le dénominateur commun des multiples individualités, elle agit comme un creuset où se refond périodiquement la conscience collective... (extrait de l'Introduction, d'Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec).

  • Publié, pour la première fois en 1969, La Mouette et la Croix, est un des neuf romans que le célèbre écrivain Henri Queffélec, né à Brest (1910-1992), a consacré aux îles bretonnes.
    Qui veut comprendre les îles bretonnes aujourd'hui ne peut faire l'impasse sur leur histoire et leur géographie si particulières.
    A ce titre, les meilleurs témoignages littéraires sur la vie dans ces petits mondes insulaires sous l'Ancien Régime et la Révolution nous sont offerts par ce grand connaisseur des « travailleurs de la mer » que fut Henri Queffélec.
    La petite île de Hoëdic (rebaptisée pour l'occasion : Loadic) est le théâtre de ce roman qui se déroule à cette époquecharnière d'avant et après la Révolution de 1789. C'est la vie du Recteur, véritable seigneur de l'île, prêtre réfractaire recherché par les Républicains, et la position stratégique que tient Hoëdic - sorte de no man's land tacite - entre Anglais et Français qui y interviennent tour à tour sans jamais pouvoir ou vouloir s'y établir, qui ont servi de trame historique pour cet autre roman historique des îles bretonnes.
    La Mouette et la Croix s'inscrit parmi les grands romans insulaires français du XXe siècle. Il n'était plus disponible en édition de qualité depuis de nombreuses décennies, le voici à nouveau disponible, après Un Homme d'Ouessant.
    Avant-propos d'Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec.

  • En 1956, paraissait dans la collection « Les albums des Guides Bleus », « Bretagne » qui se composait d'une longue présentation de la Bretagne, due à la plume d'Henri Queffélec, puis d'une soixantaine de photographies NB et couleur d'époque de Vincent Robert, suivies de notices géographiques, historiques et archéologiques par Georges Monmarché.
    A l'occasion du 60e anniversaire de cette publication, voici une nouvelle édition du beau texte d'Henri Queffélec, désormais accompagné d'une série actualisée de photographies sur la Bretagne et d'un avant-propos d'Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec.

  • Qui veut comprendre les îles du Ponant aujourd'hui ne peut faire l'impasse sur leur histoire et leur géographie si particulières. A ce titre, les meilleurs témoignages littéraires sur la vie dans ces petits mondes insulaires entre 1850 et 1950 nous sont offerts par l'écrivain brestois Henri Queffélec (1910-1992). Ce grand connaisseur des «travailleurs de la mer» y situa en effet l'action de six de ses romans les plus célèbres.
    La réédition de La voile tendue, pour le 50e anniversaire de sa parution, ravira tous les amoureux de cette région de France qui s'avance dans l'océan comme «la figure de proue de l'Ancien Monde». D'autant plus que ce roman n'a fait l'objet d'aucune réédition depuis sa publication, ni seul ni dans un recueil.
    Ici, l'intrigue ne fait qu'effleurer l'île de Bréhat. Seule la première partie de l'ouvrage traite de l'île. Pourtant, l'auteur y fait profusion de comparaisons grandioses. Le livre raconte les aventures de Jacques Sirbin, un Cauchois, qui gagne l'Angleterre dans les derniers jours de la débâcle française de 1940 et s'engage dans les Forces Françaises Navales Libres. Réalité et fiction se mêlent autour de l'île des rochers roses. Le jeune marin sert surtout d'alibi à Queffélec pour dépeindre l'émerveillement du visiteur qui débarque à Bréhat La voile tendue est certainement le moins insulaire des neuf romans qu'Henri Queffélec a consacrés aux îles bretonnes. Il n'en reste pas moins un fantastique récit de mer et d'aventure, dans la grande tradition des Melville, Loti, Conrad, Kipling et Vercel. - Avant-propos d'Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec.

  • Henri Queffélec, né à Brest (1910-1992), a conservé une véritable «passion de mer» pour les éléments et les hommes qui les affrontent. C'est dans cette veine que s'inscrivent Tempête sur Douarnenez, Un royaume sous la mer et Les Grandes Heures de l'océan. A plus d'un titre, ce dernier essai résonne comme un panégyrique aquatique.
    Evidemment, à l'impossible nul n'est tenu. On ne peut donc reprocher à l'écrivain du Finistère d'avoir dû faire des choix dans cette ode à l'élément liquide. L'ouvrage se divise en 19 grandes parties qui peuvent être lues séparément, mais s'enchaînent de façon fluide et logique. Elles sont intitulées dans l'ordre : Unité, Grandeur de la Manche, Mer des crises, Vers le Nord, Les Iles Anglo-Normandes ou à quoi ne rêvent pas les souverains, Mer aux nombreux navires, Encore les navires, Saint-Malo, Les merveilles de la pointe de Bretagne. Les eaux, Les merveilles de la pointe de Bretagne. Caps et presqu'îles, Les merveilles de la pointe de Bretagne. Des îles, Une ville océane : Brest, La Bretagne et les navires et les côtes de France, « Mon Loire gaulois » et l'océan, Massacres de Septembre, Germon, y es-tu ?, L'Aunis, la Saintonge et la mer, Pierre Loti et Chez les Basques bondissants, piqueurs de baleines. L'imagination du lecteur s'engouffre allègrement dans les rêveries de l'auteur, abordant les rivages obligés des îles du Ponant, de Brest et Saint-Malo et de Pierre Loti, tous piliers de soutènement de la cathédrale queffélécienne. Le texte n'est exempt ni de lyrisme ni de sagesse, sous la plume alerte et inspirée d'un grand amoureux de la mer (extrait de l'Avant-propos d'Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec).

  • Le navire explorateur le Pourquoi Pas? est jeté sur les brisants, non loin de Reykjavik, au matin du 16 septembre 1936, au cours d'une épouvantable tempête. Ce fut un de ces grands drames de la mer - il y eut un seul rescapé. Ce grand drame humain n'est pourtant pas une histoire lugubre.
    Jean-Baptiste Charcot, médecin, explorateur, qui fit construire et lancer le Pourquoi Pas? en 1907, a été pour la cause de l'exploration dans notre pays un entraîneur merveilleux. Fanatique de la navigation dans les banquises, celles du grand Nord après celles du grand Sud, il a redonné le goût des découvertes lointaines. La campagne de 1936 menaçait dans tous les cas d'être la dernière du bateau et de l'explorateur.
    Ce livre, qui rend hommage au génie de Charcot, rend hommage pareillement à tous ses compagnons, chercheurs scientifiques ou membres de l'équipage. A commencer par le capitaine Joseph Le Conniat, Breton du Trégor, qui se montra dans sa patience et son courage un grand homme de mer. Sans oublier le matelot Henri Ravul, un Ouessantin, dont le corps ne fut pas retrouvé, ou pas identifié, et qui eut droit, dans son île natale, à la traditionnelle proëlla.
    Il y a tout juste quarante ans était publié pour la première fois Le Grand Départ, en voici une nouvelle édition, préfacé par Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec.

  • Au cours d'une seule journée, simultanément à Terre-Neuve, à bord d'un chalutier fécampois Le Duc d'Aumale et dans une toute petite ville de Normandie, un drame se noue et se dénoue. Jean-Jacques Sirbin, le capitaine, apprend que sa femme, là-bas au pays, est très malade, mourante sans doute. Auprès d'elle, est resté seulement le dernier fils, Jacques, le seul de la famille qui ne s'est pas encore laissé prendre au charme de la mer sauvage et de la pêche. Auprès d'elle aussi, la femme de Robert Sirbin, troisième lieutenant du Duc d'Aumale, rude garçon, jaloux du père, ombrageux, difficile, Jeannette, et sa terrible mère, Madame Faidherbe. Et tandis que le bateau, suivant les ordres impérieux de l'armateur, pêche sans souffler les bataillons de morues, le capitaine Sirbin fait face à ses problèmes : lâchera-t-il Terre-Neuve pour retourner dans la maison où meurt lentement Julienne, la dévouée, la fidèle ? Laissera-t-il grandir la rivalité entre son second, futur capitaine au long cours, et son propre fils ? Et là-bas, Jacques, le tout jeune, résistera-t-il à la tentation que représente Jeannette, sa jolie belle-soeur ?.. Tous les marins de la Grande Pêche, aux yeux glauques habitués à fouiller l'horizon, tous ceux qui partent longtemps loin de leur terre natale savent combien la séparation, l'absence, sont terribles à supporter dans la solitude redoutable des éléments ou dans celle plus calme mais aussi pernicieuse d'une campagne tranquille en apparence.

  • Le roman-journal Le sursis n'est pas pour les chiens est le troisième et dernier de la trilogie ouverte par Le journal d'un salaud et poursuivie par La culbute. Comme chacun de ces deux livres, il a dans le même temps son unité autonome et il se lit isolément. Le personnage principal des trois romans, celui qui tient le journal, est le même, seulement il est saisi à des périodes bien différentes de sa vie et de l'histoire de France. Georges Renaut, qui ayant achevé ses années de prison vit à Paris sous un pseudonyme, a pris de l'âge. Confronté aux « événements » d'un Mai 68 que, dans sa haine de toute société, il a senti approcher avec fièvre, il réagit d'abord selon ses anciens démons : il s'efforce d'ajouter au désordre et de pervertir ceux qu'il touche. Mais les rouages sont brisés. Deux jeunes filles, une qui joue les rouées, une autre qui est sagesse et pitié, provoquent chacune à sa manière une crise de conscience. Un dégoût survient. L'idée de la transcendance hante le personnage. Une course de vitesse s'engage entre les forces qui le poussent à se détruire et celles qui l'inclinent à s'accepter et à se renouveler. Le livre s'achève sur un point d'interrogation. Georges Renaut a décidé de se tuer, mais l'on ignore s'il a exécuté son dessein ou s'il court encore. Le monde continue. La lutte avec l'ange reprend.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'auteur, né à Brest en 1910, de souche purement bretonne. Pense à préparer Saint-Cyr, puis se tourne vers l'enseignement. Vient à Paris préparer l'École Normale Supérieure (lettres) où il est reçu en 1929. Après une année de professorat (1934-35) à Mont-de-Marsan, est nommé lecteur à l'Université d'Upsal (Suède), poste qu'il occupe jusqu'en 1939. A la démobilisation de 1940, exerce une année dans un lycée de Marseille, puis demande un congé - qui dure encore - pour se consacrer à la littérature. Son premier roman, Journal d'un Salaud, paraît en 1944, suivi, en 1945, d'Un recteur de l'île de Sein (adapté depuis au cinéma par Jean Delannoy sous le titre Dieu a besoin des Hommes). Prix du Roman de l'Académie française en 1958 pour Un royaume sous la mer. Prix Jungmann en 1960. A publié désormais 14 romans, 4 essais, 3 recueils de nouvelles, plusieurs albums, etc. Déjà parus, aux Éditions Fayard : Combat contre l'invisible, roman (1958), Ce petit curé d'Ars, essai (1959).

  • Un Breton bien tranquille se présente comme un récit ordonné, où défilent personnages et paysages. La formule du titre n'est pas une affirmation, mais une hypothèse humoristique. A vous, après lecture, de juger. Une vie qui débute par la guerre de 14 et par la mort du père pourra-t-elle jamais être calme ? Admirateur de Balzac, Henri Queffélec avait pensé appeler son livre Les Illusions maintenues. Tel il était venu à Paris de son Brest natal, tel en profondeur il s'estime resté. Le gamin de la côte, l'enfant qui réclamait des histoires à sa grand-mère maternelle, n'avait pas été trahi par l'étudiant du Quartier latin. Ni par l'homme qui gagnait la Suède. Sous l'occupation allemande, abandonnait le professorat, emmagasinait des manuscrits. Après la guerre, entrait au Comité Directeur de la revue Esprit. Retrouvait plus tard les routes de l'Océan et les navires... Des critiques ont voulu distinguer dans une oeuvre nombreuse des aspirations différentes, mieux vaut en souligner l'unité. On ne s'écarte jamais d'un sillage. Ainsi en va-t-il des tempéraments celtes. C'est en ce sens qu'il faut lire le titre : Un Breton bien tranquille. Dans la mesure où on l'admet comme sérieux, « tranquille » peut vouloir dire fidèle. Car les bourrasques et les deuils n'ont pas manqué. On est loin du casanier ! Chrétien et sportif, l'auteur admire la vie, principe physique et spirituel et il admire le cosmos. Il refuse - contre Pascal - que le malheur des hommes vienne de ne pouvoir se tenir entre les murs d'une pièce. Et quelle merveille de songer aux joies qu'apportent aux siens le voyage et la découverte. La musique, la mathématique, les terres et les mers. Au Musée imaginaire selon Malraux, nourri par les photographies d'oeuvres d'art, il faut adjoindre le musée constamment renouvelé des paysages que l'homme parcourt et contemple. Avec toutes les rencontres, toutes les amitiés - individus, peuples et sciences - qui naissent du même coup.

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