• Electre ; Oreste

    Euripide

    Un frère et une soeur unis dans la vengeance de leur père assassiné par l'amant de leur mère. Telle est l'histoire d'Électre et Oreste, les enfants terribles de Clytemnestre et Agamemnon. Euripide raconte, dans ces deux pièces qui fonctionnent comme un diptyque, l'amour de deux enfants pour un père, la détestation d'une mère, la folie meurtrière et l'inévitable remords. Aux côtés d'oedipe, Antigone et Médée, Électre et Oreste rejoignent les rangs des héros passionnés, intransigeants et torturés.

  • Médée ; les troyennes

    Euripide

    Euripide 480 av. J.-C. - 406 av. J.-C. Plus attentif à décrire les passions humaines dans leur vérité et leur dépouillement qu'à célébrer la grandeur des héros légendaires, il fut le plus moderne des poètes tragiques grecs.
    Après le fabuleux voyage des Argonautes, Jason prend pour femme celle qui l'a tant aidé dans la conquête de la Toison d'or : Médée. De sang royal mais d'origine barbare, elle restera toujours l'Etrangère à Corinthe. Est-ce la raison qui pousse Jason, dix ans plus tard, à rompre leur alliance pour une autre bien plus avantageuse ? Le roi Créon lui offre sa fille...
    Outragée, délaissée avec ses deux fils, Médée est prête à tout. Rien n'arrêtera sa violence, et son intelligence redoutable sera au service de la pire cruauté...
    Première oeuvre entièrement consacrée à Médée, la tragédie d'Euripide a donné à ce personnage mythologique une dimension telle qu'il ne cesse, encore aujourd'hui, d'inspirer les plus grands écrivains.

  • Les bacchantes

    Euripide

    • Minuit
    • 7 Janvier 2005

    Dionysos est là. Il arrive depuis toujours. Il vient d'ailleurs, mais il est partout ; c'est qu'il est le dieu du théâtre. La tragédie qu'il met en place sera plus tragique qu'une autre, puisque il s'agit de lui. Il lui faut un homme qui lui résiste, à qui il puisse faire la chasse pour le prendre dans les filets du délire .Les Bacchantes sont la pièce du délire, qui finit mal.
    Ce n'est pas l'auteur et ce qu'il a pensé qu'on cherchera , ni en deça de lui, la langue et son rythme. L'athée s'est-il converti ? Peu nous chaut. Au théâtre le poète est masqué, sous les masques de ses personnages. La vigueur de la mise en perspective dépend de sa discrétion. Telle est la règle de l'objectivité scénique. L'auteur ne délivre pas de message. La victime n'apporte pas de salut. La fête n'en répand pas moins ses lumières et ses fastes, ses fantasmagories, ses jeux de cirque, ses bouffonneries et ses horreurs. L'initiation cultuelle des mystères dionysiaques s'y est faite initiation théâtrale. La gloire est toujours douce, dira-t-on, même pour le dieu.Toute arme est bonne pour gagner, surtout celle de la dévotion.


  • Theatre complet

    Euripide

    .

  • Médée

    Euripide

    • Rivages
    • 17 Avril 1997

    Médée.
    Nous prononçons le nom et si nous entrons dans son temps, du fond du temps elle nous regarde sans hésiter. (...) est-ce nous qui daignons descendre jusqu'aux anciens ou eux qui viennent à nous ? peu importe. il suffit de tendre les mains. ils passent de notre côté avec aisance, hôtes étrangers, semblables à nous-mêmes.

    Christa wolf on trouvera dans cet ouvrage une nouvelle traduction de deux médée : le chef d'oeuvres d'euripide et la tragédie méconnue de sénèque, écrite cinq siècles plus tard.
    Les deux auteurs montrent ce que peut devenir une femme, dans la sombre violence des sentiments, la patience rusée, l'élan de générosité et la force destructrice.

  • Les textes des pièces d'Euripide, des éclaircissements historiques, géographiques, mythologiques et des commentaires littéraires.

  • Dans cette pièce, écrite vers -416, Euripide met en scène l'accès de folie d'Héraclès qui le conduit à tuer ses propres enfants et Mégara, leur mère.
    En l'absence d'Héraclès, descendu aux Enfers pour accomplir le dernier de ses travaux - ramener le chien Cerbère -, Thèbes est tombée aux mains de Lycos, un tyran qui s'est emparé du trône après avoir tué Créon qui assurait la régence. Lycos fait régner la terreur et s'apprête à se débarrasser du père d'Héraclès, Amphitryon, ainsi que de l'épouse et des trois enfants du héros. De retour du royaume des morts où il a sauvé Thésée, Héraclès surgit in extremis et tue l'usurpateur. La paix ne revient pourtant pas à Thèbes, car Héra, toujours en courroux contre Héraclès, envoie Lyssa, la Rage, pour semer la folie dans son esprit.
    En proie au délire, il tue ses enfants et sa femme, Mégara.
    Quand il reprend ses esprits, Héraclès reconnaît les cadavres et veut mettre fin à ses jours. L'arrivée de Thésée le dissuadera de se donner la mort ; sans illusion, Héraclès accepte de quitter Thèbes pour Athènes, où Thésée a offert de le purifier et de lui donner refuge.
    Désormais, fidèle à lui-même, il trouvera la force d'affronter son malheur et substituera aux combats contre les monstres le combat contre sa propre mort.

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  • Iphigenie a aulis

    Euripide

    • Minuit
    • 8 Novembre 1990

    Iphigénie à Aulis / [Euripide] ; expliquée littéralement traduite en français et annotée par Th. Fix et Ph. Le Bas Date de l'édition originale : 1915 Ce livre est la reproduction fidèle d'une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d'une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l'opportunité d'accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
    Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

    En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d'une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
    Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d'un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

  • Andromaque

    Euripide

    • Minuit
    • 1 Juin 1969

    La Guerre de Troie a eu lieu. Achille est mort. Dans Pharsale, en Thessalie, son fils Néoptolème, alias Pyrrhus, a reçu, en prise de guerre, la fleur du butin : la reine troyenne Andromaque. Il en a fait sa maîtresse, a eu un enfant d'elle. Pour l'heure, il est absent, rendant ses grâces à Apollon à Delphes. Hermione, son épouse légitime, soupçonne l'esclave et ses philtres d'être la cause de sa stérilité. Une Barbare ne peut qu'être une sorcière. Les deux femmes s'affrontent, la reine déchue et la reine humiliée. Prenant prétexte de la misérable querelle des femmes, les hommes vont intervenir : Pelée, le roi, père d'Achille, Ménélas de Sparte, père d'Hermione, Oreste de Mycènes, matricide. Avec leurs vices désormais révélés, et leurs enjeux à jamais irréconciliables, les Grecs, entre eux, continuent la guerre. Le meurtre de Néoptolème n'est même plus un événement, tout au plus une confirmation. Tout se passe comme si, après Troie, plus aucun poème n'était possible, plus un mot d'amour, plus aucune utopie.

  • En faisant admettre à un époux, ménélas, qui a à ses côtés l'épouse reconquise de haute lutte, que cette épouse, hélène, n'est qu'un fantôme, et que la vraie l'attendait en égypte, euripide a composé une tragédie de l'apparence et du prototype des romans d'amour, oú la beauté est source de malheur, mais oú le couple fidèle des héros finit par triompher.
    Les jeux de l'apparence et les " mensonges " littéraires, protée absent, hélène dédoublée, puis absente, créent un monde poétique qui se nourrit autant de négations que d'affirmations et donnent à ce texte singulier un caractère fascinant.

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  • pièce méconnue, peu étudiée et rarement jouée, iphigénie chez les taures ne mérite pas sa réputation de texte mineur, d'ajout " fantaisiste " à la grande tragédie d'oreste.
    pourtant c'est vrai : tout ici se joue après. pour oreste et iphigénie, l'histoire
    dynastique d'argus rappelle les tapisseries du palais paternel oú la lance d'atrée prend la poussière dans une chambre de petite fille. ce sont comme les contes et légendes de leur enfance dont frère et soeur aiment à se souvenir au moment des retrouvailles. et euripide en profite pour instruire le public athénien de l'origine de ses propres rituels devenus incompréhensibles.
    /> on est à plus d'un titre dans l'après-coup, dans une phase crépusculaire qui bouleverse les certitudes et transforme le genre tragique de fond en comble.

  • Une collection unique, souvent imitée, jamais égalée, qui explore tous les champs du savoir et de la littérature et qui est devenue, en moins de trois décennies, la bibliothèque idéale de l'honnête homme de notre temps. Chez « Bouquins », nous publions aussi bien des dictionnaires d'histoire, de musique ou de littérature que des récits de voyage, des grands classiques de la littérature mondiale ou de l'art de vivre que des portraits de ville ou des textes sacrés. Ils ont été établis par les meilleurs spécialistes et font référence dès leur parution. « Bouquins » s'adresse à tous ceux qui ont la passion de lire et de découvrir, aussi bien à l'étudiant qu'au professeur ou à l'amateur de curiosités, bref à tous ceux qui croient encore qu'un bon livre reste l'un des plus merveilleux compagnons qui nous ait été donné depuis que Gutenberg, avec ses caractères de plomb et d'antimoine, ses moules en métal et ses poinçons, a permis aux textes, parfois tirés de la nuit de l'oubli, de rencontrer en Europe leurs lecteurs par milliers.

  • Après la prise de Troie par les Grecs, femmes et enfants des vaincus se voient livrés aux mains des vainqueurs.
    Inspiratrices de celles de Sénèque, de Sartre et de Vinaver, «Les Troyennes» d'Euripide ont conservé intacte la cruelle beauté de leur dénonciation de toute entreprise guerrière.

  • « C'est du palais de Protée que revient Hélène, car elle n'est jamais allée en Phrygie. Mais Zeus, pour susciter parmi les humains la discorde et le carnage avait envoyé à Ilion un fantôme à sa ressemblance » : par cette curieuse révélation, Euripide achève Electre et annonce Hélène. Prisonnière de Théoclymène qui veut en faire son épouse, Hélène s'est réfugiée sur l'île de Pharos. Le sauveur qui vient l'arracher à ce nouveau prétendant n'est autre que Ménélas, son époux, de retour de la guerre de Troie. Cette « nouvelle » Hélène est la pièce de la surprise et de la réconciliation, du roi et de la reine de Sparte, mais aussi du peuple grec et du peuple troyen : ce n'est pas Hélène que Paris aurait enlevée, mais un simulacre. La guerre de Troie s'est faite sur un malentendu. De surprise il est aussi question dans Les Phéniciennes : Jocaste, qui, selon la tradition, réactivée peu d'années auparavant par Oedipe Roi, se pendait en se découvrant incestueuse, prononce le prologue et joue un rôle important dans la suite de cette tragédie dédiée au combat fratricide d'Etéocle et Polynice, les fils d'Oedipe. Les deux pièces, écrites par Euripide à la fin de sa vie, traitent des malheurs de la guerre et plus encore de sa vanité : la guerre de Troie est née d'une méprise et l'expédition des Sept contre Thèbes s'achève sur un monceau de cadavres. Euripide met le mythe au service de la politique : après le désastre de Sicile, il est temps pour Athènes de mettre un terme aux luttes fratricides, mortifères et stériles.Hélène et Les Phéniciennes occupent le cinquième tome de notre édition des Tragédies d'Euripide. Chaque pièce est précédée d'une notice qui lui est propre. Celle-ci fait le point des connaissances et des hypothèses sur le texte, concernant notamment la datation des deux tragédies. Le contexte historique, de première importance, fait l'objet d'une analyse minutieuse, de même que la tradition littéraire et mythologique sur laquelle Euripide s'est appuyé. L'ouvrage est en outre enrichi de notes qui accompagnent la lecture.
    Texte établi et traduit par Henri Grégoire et Louis Méridier, avec la collaboration de Fernand Chapouthier.

  • Après Eschyle (les Sept contre Thèbes) et Sophocle (Oedipe-Roi) Euripide, à son tour, entreprend de réécrire le mythe thébain.
    Mais il le fait au jour de la crise où s'abîme la démocratie athénienne, dans le moment de la guerre du Péloponnèse. Le théâtre, ici, est politique : les conflits de la famille sont immédiatement ceux du pouvoir ; la figure singulière d'Oedipe est reléguée par le destin de la communauté, que hante l'imminence de la guerre civile. Autrement dit, la cité est l'unique espace de jeu. Mais celui-ci s'ouvre, il donne la parole au frère exclu, à la vieille Jocaste, au jeune prince sacrifié, aux Phéniciennes migrantes sur la question radicale de ce qui fonde la cité.
    La présente traduction est inédite. Elle fut à l'origine écrite pour la scène : Les Phéniciennes furent montées en 1982, sous la direction de Michel Deutsch et de Philippe Lacoue-Labarthe, au Théâtre National de Strasbourg. Son parti pris - qui s'inspire, toutes proportions gardées, de celui de Hölderlin traduisant Sophocle - est le parti pris de la littéralité, agirait-elle, à la limite, contre l'usage de notre langue.
    Mais Euripide est notre contemporain.

  • L'Antiquité grecque était prolixe en légende, même à propos de ses poètes. Ainsi on racontait qu'Euripide était né le jour même où Eschyle combattait à Salamine et que Sophocle triomphait au péan. Pourtant, à la différence de ces deux illustres prédécesseurs, l'auteur d'Hippolyte ne connut guère la faveur populaire. Il n'obtint à Athènes que quelques fois le premier prix et s'exila, à la fin de sa vie, à Pella, auprès du roi Archélaos, en partie pour fuir les quolibets de ses concitoyens, notamment d'Aristophane. Sa gloire fut en grande partie posthume, grâce à son fils Euripide le jeune, qui consacra la majorité de son talent à faire jouer les pièces de son père. Si Euripide a écrit plus de 90 pièces ainsi que des poèmes lyriques et des élégies, seules 19 de ses pièces nous sont parvenues, en comptant l'énigmatique Rhésos.L'édition de Louis Méridier rassemble en deux volumes Le Cyclope, Alceste, Médée, Les Héraclides, Hippolyte, Andromaque et Hécube. La riche introduction du tome I fournit une biographie commentée et mise en question, de l'auteur, ainsi qu'une présentation minutieuse de l'histoire, complexe, des manuscrits. Chaque oeuvre est en outre précédée d'une notice proposant de judicieuses pistes de lecture, notamment quant au genre de la pièce ainsi que de son argument. Enfin, des notes accompagnent et éclairent la lecture.Tome I : Le Cyclope, Alceste, Médée, Les HéraclidesTome II : Hippolyte, Andromaque, HécubeTexte établi et traduit par Louis Méridier.

  • Des 92 pièces attribuées à Euripide, la tradition directe nous en a transmis 19 (éditées, pour 18 d'entre elles, dans les 7 premiers volumes de notre édition). Mais les citations d'auteurs anciens et les papyri nous font connaître près d'un millier de fragments, dont quelques uns de grande étendue, se rapportant à une cinquantaine de pièces. Notre édition présente ces fragments par ordre alphabétique des titres de pièce (vol. 1-3), puis un 4e et dernier volume contient les fragments non attribués à une pièce déterminée. Pour toutes les pièces suffisamment bien attestées, on trouvera une présentation complète de la documentation (y compris de la documentation figurée). D'importants indices complètent le 4e volume.Texte établi et traduit par Fr. Jouan et H. Van Looy.

  • - Une introduction éclairante sur l'auteur, l'oeuvre et son contexte - Le texte grec intégral accompagné d'un appareil pédagogique à la portée des élèves - Des exercices de comparaison de traductions - Des questions d'ensemble - La traduction intégrale - Des prolongements très riches : d'autres textes antiques, mais aussi des oeuvres modernes-échos faisant saisir toute l'actualité d'Hécube

  • La première victime de la Guerre de Troie est une femme, Iphigénie. La flotte grecque sur le départ est bloquée à Aulis, faute de vents favorables, car Artémis est hostile au chef de l'armée, Agamemnon. Seule le sacrifice de sa fille Iphigénie pourrait apaiser la colère de la déesse. Agamemnon hésite avant de se plier aux ordres de l'oracle. Il mande sa fille à Aulis, sous le prétexte de la marier à Achille. La promise est conduite vers un autel autrement plus funeste. C'est alors qu'intervient Artémis qui dérobe Iphigénie et lui substitue une biche. Unités de temps et de lieu, conflit entre l'amour filial et celui de la patrie, le mythe d'Iphigénie est particulièrement propice à une adaptation tragique. Il fut traité par Eschyle et Sophocle avant Euripide qui en donna sa version à l'extrême fin de sa vie, probablement lors de son séjour à Pella, en Macédoine. La pièce eut des honneurs posthumes : présentée par Euripide le jeune pour son père, elle reçut en 405 le premier prix aux Grandes Dionysies.
    Notre édition présente en un volume à part ce classique de la tragédie grecque, qui inspira, entre autres, Racine. Les récits traitant du mythe, tels que Les Chants Cypriens et les poèmes homériques, sont étudiés, si bien qu'apparaissent nettement l'évolution du mythe et les particularités d'Euripide par rapport à la tradition qu'il pouvait connaître. Les implications politiques et religieuses du texte sont mises en avant et assorties de judicieuses pistes de lecture. Les personnages ainsi que les innovations dramatiques sont présentés, tandis que l'histoire du texte et des manuscrits fait l'objet d'une analyse succincte. L'ouvrage est en outre enrichi de notes qui accompagnent la lecture.

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