Citadelles & Mazenod

  • Berlin

    Godehard Janzing

    Berlin s'est imposé comme une capitale culturelle et artistique de premier plan en Europe. Chaque année, elle attire dix millions de visiteurs en ses murs qui abritent plus de 150 musées, quelque 140 bibliothèques et près de 60 théâtres... Les créateurs y affluent du monde entier, la transformant en un creuset de création rappelant le New York des années 1980. En perpétuel réaménagement ou reconstruction, elle doit sa vitalité à une histoire aussi mouvementée que singulière.
    Fondée au XIIe siècle, la ville a été successivement capitale du Royaume de Prusse (1701-1871), de l'Empire allemand (1871-1918), de la République de Weimar (1919-1933) et du Troisième Reich (1933-1945), puis scindée en deux secteurs durant la Guerre froide, avant de retrouver son unité après la chute du Mur en 1989. Son patrimoine architectural et urbain reflète ces pages d'histoire, glorieuses ou sombres, ce destin qui a donné à la cité son visage contemporain, cosmopolite et dynamique.
    Cette luxueuse monographie illustrée de 500 reproductions vous invite à parcourir cette ville d'art et d'histoire fascinante. De la porte de Brandebourg au château de Charlottenburg, en passant par le quartier Saint Nicolas, l'Île des musées, la Potsdamer Platz, la Karl-Marx Allee, le Reichstag, sans oublier les nombreux jardins et les vestiges du Mur, l'historien de l'art berlinois Godehard Janzing nous dévoile cette cité-monde sous toutes ces facettes.

  • Lire Les Mille et Une Nuits, c'est pénétrer un Orient enchanté. C'est passer la porte du plus merveilleux palais qu'ait jamais édifié l'imagination des hommes.
    La princesse Shéhérazade -condamnée à raconter de palpitantes histoires à son époux, le roi Schahriar, pour qu'il lui épargne la vie- nous livre les récits d'amours impossibles où se côtoient fripons malintentionnés et califes irascibles mais aussi ceux de voyages extraordinaires aux confins des mers et dans les profondeurs sous-marines ; sans oublier les mythiques génies, bienfaisants ou maléfiques, qui font et défont la fortune de ceux qui les croisent, les créatures fabuleuses qui parsèment la narration de leur magie salvatrice ou de leur folie meurtrière ...
    Un fabuleux voyage dans l'espace et dans le temps non dénué de morale et de philosophie.
    Conçues du VIIe siècle au XVIIIe siècle, enrichies au fil de la tradition orale, Les Mille et Une Nuits trouvent leur forme actuelle au siècle des Lumières avec leur premier traducteur en langue occidentale, Antoine Galland (1646-1715) ; puis Joseph-Charles Mardrus (1868-1949) en livre une nouvelle version qui fera l'objet des louanges des écrivains de la Belle Époque et ravivera le mythe des Mille et Une Nuits.

  • Édition de luxe limitée et numérotée, sous boîte en satin noir. 600 pages reliées, 25,5 × 32 cm, 400 illustrations couleur environ.

    La Légende des siècles est un recueil de poèmes de Victor Hugo, conçu comme un immense ensemble destiné à dépeindre l'histoire et l'évolution de l'humanité. Les Petites Épopées, publiées en 1859, constituent la première série de cette oeuvre monumentale. Dans ces quelque neuf mille vers, le poète contemple le mur des siècles, vague et terrible, sur lequel se dessinent et se mêlent toutes les scènes du passé, du présent et du futur, et où défile la longue procession de l'humanité. Hugo n a recherché ni l'exactitude historique ni moins encore l'exhaustivité. Au contraire, il s'attache plus volontiers à des figures obscures, le plus souvent inventées, mais qui incarnent et symbolisent leur âge et leur siècle. Les poèmes, tantôt lyriques, tantôt épiques ou satiriques, forment une suite de l'aventure humaine, cherchant non à résumer mais à illustrer l'histoire du genre humain, à témoigner, au sens originel du terme, de son long cheminement des ténèbres vers la lumière. La présente édition illustrée, confiée à Pierre Georgel, éminent spécialiste de Hugo, a fait le choix délibéré de l'éclectisme pour mettre au mieux en résonance les images avec ces vers puissamment évocateurs. Ainsi le lecteur est-il invité à redécouvrir ces poésies à l'aune d'oeuvres allant du Moyen Âge à nos jours.

  • Du Cantique des cantiques de la Bible à L'Amant de Marguerite Duras, le thème de l'amour convoque toute l'histoire de la littérature en Occident. Il tisse à travers les siècles des échos multiples entre Virgile et Hugo, Euripide et Racine, Madame de La Fayette et Proust, Shakespeare et Jean Cocteau. Si elles célèbrent le bonheur d'aimer, la jouissance et le plaisir des sens, ces oeuvres montrent aussi à quel point l'amour se lie avec la mort, la douleur et le désespoir de vivre. Ces textes sont des poèmes d'adoration ou de plainte amoureuse, des lettres intimes, des scènes théâtrales ou romanesques de séduction ou de dépit, des moments d'exaltation ou de fureur tragique. Souvent l'intensité de l'émotion porte le langage jusqu'à un point d'incandescence inouî. Même si la palette des registres et des formes littéraires est d'une exceptionnelle diversité, on y entend toujours l'écho d'une vérité intime, profonde et unique, dans laquelle le lecteur entre comme par effraction.

    Ce livre montre à quel point, depuis l'Antiquité, la littérature a fait de l'amour un thème privilégié, modulé au gré des époques (l'inconscient prenant la place de l'antique dieu Amour), mais d'une rare constance autour de grands motifs et d'images qui restent des matrices fécondes de notre sensibilité. La riche iconographie qui accompagne les textes (des enluminures médiévales à Jim Dine, en passant par Cranach, Titien, Poussin, Watteau, Boucher, Gérard, Moreau, Rossetti...) amplifie et prolonge ces résonances de l'imaginaire amoureux dans un dialogue suggestif entre la littérature et la peinture.

  • Paris, au XIXe siècle, est la capitale mondiale des spectacles et les Parisiens sont réputés pour leur passion du théâtre. Pour les accueillir chaque soir, un grand nombre de salles sont construites tout au long du siècle. Les architectes conçoivent ces bâtiments en pensant aux sociabilités propres à la sortie théâtrale : la salle de spectacle est un lieu où l'on vient pour se rencontrer autant que pour assister à une représentation. Elle est aussi l'endroit où se forme l'opinion publique et, à ce titre, elle est étroitement surveillée par les autorités. Bon nombre de ces salles parisiennes sont encore en fonction et gardent tout leur pouvoir de séduction.
    Des institutions nationales aux théâtres populaires, ce livre propose de découvrir, à travers une sélection de quinze salles, un patrimoine architectural méconnu et fait revivre quelques grandes pages de l'histoire du théâtre.

  • Individu, le tsar Pierre le Grand, elle est d'abord réputée avoir causé la mort de dizaines de milliers d'hommes, ensevelis sous ses fondations... Au long du XVIIIe siècle. on lui prête un aspect plus européen que russe, nombre de ses architectes étant d'origine étrangère.
    Au XIXe siècle, alors que la Russie s'installe enfin au sommet des puissances européennes, la ville devient une vraie capitale. Pourtant, elle abrite un régime politiquement régressif, inapte à évoluer avec la modernité. Au XXe siècle enfin, après la chute de l'empire des tsars, tandis que le régime soviétique s'est réinstallé dans l'ancienne capitale moscovite. la ville de Leningrad semble entrer dans une douce torpeur qui ne lui réserverait plus qu'un sort : être une destination touristique où seul le passé aurait droit de cité.
    La réalité est moins schématique ou caricaturale. Cet ouvrage se propose de retracer l'histoire de la deuxième capitale russe en examinant les apports de chacune de ses époques. Elle fut toujours le siège du pouvoir impérial, les règnes successifs des Romanov servant à en redessiner l'évolution de façon chronologique. Après un établissement difficile, le destin de Saint-Pétersbourg ne paraît assuré qu'à partir du milieu du XVIIIe siècle grâce à Catherine II, la souveraine des Lumières par excellence.
    Si nombre de ses architectes furent étrangers, la somme de leurs travaux s'inscrit dans une échelle véritablement russe. sans égale dans tout le reste de l'Europe. Au XIXe siècle, la nature autocratique du régime - et ses moyens financiers illimités - sont en fait un extraordinaire moteur de création architecturale contribuant à un urbanisme unique. et réellement impérial. Au tournant du XXe siècle, si le régime n'évolue pas, la création artistique, en revanche, et l'architecture en particulier, restent bien vives et à l'écoute de tous les courants modernes.
    Après la Première Guerre mondiale, paradoxalement, la période soviétique est favorable à la ville. Elle contribue autant à préserver les vestiges de son passé qu'à enrichir son architecture avec des bâtiments peut-être grandiloquents, mais une nouvelle fois uniques et loin des préoccupations du reste du monde. Depuis la disparition du régime soviétique, l'architecture de Saint-Pétersbourg. qui a repris son nom ancien, se cherche...
    Elle reste la ville la plus extraordinaire de Russie et méritait à ce titre de figurer dans la collection consacrée aux plus belles cités artistiques.

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