Annika Parance

  • « Lorsque quelqu'un est aussi discret que moi, personne n'imagine qu'il puisse avoir un tempérament passionné. Mais - je le sais mieux que personne - il ne faut pas juger un livre à sa couverture. » Après vingt-trois ans de silence, Helen et Frank se croisent par hasard sur un trottoir de Londres. Dans le choc des retrouvailles, la voix d'Helen s'élève pour livrer à Frank sa version de leur vie ensemble, depuis leur rencontre en 1950, à Rome, alors qu'ils étaient encore adolescents, jusqu'à ce jour terrible de janvier 1995, qui signa leur rupture définitive. Elle retrace l'éblouissante carrière de peintre de Frank, et tout ce qu'il lui doit, à elle, sa meilleure amie. Leurs deux destins exceptionnels, la force implacable qui les lia et les déchira, Julia Kerninon les peint avec subtilité, dévoilant en profondeur la complexité des sentiments d'une vie de femme.

  • Liv Maria

    Julia Kerninon

    Son nom est Liv Maria Christensen.
    Elle fut l'enfant solitaire, la jeune fille fiévreuse, l'amoureuse du professeur d'été, l'orpheline et l'héritière, l'aventurière aux poignets d'or.
    Maintenant la voici mère et madone, installée dans une vie d'épouse.
    Mais comment se tenir là, avec le souvenir de toutes ces vies d'avant ?
    Faut-il mentir pour rester libre ?

    Julia Kerninon brosse le portrait éblouissant d'une femme marquée à vif par un secret inavouable.
    Elle explore avec une grande justesse les détours de l'intime, les jeux de l'apparence et de la vérité.

  • à pavillon

    Maud Chayer

    Une famille de banlieue mène une existence saine et agréable, lorsqu'un événement inattendu vient tout perturber.

  • Pas dire Nouv.

    Paris. Période : 1987-1992. Sur fond d'épidémie de sida, le narrateur a une histoire avec un garçon de son âge, qui n'assume pas sa sexualité et fait tout pour la rejeter. La relation est violente, intense et cruelle, mais se poursuit malgré la souffrance. Les amis du narrateur, Mathieu et Hervé, tentent de comprendre la nature de cette relation, peut-être de l'en sortir. Hervé est atteint du sida, est souvent hospitalisé et en meurt finalement. Le narrateur s'enlise, il essaie de dire les choses, n'y parvient pas correctement. On peut lire Pas dire en commençant par le début du livre ou par la fin. Ceux qui préfèrent le sens chronologique choisiront la deuxième option. L'expérience en sera autre.

  • Au nord de ma memoire Nouv.

  • Sous le soleil caressant de la Côte d'Azur, un jeune homme laisse s'épanouir en lui un désir de mort. Dans un Paris brûlant et nocturne, un autre chancelle sous le poids d'une souffrance aussi subite que violente, tandis que, le temps d'une nuit, une femme remet son existence en question. À Montréal, alors qu'une tempête de neige fait rage, une soirée d'anniversaire tourne à la tragicomédie lorsque le gâteau du fêté devient l'objet d'une controverse inattendue...

    Entre fatalisme et quête de liberté, ironie, amour et égoïsme, les nouvelles de ce recueil explorent le thème du choix dans une déclinaison d'atmosphères et de tonalités. Face à la trahison, aux mensonges et aux malentendus, les personnages vacillent, doutent, cherchent l'attitude à adopter dans la mélancolie ou la révolte pour rester fidèles à eux-mêmes. Car, devant l'inexorable, il faudra continuer ou non à vivre, aimer, souffrir et profiter du plaisir quand il passe.

    Un balcon à Cannes dépeint, avec une grande justesse, tant la nonchalance que les contradictions de la jeunesse d'aujourd'hui.

  • à la foire

    Maud Chayer

    En pleine canicule, un homme se laisse convaincre par sa femme et ses filles d'aller visiter une foire agricole.

  • Il y a Marie, une jeune peintre marginale sans cesse à la recherche de son père inconnu. Il y a sa mère manipulatrice et menteuse. Il y a Norman, légendaire ingénieur du son au coeur épuisé par la coke et le manque d'amour. Il y a Laura, voyageuse solitaire et insaisissable. Il y a la Tunisie, le Vietnam et la Californie, et une maison de la banlieue parisienne où ce petit monde erre, fuit, se reconnaît ou se sépare, confiant à la musique et aux long-courriers ses questions sans réponses. Et puis il y a moi, qui ne veux qu'une chose : être la boussole de Marie et qu'elle en finisse une bonne fois pour toutes avec son histoire à tiroirs. Que les points cardinaux retrouvent enfin leur place.

    Avec ce roman cultivé, drôle et poignant à la fois, Vincent Giudicelli nous entraîne dans une sorte de road trip moderne à la Jack Kerouac.

  • Errance

    Mattia Scarpulla

    Peut-on recommencer une vie à zéro dans un pays étranger? Stefano est un être apparemment banal. Il vit avec Sophie et leur fille Elisa au Havre, ville moyenne de province, en France. Seul son accent Italien le rend repérable.

    À la recherche d'un emploi, il reprend des études et devient témoin d'une société qui se désagrège dans une profonde contradiction entre privilèges acquis et absence de certitudes. Stefano bascule dans un état second, se promène et court sans but dans la ville où ses identités passées, fantômes d'une période violente de l'histoire italienne récente, le poursuivent sous forme d'hallucinations.

    Les frontières entre réel et fantasmagorie s'estompent, et les souvenirs émergent... À Paris, Rebecca et sa riche famille italienne lui enseignent le pouvoir et le mépris des dominés... Le plongeon dans le passé renvoie Stefano à son adolescence turinoise... Il finit par ouvrir les yeux et une vengeance inassouvie se présente, tangible.
    Errance se structure comme une poupée russe, comme un labyrinthe tracé par les pérégrinations des personnages, du Havre à Brest, de Turin à Groningue, de Paris jusqu'au Québec.

  • Un roman qui aborde le thème de la sexualité féminine Sur une petite route des Cantons-de-l'Est, Sophia échappe de justesse à un accident et se retrouve dans un pré au milieu duquel trône une chapelle laissée à l'abandon. En y pénétrant, elle ressent une grande paix et une attirance irrésistible pour cet endroit qui lui semble si loin de la ville et de sa vie avec Paul, son mari. Sur un coup de tête, la jeune retraitée acquiert la chapelle et entreprend de la transformer en maison d'été.
    Sous l'autel, qui lui sert de lit durant les travaux, elle découvre des objets et des écrits troublants qui la mettront sur la piste d'un monde secret et insoupçonné où le plaisir sexuel féminin culmine et prend une connotation spirituelle.
    Mais, alors que son voisin Thomas, ami intime et bienveillant, lui révèle les mystères de «l'origine du monde», comment réagira son mari, alcoolique et colérique, qu'elle ne retrouve que les fins de semaine?
    Ce roman, où s'entremêlent érotisme, suspense et tragédie, entraînera le lecteur, homme ou femme, dans une réflexion sur sa sexualité pour, éventuellement, repartir sur de nouvelles bases.

  • Ils sont cinq. Cinq trentenaires. Amis depuis toujours. Mariés, avec des enfants, un travail stable. Que s'est-il passé? Toute leur vie, soudain, est remise en question. Même leur amitié en prend un coup. C'est comme un raz-de-marée, plus moyen de revenir en arrière.
    Tout a commencé quand l'un d'eux a connu sa première relation homosexuelle. Il y a pris goût. « Finalement, après toutes ces années de vie d'hétéro, je réalise que j'aime mieux coucher avec un mec », confie-t-il un soir à ses amis stupéfaits. Cette révélation fait boule de neige. Chacun en vient à s'interroger sur sa propre insatisfaction sexuelle, son petit bonheur feint. Mais cela va bien au-delà de l'orientation sexuelle. Les fondements mêmes de leur vie de couple sont ébranlés. Qu'est-ce que la fidélité? À quoi cela tient-il?
    Dans ce roman au langage direct, à la sexualité explicite et à l'ironie calculée, on aborde bien plus que la crise du couple « traditionnel, historique et archaïque ». Les protagonistes se débattent aussi - en mode survie - dans la crise économique qui sévit, avec ses mises à pied massives, ses exigences de performance et de compétition extrêmes, sa déshumanisation généralisée.
    Infidélités, c'est avant tout la crise existentielle des trentenaires d'aujourd'hui, vécue de l'intérieur. Besoin de mouvement, de changement, d'absolu. Pendant qu'il est encore temps...

  • Psychoze

    Marie-Christine Arbour

    Marie-Christine fait une maîtrise en littérature portant sur un essai hermétique de Roland Barthes, une étude sémiologique consacrée à l'analyse d'une nouvelle de Balzac. Mais elle se perd dans les méandres d'une recherche absconse qui ne la mène apparemment nulle part.

    Surmenée, seule, malheureuse, inquiète, névrosée, prise d'un vertige existentiel, Marie-Christine se regarde sombrer peu à peu. « La folie est le début du non-être. Seul le fantasme est vrai. Je suis devenue une folle qui raisonne sa folie », estime-t-elle. Des visions, des voix sèment le trouble dans son esprit. Elle se sent entourée de danger, les autres deviennent ses ennemis, le mal est partout, les méchants envahissent le monde.

    Elle trouve néanmoins réconfort, amitié et compréhension auprès d'un petit groupe de marginaux « qui voient Dieu », mais elle va être entraînée avec eux dans un drame affreux, où se mêlent réalité et faux-semblants, hallucinations et psychédélisme, mythologie et ésotérisme.

    Un voyage aux confins de la folie et de la schizophrénie.

  • Dolce vita

    Ollu Juan Joseph

    On est à Paris. Maximilien termine ses études au lycée. C'est l'année du bac. Il est très séduisant, sûr de lui, et il a beaucoup de succès auprès des filles. Jusque-là, la seule chose qui l'intéresse, c'est d'avoir du plaisir, sous toutes ses formes, dans des soirées un peu glauques où alcool, drogue et sexe sont monnaie courante. Mais au fond, la vie qu'il mène l'ennuie.

    C'est alors qu'Adrien, un jeune professeur, surgit et sème le trouble dans son esprit. Une relation amoureuse prend forme et il découvre l'homosexualité, s'ouvre à de nouveaux plaisirs.

    Très vite, c'est l'amour fou. Physique bien sûr, mais aussi très pur, très beau, une véritable communion entre deux êtres qui découvrent peu à peu leur âme.

    Mais les rapports avec Adrien, tourmenté par une récente rupture, sont compliqués.

    L'écriture fluide, la langue châtiée décrivent avec une profusion de détails l'atmosphère et l'évolution des sentiments. Et on a vraiment envie de savoir comment tout ça va finir.

  • Printemps 2012. La grève étudiante bat son plein. Ce qui avait commencé comme une simple lutte contre la hausse des frais de scolarité se transforme rapidement en une rébellion contre le gouvernement libéral et prend dangereusement l'allure d'une révolte généralisée. La jeunesse québécoise monte aux barricades et c'est moi qui l'y conduis. C'est moi qui anime et fais se mouvoir les foules dont la colère tire le Québec de son sommeil tranquille. J'ai vingt-deux ans à peine et je suis déjà un cauchemar pour les défenseurs de l'ordre établi. On m'appelle GND.

    Alors que la grève, au fur et à mesure qu'elle prend de l'ampleur, se mue en un monstre hors de tout contrôle, je me trouve aspiré dans une légende évoquant tous les démons de l'engagement politique au Québec. Cette épopée dont je suis devenu le héros malgré moi, il me faudra pourtant la mener jusqu'au bout. J'ai donné ma parole au peuple. Je compte bien la tenir.

  • Un auteur de romans noirs est bouleversé lorsque sa nouvelle compagne lui annonce qu'elle veut avoir un enfant de lui. Désarçonné, il n'arrive plus à poursuivre l'écriture du livre qu'il a mis en chantier. Cherchant à se sortir de ce passage à vide et à s'assurer de sa capacité à être un bon père, il fait un retour sur sa vie et, peu à peu, le récit d'un épisode crucial de son enfance - son expérience de pensionnaire dans une école religieuse - se substitue aux péripéties du roman en cours.

    Mettant en scène un enfant hypersensible, marginalisé dans son milieu et obsédé par sa mère absente, On n'entend plus jouer les enfants nous restitue la vision du monde d'un jeune garçon au tournant des années 1970 dans la région du Saguenay. Cette oeuvre humaniste et sensible, traversée par un questionnement sur la filiation, l'amour et l'écriture, propose au lecteur une vision intimiste et surprenante de la vie peu connue des jeunes pensionnaires en région.

  • À la mort de son père, un écrivain presque quinquagénaire, intellectuel, un peu perdu et psychologiquement troublé, et qui n'a jamais vraiment réussi à faire publier ses écrits, se voit accorder deux millions de dollars en héritage à la condition d'accomplir douze travaux, comme Hercule. Le héros (du roman !) doit s'engager dans des aventures qui semblent toutes plus loufoques les unes que les autres. Mais quel est donc le but de toutes ces épreuves bizarres ?

    On est alors entraîné dans une sorte de voyage initiatique qui part de Montréal pour se rendre ensuite à New York, Paris et Vancouver. Une histoire folle et démesurée qui oblige notre héros à s'adapter à des situations cocasses et à se découvrir des capacités jusque-là insoupçonnées.

  • « ... Je m'étais pris au jeu. Sans trop savoir pourquoi, peut-être une attirance pour une fraternité que je ne vivais plus, le vendredi, lorsque j'étais libre, j'assistais à la prière et par la suite, avec Rachid, nous allions au parc pour discuter avant que je ne retourne à mon travail. C'était devenu notre rituel. » « ... Je rêvais depuis longtemps de rencontrer un type tel que Jean-Pierre, je veux dire un homme d'une autre confession à qui j'aurais l'honneur d'enseigner l'islam. Pour moi, me conformer à ma foi est un mode de vie. Ma religion imprègne tout mon être et je m'efforce de respecter ses règles. » Jusqu'où le hasard d'une rencontre peut-il entraîner un homme à la dérive ?
    Entre la paranoïa grandissante de l'un et les espoirs d'intégration de l'autre, difficile de savoir qui, dans cette rencontre, est l'étranger et à quel moment ils deviendront juges de leurs actes.

    Les deux narrateurs de Quelque part en Occident confrontent leurs interprétations de la réalité et le monde à ses dogmes. Croyance ou scepticisme ? Les événements décideront de la nature de leurs liens.

  • Natalia z

    Chantal Garand

    Oslo, juin 1945. Natalia accouche d'un garçon qu'elle abandonne à la naissance.
    Plus de soixante années se sont écoulées lorsque Tollef met la main sur son dossier d'adoption. Il apprend alors que le destin de sa mère est intimement lié à l'état du monde pendant la Deuxième Guerre mondiale. Décontenancé par ce qu'il découvre, il décide d'entreprendre les démarches qui feront la lumière sur les événements entourant sa venue au monde.
    À sa grande surprise, sa mère n'habite plus en Norvège, mais au Québec, dans la petite ville de Chambly. Par l'entremise d'une amie québécoise, il parvient à établir un premier contact avec elle. Mais Natalia paraît peu disposée à lever le voile sur son passé. Ces retrouvailles inattendues ravivent chez elle de profondes blessures. Les images de l'enfer auquel elle a survécu reviennent la hanter, des souvenirs se situant à la frontière de la vérité et du mensonge.
    Que peut-on espérer l'un de l'autre lorsque des circonstances aussi exceptionnelles tracent le cours d'une vie ? L'obsession de tout savoir de Tollef affronte la volonté de tout oublier de Natalia.
    La trame de ce roman est inspirée par des faits réels.

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