Illustria

  • Renaissance, France-Italie (1500-1600) marque le second temps du voyage initié par la Galerie Sismann à la découverte de la sculpture ancienne européenne. Après un premier événement consacré à la sculpture gothique, ce nouveau volume propose à tous les amateurs et curieux un itinéraire entre France et Italie à la découverte des multiples déclinaisons de l´art de la Renaissance. À travers une sélection d´oeuvres issues de la collection Sismann et proposées à la vente, découvrez le foisonnement et la variété que prennent dans ces espaces géographiques les thèmes et les formes investis par les artistes de l´époque qui rivalisent entre-eux pour donner vie au programme de la Renaissance, exprimer ses rêves, ses idéaux et ses valeurs. Au fil des pages, d´émouvantes madones côtoient de sensuelles divinités antiques et tout un peuple de grotesques. Aujourd´hui extraites de leur contexte, toutes ces oeuvres sont une invitation au voyage et nous exhortent à rêver au temps éclatant de leur création.

  • Un.e Air.e de famille invite à penser avec l'art afro-diasporique depuis le musée d'art et d'histoire Paul Eluard de Saint-Denis. Elle révèle l'engagement anticolonial des surréalistes et autres artistes des collections du musée dont les oeuvres entrent en dialogue avec les pratiques artistiques contemporaines de treize artistes femmes d'Afrique et de ses diasporas.

    Les avant-gardes anticoloniales en Europe.
    L'intérêt des surréalistes pour les objets d'art extra-occidentaux et pour « une primitivité à la fois lointaine et originaire » a eu tendance à figer durablement le regard occidental sur ce que l'on nomme « l'art africain ». Toutefois, ces artistes se sont engagés avec force contre l'exposition coloniale de 1931, à travers des tracts (Ne visitez pas l'exposition coloniale et Premier bilan de l'exposition coloniale) et une contre-exposition, La Vérité sur les colonies. Deux décennies plus tard, c'est à travers le combat en faveur de la libération d'Henri Martin que s'exprime à nouveau l'engagement de Paul Eluard, aux côtés de Picasso, Léger et Sartre, contre la politique coloniale de la France. Certaines de ces initiatives réunissent des artistes de différents fonds du musée (tels que Paul Eluard et Francis Jourdain) ou trouvent écho parmi des oeuvres d'autres époques (Gavarni, Honoré Daumier ou Jean Effel).

    Regards contemporains.
    Treize femmes artistes se sont réunies autour de ce projet afin de donner à entendre leurs voix, grâce à un large éventail de disciplines artistiques - peinture, dessin, vidéo, installation, photographie, son...

    Laeïla Adjovi (Bénin), Eliane Aisso (Bénin), Malala Andrialavidrazana (Madagascar / France), Yto Barrada (Maroc / France / USA), les soeurs Chevalme (France), Nadia Kaabi-Linke (Tunisie / Allemagne), Katia Kameli (Algérie / France), Kapwani Kiwanga (Canada / France / Tanzanie), Tuli Mekondjo (Namibie / Angola), Otobong Nkanga (Nigeria / Belgique), Owanto (Gabon), Thania Petersen (Afrique du Sud), Euridice Zaituna Kala (Mozambique).

    Faisant dialoguer oeuvres historiques et contemporaines, l'exposition explore les thèmes du rapport à l'autre, de la mémoire, des cartographies, des migrations ou encore des spiritualités et de l'engagement post-colonial.

  • Le 5e volet du cycle d´ouvrages consacré aux cultures du continent nord-américain par le musée du Nouveau Monde de La Rochelle aborde le monde inuit, en évoquant les diverses facettes des relations que les populations de ces régions entretenaient et entretiennent toujours avec le « monde animal ». Les notions d´échange/interdépendance et de transformation constituent les concepts-clés associés à l´évocation des systèmes de relation humains-animaux qui sont illustrés dans les cultures matérielles de ces sociétés de chasseurs-pêcheurs. L´accès durable et répété à l´animal-gibier est un enjeu central pour ces populations. Dans la cosmologie « traditionnelle » inuit, la notion de reproduction réciproque des sociétés humaines et animales est primordiale. Par ailleurs, les activités associées à la chasse et à la réception d´un gibier constituent de nos jours encore une composante majeure de l´entretien des liens sociaux à l´échelle des « communautés » villageoises inuit.

  • Graziano Arici est né en 1949 à Venise. Il commence sa carrière de photographe à la fin des années 70. Il a collaboré avec les plus prestigieuses agences de presse comme Grazia Neri à Milan, Sygma à Paris, AGE photostock en Espagne Leemage à Paris, Eyewine à Londres, Focus en Allemagne, et Contacto, en Espagne.Il fut le photographe officiel du théâtre de la Fenice pendant près de vingt ans et couvrit également les biennales de Venise. Il s'installe définitivement à Arles en 2012 dont il est fait citoyen d'honneur en décembre 2018.

  • Le 11 novembre 1920, l'entrée du coeur de Léon Gambetta au Panthéon marque symboliquement la fin mémorielle de la guerre franco-allemande de 1870-1871.
    Alors que pendant plus de quarante-cinq années, la République a entouré de ferveur les combattants morts pour la patrie lors d'une défaite «victorieuse», la vraie victoire de la Grande Guerre clôt ce temps de la mémoire. Progressivement, l'histoire de 1870-1871 est oubliée, ne laissant en lumière que l'épisode de la Commune.
    Cet oubli est si fort qu'en 1941 le général de Gaulle à Londres, souhaitant mobiliser les Français dans la bataille contre l'Allemagne, évoque une «guerre de trente ans» commencée en 1914 et qui s'achèverait -exceptionnelle prémonition- en 1944-1945.
    Or c'est d'une «guerre de soixante-quinze ans» donc qu'il fallait alors parler. Oublier la guerre de 1870-1871, c'est en effet s'interdire de comprendre ce formidable temps de l'opposition franco-allemande marquée par trois guerres qui se sont enchâssées entre 1870 et 1945.
    Cent-cinquante ans ont passé. Il nous a semblé nécessaire de remettre en lumière ce temps où les deux pays se combattent afin de mieux faire apparaître les soixante-quinze années de paix qui se sont ouvertes depuis 1945 grâce à la construction européenne.
    La mise en lumière de la guerre de 1870-1871 consiste d'abord à réintroduire dans l'oeil des citoyens du monde, et en particulier des citoyens français et allemands, le patrimoine né de ce conflit. Un patrimoine exceptionnellement riche fait de monuments, de stèles, de plaques, de cimetières et de sépultures.

    Ce guide des lieux de mémoire du Siège de Paris (1870-1871) en Île-de-France (Seine-Saint-Denis) est une réponse du temps présent à un passé qu'il nous apparaît nécessaire de connaître.

  • Stupéfiante Amazonie est un ouvrage destiné à un large public, qui propose une redécouverte de la vie en Amazonie à partir d´objets rarissimes, jadis désignés comme «pierres des Amazones», nous introduisent dans l´univers des substances toxiques que produit avec générosité la nature, pour le meilleur et pour le pire. Sur la trace de l´abbé Cullère, un Nantais chez les Indiens au xixe siècle, botanistes, pharmacologues, archéologues et conservateurs se penchent sur les venins, psychotropes ou médecines, et nous font entrer dans l´intimité sociale, économique, alimentaire, rituelle, festive, scientifique, mythologique et autre, de ces sociétés de la forêt pluviale.

  • Dans le cadre du 4e festival Normandie impressionniste, le musée Eugène Boudin consacre une exposition au travail de Charles-François (1817-1878) et Karl (1846-1886) Daubigny en Normandie. Considéré par Monet et Van Gogh comme un des plus grands paysagistes de son temps, Charles-François Daubigny découvre la mer en Normandie au milieu du XIXe siècle. En 1854, il séjourne pour la première fois à Villerville, près de Honfleur. La richesse des motifs côtiers qu´il y trouve réunis dans ce village de pêcheurs lui inspire une nouvelle typologie picturale?: les vastes étendues de la mer et les couchers de soleil, les roches noires, la plage et ses falaises. Très tôt, l´artiste partage cette riche expérience avec son fils Karl. Peu connu aujourd´hui, il rencontre un succès précoce au Salon dès 1863. Formé par son père, il s´enthousiasme pour les motifs de ce littoral - des effets atmosphériques du ciel et de la mer aux scènes portuaires - qui le révèlent comme un grand coloriste.

  • Fernand Léger hérite de l'impressionnisme un thème qui devient récurrent dans son oeuvre à partir de la fin des années 1940 : la représentation des banlieues en cours d'industrialisation.
    Rentré des États-Unis en 1946 et installé à partir de 1952 à Gif-sur-Yvette, Léger peint dans la dernière décennie de sa carrière la ceinture qui enserre Paris, là où s'implantent les grands établissements industriels qui transforment peu à peu les campagnes en communes-dortoirs prolétariennes.
    Il adopte alors un style bien éloigné du staccato qui caractérise ses tableaux fortement architecturés des années 1910-1920. Dans une composition aérée, le décor rassemble des éléments d'une nature désolée et d'autres rappelant la ville proche, réservoirs à gaz, voies de communication, poteaux télégraphiques, etc. La banlieue peinte par Léger est celle que décrit Cendrars dans La Banlieue de Paris (publié en 1949) et que photographie à la même époque Robert Doisneau, Willy Ronis et Sabine Weiss.
    Cette publication accompagne l'exposition organisée au musée des Beaux-Arts au printemps 2020.

  • On considère avec nostalgie les Trente Glorieuses comme si, dans les années 1945-1975, avait régné l'abondance économique, alors qu'il fallait d'abord reconstruire un pays en ruine, mais on dénigre son bilan idéologique et culturel, dominé par une croyance illusoire au progrès. Pollution, urbanisme sans âme, matières plastiques imputrescibles, tels seraient les seuls legs de ce temps d'inconscience. Aussi, l'architecture et l'art monumental des Trente Glorieuses, encore mal-aimées, ont subi beaucoup de destructions et commencent à peine à être patrimonialisées.
    Or, comme le montrent les études réunies ici, en dépit de l'urgence de la reconstruction, on a accordé à cette époque une grande importance aux questions esthétiques. On faisait confiance aux nouveaux moyens techniques pour faire du beau moins cher à destination du plus grand nombre.
    Esthétique fonctionnelle et démocratisation artistique sont étroitement liées. On comprend dès lors le rôle central de l'industrie dans les représentations de cette époque. Contre l'opposition romantique du beau et de l'utile, il fallait réinstaller le monde industriel dans les valeurs humaines. Les usines, aussi, devaient être belles comme fonctionnelles et constituer un objet d'intérêt pour l'art. La démocratisation du beau exigeait qu'il s'impose dans les lieux de travail.
    Inversement, l'expérience industrielle de la simplicité, de la cohérence, pouvait nourrir l'inspiration artistique.
    Réunissant vingt-quatre spécialistes qui croisent leurs multiples terrains, cet ouvrage vise, non à défendre l'esthétique des Trente Glorieuses, mais à la restituer dans sa complexité. Il invite le lecteur à regarder un peu différemment un passé trop proche pour qu'on puisse encore pleinement l'estimer.

  • Ce catalogue présente une sélection d'oeuvres réalisées entre la fin du 12e siècle et la première moitié du 16e siècle, originaires d'Italie, de France, des anciens Pays-Bas ou encore des pays germaniques, offrant aux lecteurs un vaste panorama de la sculpture à l'époque gothique. La grande majorité des pièces qui y sont présentées sont issues d'anciennes collections prestigieuses ou, à l'inverse, demeurent à ce jour inconnues sur le marché de l'art, constituant de réelles et importantes découvertes pour les historiens et les amateurs. Parmi ces trésors, il convient de citer deux importantes têtes gothiques de Chartres et de Reims des 12e et 14e siècles, une exceptionnelle Vierge à l'Enfant de la fin du 14e siècle rattachée à l'oratoire de l'abbaye de Saint-Georges de Boscherville, ou encore deux fragments de retables souabes provenant de l'illustre Collection Claer.
    Étudiés dans les pages qui suivent, ils sont rejoints par une trentaine d'autres chefs-d'oeuvre, constitués de rondesbosses, d'éléments d'architecture ornés, de fragments de retables ou encore d'objets d'art.

  • L'archéologie est une science de l'interprétation. Écrite, elle devient une Histoire. Histoire certes matérielle mais qui peut enrichir, voire quelque fois contredire, l'« Histoire officielle ». À partir du prisme de la gastronomie, ce livre va ainsi exposer la version historique des auteurs latins qui dresse l'image d'une table romaine outrancière. Si cette vision « peplumesque » concerne surtout la vie des Princes, les autres parties s'attaquent à la réalité archéologique.
    Produits mystérieux, écritures sibyllines dévoilent alors l'alimentation quotidienne des Romains. En comparant systématiquement les inscriptions latines des amphores aux étiquettes actuelles, ou encore des pots antiques à de simples boîtes de sardines, tout un pan de l'Histoire alimentaire se dévoile et, bien souvent, une conclusion s'impose :
    On n'a rien inventé !

  • Par maniérisme on entend généralement ce courant longtemps délaissé, surtout d'un certain public qui lui opposait systématiquement la Renaissance dont il n'était au mieux qu'une sorte de prolongation dégénérée, un peu à l'instar des artistes romains tentant de copier les grands maîtres grecs. Les principaux protagonistes se réduisaient il y a encore peu de temps à Jacopo da Pontormo, Rosso Fiorentino, Francesco Salviati et Giorgio Vasari. Injustement relégué sur un inconfortable strapontin à mi-chemin entre Renaissance et baroque, ce style protéiforme aux proportions exagérées et aux compositions artificielles et contorsionnées a peiné à trouver une légitimité.
    Au sein du courant maniériste Federico Barocci occupe une place très importante car il constitue une sorte de relais entre la Renaissance incarnée par son compatriote Raphaël dont il se sentait l'héritier légitime et le courant baroque dont il fut l'un des principaux précurseurs. Il nous a semblé intéressant de mettre en évidence les liens étroits unissant tous ces artistes. Le maniérisme tardif trouvera illustration au travers d'artistes ayant travaillé à Rome dans la seconde moitié du xvie siècle comme Niccolo Martinelli dit Trometta, Girolamo Muziano artiste favori du pape Grégoire XIII Boncompagni ou Giuseppe Cesari dit le Cavalier d'Arpin, peintre officiel de Clément VIII Aldobrandini assumant le rôle de « charnière » entre maniérisme et baroque en tant que premier maître de Michelangelo Merisi dit le Caravage.

  • Voici un mode de vie et une manière de construire À la romaine évoqués ici à travers les bâtiments publics et cultuels et les résidences privées que sont les villae gallo-romaines.
    Deux musées : le Musée archéologique du Val d'Oise et ARCHÉA présentent conjointement, deux expositions complémentaires sur un thème partagé : l'architecture et la construction gallo-romaines.
    Cet ouvrage vous révèle le mode de vie des élites en dehors des villes, à travers les vestiges de villae de toute l'Île-de- France et de Picardie. Ces grandes propriétés gallo-romaines rurales portaient à la fois la marque de l'héritage gaulois et les pratiques nouvelles venues de Méditerranée : un certain niveau de confort, lié à l'ingéniosité des techniques romaines, des bains, parfois des jardins d'agrément, ainsi qu'un soin particulier accordé à l'architecture et aux décors, aux peintures murales et plus rarement aux mosaïques, il vous révèle également les dessous du grandiose : les constructions monumentales romaines permettaient aux habitants de tout l'Empire de toucher du doigt sa puissance, d'écarquiller les yeux devant son faste, tous ces édifices regorgent de trouvailles constructives, d'astuces techniques, de procédés ingénieux. C'est au pied du mur qu'on voit à quel point le maçon romain était malin !

  • Trois volumes présentant la civilisation et les traditions des différentes tribus indiennes des Etats-Unis.
    A l'intérieur du lot :
    - Les fils de l'oiseau tonnerre, les indiens de l'est.
    - Les fils du soleil, les indiens de Californie et du sud-ouest.
    - Les fils du grand corbeau, les indiens de la côte Nord-ouest.

  • Le musée du Nouveau Monde de La Rochelle a entrepris depuis 2012 de monter un cycle d'expositions consacrées aux grandes aires culturelles amérindiennes (Amérique du Nord) et en offrira en 2018 le quatrième volet avec les riches cultures des plaines et plateaux.
    Dans ce large espace qui va de l'ouest des Grands Lacs aux Rocheuses et du Texas aux Birch Mountains, des populations aux traits bien différenciés ont vécu pendant des siècles de chasse, pêche et agriculture jusqu'à ce que l'arrivée du cheval aux XVIIe-XVIIIe siècles bouleverse totalement les modes de vie de la plupart d'entre elles, créant un essor et une dynamique aussi riche et brillante que brève. Entre guerres indiennes du XIXe siècle, Wild West show de Buffalo Bill puis essor du western américain, ce sont ces années et ces cultures-là qui sont le mieux repérées du grand public. Du moins le pense-t-il car cette vision est naturellement biaisée par l'objectivité très relative de ceux qui la rapportent.
    Comme lors des précédents volets, le musée souhaite donc contribuer à une meilleure connaissance ethnographique des peuples des Amériques par le public en mettant en outre en valeur des collections conservées en France et dans les pays limitrophes, dans le domaine public et en mains privées.
    Vêtements et parures, abris et habitations, nourriture, chasse, guerre, cérémonies.

  • Henry Révoil (1822-1900) est un architecte connu à la fin du 19e siècle, particulièrement dans le Sud-Est de la France où il exerça son activité de bâtisseur et de restaurateur pendant près de cinquante ans. Sa fonction d'architecte attaché à la Commission des monuments historiques où siégeaient Mérimée et Viollet-le-Duc, les chantiers de construction qu'il mena, le placèrent au sein des débats sur l'histoire de l'architecture et son devenir.
    Le musée des Beaux-Arts de Marseille dispose d'un fonds de dessins de près de 2000 pièces, qui recouvre l'ensemble de la carrière de l'architecte. Les récents travaux d'inventaire dont celui-ci a fait l'objet, permettent aujourd'hui d'en proposer une première «mise en lumière».
    Approcher l'intimité intellectuelle de notre personnage à travers ses dessins et par l'analyse de son milieu familial, dresser une chronologie de son activité professionnelle c'est, appelant à de futurs travaux sur un de ses acteurs oublié, signaler des pistes de réflexion sur un 19e siècle déjà plus lointain que nous le croyons...

  • À l'occasion du 150e anniversaire du décès de Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859), les services culturels de la ville de Douai s'associent pour présenter cette personnalité passionnante, à la fois comédienne, chanteuse, femme de lettres et. grande amoureuse.
    Talentueuse et touchante, née à Douai (ville à laquelle elle resta très attachée), Marceline Desbordes-Valmore est une figure importante du romantisme français, tant du point de vue de ses écrits que de sa vie même.
    Nous découvrons la personnalité de Marceline à la fois mélancolique, pensive, doloriste à travers différents portraits, manuscrits, lettres et recueils de ses oeuvres.
    Elle fut saluée par les plus grands poètes français d'Hugo à Aragon et Yves Bonnefoy.
    De la publication de son premier recueil en 1819, Élégies, Marie et Romances, jusqu'à la fin de sa vie, le talent de Marceline Desbordes-Valmore (Élégies et poésies nouvelles, 1824, les Pleurs, 1833, Pauvres fleurs, 1839 et Bouquets et prières, 1843) fut en effet remarqué et apprécié pour le lyrisme et la hardiesse de versification qui s'en dégageaient.
    Les liens qui l'unissaient aux personnalités du monde théâtral, lyrique et littéraire de son époque seront mis en évidence (Balzac, Dumas, Sainte-Beuve, Hugo, Lamartine, Vigny, Talma.) ainsi que l'attachement de l'artiste à sa ville natale, de son vivant jusqu'à nos jours.

  • Ce catalogue raisonné révèle, oeuvre après oeuvre, le parcours rigoureux et tenace de Georges Folmer 1895-1977. De sa formation figurative et pluridisciplinaire aux Beaux-arts de Nancy à l'Abstraction géométrique la plus pure, quelquefois animée par le mouvement.
    Folmer nous offre une variété plastique de grande ampleur.
    L'histoire de l'artiste, comme celle de l'homme démontrent l'authenticité de son engagement et de sa foi en marge des modes et des coteries... jusqu'à en subir la misère, pour être fidèle à lui-même.
    Des conservateurs renommés, des historiens d'Art de la Sorbonne, des professeurs passionnés ainsi que des collectionneurs émérites... tous ont contribué spontanément à l'édification de cet ouvrage. Leurs analyses critiques de l'oeuvre de Folmer confirment la place éminente de cet artiste, attaché au premier cercle d'Herbin, dans l'Art moderne du XXe siècle. Les nombreuses acquisitions muséales attestent également d'une notoriété reconnue. Ce catalogue raisonné est valorisé par tout un ensemble de critiques et de témoignages qui le dressent à un niveau de qualité exemplaire.

  • Gaulois d'ici et d'au-delà

    Collectif

    À travers une présentation thématique, balayant une large période avant la romanisation, les Gaulois se révèlent tout en gardant une part de mystère.
    Quatre ans après son ouverture, ARCHÉA invite au musée les Gaulois du Parisis.
    Redécouverts il y a quelques années, les peuples gaulois connaissent aujourd'hui de la part des scientifiques et du public un fort engouement. Et les recherches établies bousculent les idées reçues. Grâce aux récentes fouilles archéologiques menées notamment en milieu rural, les Parisii, agriculteurs, artisans et parfois artistes, se dévoilent.
    À nouveau, ARCHÉA permet de partir à la connaissance du territoire local en évoquant l'occupation humaine mais aussi la vie quotidienne de ces Gaulois du Parisis. Les découvertes de nécropoles et notamment de spectaculaires tombes où le défunt est inhumé sur un char d'apparat, témoignent de pratiques dans la vie comme dans la mort. Ce sont donc toutes les facettes de la société rurale gauloise qui sont explorées dans Gaulois d'ici et d'au-delà.

  • Cet ouvrage nous propose un panorama de ce que fût durant tout le xixe siècle la peinture de paysage. Au début son statut est encore incertain : seuls ont le droit d'exister le paysage purement décoratif ou le paysage d'imagination aux connotations héroïques. Le travail sur le motif est dévalorisé.
    Cependant, un nouveau mouvement apparaît au début du xixe siècle exprimant la volonté de renouer avec une nature plus vraie, sans référence historique ou mythologique. Le travail sur le motif se développe, exécuté par des artistes qui peignent la nature dans de petites études réalisées en plein air. L'influence réaliste de la peinture hollandaise se combine aux souvenirs rapportés des voyages en Italie ou des séjours dans les forêts des environs de Paris. Dans les années 1820-1830, naissent les successeurs de ces artistes. Le travail en plein air, la liberté de la facture, les conduisent vers un pré-impressionnisme, précurseur du grand mouvement développé dans les années 1870.
    Puis, vers la fin du siècle, un retour s'effectue vers des valeurs moins réalistes, plus spirituelles, orientant la peinture vers un symbolisme traité différemment selon les artistes.

  • Connues depuis le xixe siècle, des figurines en terre cuite galloromaines ont été découvertes dans divers contextes (habitat, sanctuaires, nécropoles) et adoptent des formes et des significations multiples. Animaux, femmes, hommes et divinités se sont révélés aux archéologues à Vendeuil-Caply en 2013. Ces figures de la terre sont dévoilées au public de février à novembre 2015 dans le Musée archéologique de l'Oise, attenant à leur lieu de découverte.
    Témoins de croyances et d'un savoir-faire antiques, les figurines de Vendeuil-Caply présentent la particularité exceptionnelle d'être encore peintes. Les « terres blanches de l'Allier » se parent ici de couleurs inédites et le souci du détail de leurs créateurs étonne. Des inscriptions se cherchent un sens tandis que les fragments se reconstituent pour donner corps. Leur signification nous échappe mais leurs formes captivent notre imaginaire.
    Le Musée archéologique de l'Oise propose de découvrir dans ce catalogue l'ensemble remarquable de figurines gallo-romaines trouvées sur le site de Vendeuil-Caply. Étudiées pour la première fois, elles nous renseignent sur des techniques disparues, une esthétique méconnue et des coutumes oubliées. Mêlant influences méditerranéennes et résurgences celtiques, ces figurines constituent un témoignage vivace de la création artisanale dans le Nord de la Gaule au iie siècle de notre ère.

  • Surnommé le gentilhomme peintre par Edmond de Goncourt, M. de La Gandara, reste célèbre pour ses portraits féminins. Ses débuts, dans la mouvance des Hydropathes et du Chat Noir, furent marqués par l'admiration vouée à Goya et Velásquez auxquels il emprunta la palette.

    Après sa rencontre avec Robert de Montesquiou, naquit sa vocation de peintre mondain. Dans ses représentations, il recherche en tout l'élégance : celle du costume, de l'attitude, de l'expression. Il utilise des colorations atténuées, des atmosphères qui enveloppent précieusement ses modèles.

    Inspiré par les ambiances de Whistler, il a été le peintre de la femme distinguée, habillée par les grandes maisons de couture telles Worth, Paquin, Chéruit. Il y a dans la traduction en pied de ses modèles, de la vaporeuse et svelte grâce anglaise à la Gainsborough. Ses personnages « semblent prêts à descendre de la toile tant ils sont vivants » et c'est pour cela que sa production était tant recherchée aux vernissages des grandes expositions. Il a aussi excellé dans les pastels et nous a laissé de délicieuses natures mortes inspirées par Chardin et Ribot. On n'oubliera pas non plus sa vocation de peintre des jardins où il promena une mélancolie qu'il a bien traduite dans ses toiles du Luxembourg ou celles des parcs parisiens.

    L'auteur, membre de la Société de l'histoire de l'art français, a souhaité que cette biographie présente La Gandara en témoin de la Belle Époque. Documentée des traditionnelles annexes, elle est enrichie d'une campagne photographique répertoriant plus de 300 tableaux. C'est donc une impressionnante bible sur l'artiste, agrémentée des citations de ses contemporains qui lui avaient prodigué d'élogieux commentaires. Ce livre n'est pas seulement cela, c'est le roman d'une vie et Xavier Mathieu a voulu que la lecture en soit fluide. On découvre les fréquentations rive-gauche et montmartroises. Sa vie de famille en percussion avec les mondanités incontournables à son épanouissement professionnel. Son atelier qui lui était si cher et où le Tout-Paris de la Belle Époque défila. Son art si particulier qui fit de lui le peintre de l'élégance féminine. Enfin les honneurs et la gloire. Le dernier chapitre est consacré à l'ultime journée du gentilhomme peintre, tel que le surnommait Edmond de Goncourt.

  • Présentation des peintures de Maurice Utrillo, Suzanne Valadon et André Utter, à l'époque où les trois artistes ont travaillé dans un atelier de Montmartre, au 12 rue Cortot.

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