Theleme

  • Le Banquet

    Platon

    "Pour moi, mes amis, si je ne devais vous sembler tout à fait ivre, je prendrais les dieux à témoin de l'impression que les discours de Socrate ont produite et produisent toujours sur moi. Quand je l'entends, mon coeur palpite plus fort que celui des Corybantes, ses discours font jaillir les larmes de mes yeux, et je vois force de gens qui éprouvent les mêmes émotions." Platon "La véritable philosophie des amants est celle de Platon; durant le charme, ils n'en ont jamais d'autres. Un homme ému ne peut quitter ce philosophe, un lecteur froid ne peut le souffrir." Jean-Jacques Rousseau

  • La domination masculine est tellement ancrée dans nos inconscients que nous ne l'apercevons plus, tellement accordée à nos attentes que nous avons du mal à la remettre en question.
    La découverte des permanences oblige à renverser la manière habituelle de poser le problème : Quels sont les mécanismes et les institutions, Famille, Eglise, Ecole ou Etat, qui accomplissent le travail de reproduction ? Est-il possible de les neutraliser pour libérer les forces de changement qu'ils parviennent à entraver ?

  • « Tous les événements sont enchaînés dans le meilleur des mondes possibles : car enfin si vous n'aviez pas été chassé d'un beau château à grands coups de pied dans le derrière pour l'amour de mademoiselle Cunégonde, si vous n'aviez pas été mis à l'Inquisition, si vous n'aviez pas donné un bon coup d'épée au baron, si vous n'aviez pas perdu vos moutons du bon pays d'Eldorado, vous ne mangeriez pas ici des cédrats confits et des pistaches. - Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin. »

  • Livre « à part », comme Nietzsche le nomma lui-même. Dans Ainsi parlait Zarathoustra apparaissent pour la première fois des thèmes comme la volonté de puissance ou le surhomme. Ces idées comptent au nombre de celles qui ont le plus fortement marqué la pensée contemporaine. « Lorsque Zarathoustra fut âgé de trente ans, il quitta son pays, et le lac de son pays, et il s'en fut dans la montagne. Là jouit de son esprit et de sa solitude et dix années n'en fut las. Mais à la fin son coeur changea, -et un matin, avec l'aurore, il se leva, face au soleil s'avança... », Friedrich Nietzsche.

  • Le prince

    Machiavel

    C'est pour entrer en grâce auprès des Médicis, que Machiavel écrit en 1513 Le Prince, traité politique où il est question de l'art de prendre possession du pouvoir et de le maintenir. Bien que les références utilisées par l'auteur remontent à Platon et Plutarque, l'action politique n'est jamais subordonnée à la morale, et la seule exigence réside dans la pérennité du souverain sur son trône. Pour cela, la paix et la guerre sont toues deux nécessaires, aussi bien que la justice et l'iniquité, la crainte des sujets et l'adoration du gouvernement.

  • Tao Te King

    Lao-Tseu

    Les 81 courts chapitres qui composent le Livre de la joie et de la vertu, exposent des principes de vie à l'usage du prince gouvernant. Si certains politiques ont vu dans ces écrits les signes précurseurs de l'anarchisme, il s'agit plutôt d'une pensée du non-agir et de la sérénité qui sera en partie reprise par le Bouddhisme. Lao-Tseu décrit une éthique libertaire mais toujours fondée sur l'équilibre naturel du yin et du yang tel qu'il sera ensuite développé par la médecine chinoise. Auteur fondateur du taoïsme en tant que philosophie, Lao-Tseu sera considéré comme une sorte de Dieu lorsque la dynastie Tang (618 à 907 ap. J-C) institue le Taoïsme en religion d'État.

  • L'amitié

    Cicéron

    Le De Amicitia est l'un des derniers traités de Cicéron. Il s'inscrit dans une tradition d'alliance entre la réflexion romaine et les principes de sagesse grecs qui forme le coeur de l'humanisme dont s'inspirera notre culture classique. Pour le célèbre avocat romain, l'amitié est le bien fondamental : "Je me demande, écrit-il, si, à part la sagesse, les dieux ont donné aux hommes quelque chose de meilleur". Comment choisir ses amisoe Comment les mériteroe Comment les garderoe Sur tous ces points, les réflexions de Cicéron sont toujours d'actualité.

  • Sous forme d'un dialogue vif et parfois provocateur, Le Neveu de Rameau de Denis Diderot met en scène Lui, le neveu du compositeur, et Moi : deux facettes de Diderot, le philosophe qui oeuvre pour les valeurs universelles et intemporelles, et le matérialiste qui pratique le cynisme et le détournement des valeurs. Le manuscrit fut caché, et ce n'est que 15 ans après le décès de Diderot qu'il fut retrouvé en Russie puis, publié en Allemand par Goethe. Il fallut attendre 1891 pour que le texte original paraisse en France.

  • Un conte empreint de sagesse et de poésie, qui parle à nos coeurs et nous ouvre les chemins de la sérénité.

  • Michel de Montaigne est né en 1533 en Dordogne et mort en 1592. Fils de négociant, il reçoit une éducation humaniste qui l'amène à entreprendre des études de droit. Il se lie d'amitié avec Estienne de la Boétie, et commence à rédiger les Essais comme une préface au Discours de la servitude volontaire. Mais son oeuvre dépassera cette première ambition, puisque finalement Montaigne décide de se peindre lui-même, dans une sincérité qui interdit la forme traditionnelle et étudiée des écrits de l'époque. Il est ainsi le premier à rédiger un ouvrage qui suit le fil de ses pensées sans les détourner de leur contenu par une forme préétablie. Cette démarche marque une indépendance d'esprit qui reste constante tout au long des Essais.

  • L'Apologie de Socrate rapporte le procès qui a vu condamner Socrate. Le citoyen philosophe, accusé de ne pas croire aux dieux de la cité et de pervertir les jeunes, fait preuve, face à ses juges comme auprès des Athéniens, du même don pour révéler l'incohérence et l'immoralité de leur discours. Le récit de la mort de Socrate, devenue mythique, est encore aujourd'hui, selon bon nombre de philosophes hellénistes, à la racine de notre désir de philosopher.


  • Les Rêvries du promeneur solitaire de J.J. Rousseau, promenades 1 à 5 - "L'habitude de rentrer en moi-même me fit perdre le sentiment et presque le souvenir de mes maux, j'appris ainsi par ma propre expérience que la source du vrai bonheur est en nous, et qu'il ne dépend pas des hommes de rendre vraiment misérable celui qui sait vouoir être heureux."

  • Sénèque est un philosophe, un dramaturge et un homme d'État du premier siècle après Jésus-Christ. Il a été en charge de l'éducation de Néron, futur Empereur de Rome.Sa pensée se situe en filiation avec le Stoïcisme grec, mais la notion de système est mise à distance au profit de considérations davantage morales que métaphysiques. Le principe moteur de sa réflexion reste cependant la distinction purement stoïcienne entre les événements extérieurs à soi sur lesquels on ne peut agir, et ceux qui ne dépendent que de soi-même : la vertu, le jugement et la volonté. De la tranquillité de l'âme est un magnifique exemple de cette philosophie du triomphe de l'homme vertueux, en harmonie avec lui-même et le monde.

  • Estienne de la Boétie écrit Le Discours de la servitude volontaire en 1549 alors qu'il n'a que 18 ans. Si la question est politique, l'auteur ne se contente pas de critiquer les régimes tyranniques, il questionne l'agent politique, celui qui est gouverné : comment peut-il se faire que « tant d'hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations endurent quelquefois un tyran seul, qui n'a de puissance que celle qu'ils lui donnent ? ».

  • Confucius, dit-on, vit le jour en 551 avant notre ère, non loin de la ville de Qufu, dans la province de Shandong. Après la mort de sa mère en -527, il enseigna sa connaissance des textes anciens au petit groupe de disciples qui le suivait. Bien qu'il n'ait jamais développé sa pensée de façon théorique, on peut dessiner à grand traits ce qu'étaient ses principales préoccupations et les solutions qu'il préconisait, en lisant les Entretiens.

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