Educagri

  • Formés à et par la recherche, experts et spécialistes dans un domaine, les enseignants-chercheurs sont, comme tout nouveau professionnel, novices à leurs débuts. Maîtriser les savoirs à enseigner n'implique pas que l'on maîtrise les savoirs pour enseigner. La dimension pédagogique de l'acte d'enseigner ne relève pas uniquement d'une expérience acquise ou d'un talent inné: elle doit faire l'objet d'une formation, d'un apprentissage. Ainsi, la DGER (direction générale de l'enseignement et de la recherche) du ministère en charge de l'agriculture a fait le choix d'accompagner les enseignants-chercheurs à leurs débuts, en leur proposant une formation au plus près de leur travail quotidien, basée sur une démarche réflexive d'analyse de pratiques d'enseignement. Elle doit favoriser le développement d'une pratique réflexive et ainsi faciliter l'adaptation des enseignants-chercheurs à un contexte professionnel en évolution constante, tant du point de vue des publics, des dispositifs de formation que des modalités pédagogiques. L'analyse de pratiques professionnelles comme manière de penser son métier permet à l'enseignant-chercheur d'appréhender autrement les situations d'enseignement, d'éviter l'écueil des opinions préconçues et des pratiques reproduites sans appropriation.ØCet ouvrage nous invite à penser le développement professionnel des enseignants-chercheurs, qui ont pris le risque d'exposer, de confronter et d'analyser leurs pratiques. Il témoigne de l'intérêt d'une formation entre pairs, au plus près des pratiques et des préoccupations des enseignants-chercheurs qui souhaitent apprendre et exercer leur métier, non pas seulement à partir de la maîtrise de savoirs disciplinaires, mais également par l'acquisition de compétences professionnelles propres à favoriser l'apprentissage et la réussite des étudiants.

  • Créé en 1965, le corps des animateurs socioculturels et des professeurs d'éducation culturelle de l'enseignement agricole public n'a pas d'équivalent au ministère de l'Education nationale. Son histoire et les débats, parfois vifs, qui l'ont marquée, manifestent la manière dont certains responsables du ministère de l'Agriculture ont voulu faire une place à l'éducation et à l'animation dans la formation des agriculteurs et des ruraux, en reprenant à leur compte une partie des idéaux de l'Ecole nouvelle, de l'éducation populaire et, dans une moindre mesure, de la Jeunesse agricole catholique. On peut considérer qu'au-delà des problèmes spécifiques de l'enseignement agricole, la naissance puis l'évolution de l'éducation socioculturelle illustrent et synthétisent, à bien des égards, quatre décennies de discussions et de controverses concernant les missions de l'école et la « rénovation pédagogique »

  • Depuis quelques années, les pouvoirs publics s?efforcent d?encourager la consommation alimentaire locale, en soutenant diverses initiatives de mise en marché de proximité et en encourageant leur élargissement à des domaines nouveaux, comme la restauration collective ou les projets alimentaires territoriaux. De leur côté, les acteurs ? agriculteurs, transformateurs et même distributeurs ?, tentent de valoriser, dans leur modèle économique, les nombreuses vertus attribuées à la proximité, tant géographique que relationnelle, entre producteurs et consommateurs.ØØÀ travers diverses études de cas, cet ouvrage prolonge et enrichit les travaux de recherche menés sur les circuits courts alimentaires. Plusieurs questions sont abordées : celle des indicateurs permettant de mieux rendre compte des différents bénéfices supposés d?une relocalisation de l?alimentation ; celle des innovations socio-économiques, qu?elles s?appliquent à l?organisation, à la logistique ou à la distribution ; celle du rôle que jouent les intermédiaires, pourtant ignorés dans les circuits courts ; celle des politiques publiques également, que celles-ci soient nationales ou locales. En explorant la polysémie de la proximité, l?ouvrage ajoute aux critères matériels habituellement convoqués ? distance et nombre d?intermédiaires ? la qualification des relations entre acteurs de l?alimentation, leur rapprochement cognitif, la diversité des projets et des intérêts, mais aussi le territoire, dans une évaluation plus générale des impacts sociaux et économiques de l?émergence de ces circuits.ØØQuatre axes principaux permettent de structurer ces recherches : les modes de gouvernance et leur dynamique, le rapport parfois ambigu au territoire, la valeur des liens de proximité, les jeux d?acteurs et la place des intermédiaires ou des structures marchandes déjà présentes. Analysant diverses initiatives, elles apportent des éclairages concrets, qui offrent une perspective pluridisciplinaire, mêlant des regards géographiques, sociologiques et économiques sur les relations entre alimentation et proximités, mais également une diversité géographique, croisant des études de cas en France, en Italie, au Québec et au Chili.Ø

  • Les actes du colloque, « Enseigner Autrement, oui mais comment ? », qui s'est tenu sur le site de Beg Meil d'Agrocampus Ouest, en octobre 2009, sont une contribution majeure à la formation pédagogique des enseignants.ØÀ partir du constat qu' « enseigner est un métier de plus en plus difficile » et des questionnements sur les formes que doit prendre la formation des citoyens et des professionnels de demain, chercheurs, enseignants et formateurs, réunis à l'initiative du réseau « Enseigner autrement » ont contribué, par leurs apports théoriques, témoignages et analyses de leurs cheminements pédagogiques, à une réflexion sur la pédagogie constructiviste problématisée, illustrée à travers quatre thèmes pluridisciplinaires : le développement territorial, le développement durable, le défi alimentaire, la gestion des espaces naturels.ØUn questionnement sur l'évolution des métiers et des référentiels et sur l'approche par compétences a complété ces travaux conclus par l'analyse de deux grands témoins. La très grande qualité des interventions en fait un ouvrage de référence, accessible et vivant.

  • Les circuits courts alimentaires suscitent un intérêt grandissant tant auprès des producteurs agricoles, des acteurs territoriaux que des chercheurs. S'il est évident que leur fonction dépasse la seule question de l'approvisionnement alimentaire local, leur contribution au développement des territoires qui les portent laisse encore des zones d'ombres. À partir de grilles analytiques différentes, les auteurs de cet ouvrage, chercheurs dans différents organismes et universités, proposent des lectures complémentaires des trajectoires de développement des formes anciennes et innovantes de ces systèmes agricoles. Du marché de plein vent au panier de fruits et légumes, ils éclairent, à travers divers exemples dans plusieurs régions françaises, l'organisation du travail et l'inscription territoriale des acteurs et de leurs produits dans différentes configurations d'espaces et de réseaux sociaux.

  • Fortes d'enjeux éducatifs et de société, et champ de recherche émergent, les questions socialement vives (QSV) sont de plus en plus intégrées dans les pro- grammes de formation et d'enseignement technique et général, ainsi que dans les grandes orientations des éducations à l'environnement et à la citoyenneté : environnement et sécurité sanitaire, réchauffement climatique, utilisation des cellules souches, nanotechnologies, thérapie génique humaine, etc.ØTraiter des questions socialement vives en classe est un défi délicat pour les enseignants :Ø? les contenus, souvent non stabilisés, dépassent les frontières classiques des disciplines et supposent des approches complexes; quelle posture les enseignants doivent-ils adopter ? Une neutralité bienveillante qui s'en tient aux savoirs objectifs ? Un engagement citoyen qui ouvre un débat sur des contenus en cours de coconstruction et offre aux élèves (et aux citoyens) des opportunités d'apprendre et de penser par eux-mêmes ?ØCet ouvrage se propose d'intervenir dans ce débat. Pour cela, il aborde les questions socialement vives selon deux domaines de spécialité particulièrement ciblés :Ø? l'éducation à l'environnement et au développement durable (première partie) ;Ø? les sciences humaines et sociales et les sciences dites « dures » (deuxième partie).Ø? une troisième partie explore des questions transversales, d'une part sur la légitimité des savoirs et des expertises, et d'autre part sur un concept hybride entre science et gouvernance: la biodiversité.ØÉcrit par des chercheurs en éducation, cet ouvrage réunit des résultats de recherches orientées vers l'étude de questions socialement vives pour l'enseignement et la formation. Il éclairera judicieusement les réflexions et les pratiques des acteurs de l'enseignement général et technique et de la formation et, plus généralement, de l'ensemble des citoyens.

  • Le dialogue territorial, par la concertation et la médiation, vise à mobiliser les habitants et les groupes organisés d'un territoire pour définir des orientations de développement, gérer des conflits locaux, mettre en oeuvre des projets ou créer du lien social. Cette démarche permet une gestion plus participative, plus harmonieuse et plus efficace des territoires. Cet ouvrage est le résultat de la conférence de consensus qui a eu lieu les 20 et 21 octobre 2005 à Grignols, dont les partenaires sont la Fondation de France, l'association Geyser et le lycée agricole de Périgueux. La première partie présente les contributions des experts (chercheurs, praticiens, formateurs), en réponse à la question « La formation des animateurs du dialogue territorial : quels objectifs, quels contenus et quels dispositifs ? » La deuxième partie s'articule autour des réponses à une série de huit questions, relatives à la connaissance du territoire, aux formations et aux outils à mettre en oeuvre, à l'analyse critique de la démarche, etc. Enfin, la troisième partie reprend les principaux points de consensus et de dissensus issus des groupes de travail réunis lors du séminaire.

  • Systèmes de culture innovants et durables : quelles méthodes pour les mettre au point et les évaluer ?ØLes systèmes de culture s'adaptent à l'évolution des enjeux et des contraintes des filières et des territoires. Comment produire les références utiles aux agriculteurs et aux agronomes qui accompagnent ces transformations ? Les travaux réalisés au cours des dix dernières années ont permis de proposer des systèmes de culture innovants mais aussi d'améliorer les méthodes pour produire ces références agronomiques.ØCet ouvrage, fondé sur des expériences mêlant chercheurs, enseignants et conseillers, propose un panorama actuel de ces savoirs et savoir-faire, qui consistent à élaborer des indicateurs de durabilité, concevoir des modes de production innovants à l'échelle de la culture ou de la succession de cultures, ou encore évaluer leurs performances en situations réelles.

  • Depuis vingt ans, on assiste à l'émergence de nouvelles références pour la conception et la gestion des espaces de nature en milieu urbain. De nouveaux modèles, de nouveaux enjeux, de nouveaux acteurs, de nouvelles techniques sont apparus, qui visent à une gestion plus écologique de ces espaces.ØLe concept de développement durable adopté lors de la conférence de Rio en 1992 conduit à penser la nature comme un élément fondamental de la planification et de la gestion de la ville. Cet ouvrage, réalisé à partir du colloque tenu à Pau du 24 au 26 octobre 2001, propose une analyse des racines historiques et des fondements théoriques de l'écologie urbaine qui permet d'évaluer l'importance du changement. Il propose aussi, à partir d'exemples concrets, une double réflexion sur les mutations que connaissent actuellement les métiers liés à la création et à la gestion des espaces de nature en milieu urbain et périurbain, et sur l'évolution des compétences et formations en aménagement paysager qui en découle.

  • La notion d'individualisation renvoie depuis de nombreuses années à des pratiques, à des pédagogies et à des approches théoriques diverses, avec en filigrane des enjeux éducatifs, économiques, politiques et humains forts. La méthode de la conférence de consensus a été choisie pour favoriser la rencontre entre des experts de « terrain » et de « la recherche » dans l'objectif de produire des références communes sur une question vive : la formation individualisée. Cet ouvrage présente la méthode, le projet et les écrits résultant de cette conférence de consensus. Il reprend l'intégralité des textes que chaque expert participant a produits pour l'occasion. Il livre également la définition consensuelle, assortie de textes explicatifs qu'ils ont écrits collectivement. Cet ouvrage est une ressource qui propose différents éclairages de la notion de formation individualisée. Il a pour ambition d'être utilisé pour faciliter les échanges et pour travailler à la construction de représentations communes au sein des équipes pédagogiques.

empty