Editions Des Regionalismes

  • Ainsi que le dit Brant√īme : ¬ę Je crois qu'il ne fut jamais quatre plus grands ducs les uns apr√®s les autres, comme furent ces quatre ducs de Bourgogne ¬Ľ. Le premier, Philippe-le-Hardi, commen√ßa √† √©tablir la puissance bourguignonne et gouverna la France durant plus de vingt ans. Le second, Jean-sans-Peur, pour conserver sur le royaume le pouvoir qu'avait eu son p√®re, commit un des crimes les plus √©clatants de l'histoire moderne; par l√† il forma de sanglantes factions et alluma une guerre civile, la plus cruelle peut-√™tre qui ait jamais souill√© notre sol. Succombant sous un crime semblable, sa mort livra la France aux Anglais. Philippe-le-Bon, son successeur, se vit l'arbitre entre la France et l'Angleterre ; le sort de la monarchie sembla d√©pendre de lui. Son r√®gne, long et prosp√®re, s'est signal√© par le faste et la majest√© dont commen√ßa √† s'investir le pouvoir souverain, et par la perte des libert√©s de la Flandre, de ce pays jusqu'alors le plus riche et le plus libre de l'Europe. Enfin le r√®gne de Charles-le-T√©m√©raire offre le spectacle continuel de sa lutte avec Louis XI, le triomphe de l'habilet√© sur la violence, le commencement d'une politique plus √©clair√©e, et l'ambition mieux conseill√©e des princes, qui, devenus ma√ģtres absolus de leurs sujets, font tourner au profit de leurs desseins les progr√®s nouveaux de la civilisation et du bon ordre.
    C'était un avantage que de rattacher de la sorte le récit de chaque époque à un grand personnage ; l'intérêt en devient plus direct et plus vif; les événements se classent mieux ; c'est comme un fil conducteur qui guide à travers la foule confuse des faits... (extrait de la Préface, éd. de 1860).
    La présente réédition se base sur l'édition de 1860.

  • Edit√© √† l'origine en 1866, voil√† un Armorial qui replace les communes, ¬ę jadis aussi fi√®res de leurs libert√©s et de leurs privil√®ges que de leur vieil √©cusson ¬Ľ, au centre de l'histoire h√©raldique de la Provence.
    Présentées chacune avec son blason dessiné et sa description suivant les règles de la science héraldique, les communes de la Provence retrouvent ici leurs véritables racines historiques.
    Un ouvrage de r√©f√©rence pour tous ceux qui s'int√©ressent √† la connaissance de l'histoire de la Provence, √† ses racines et √† ses blasons, bien plus ¬ę parlants ¬Ľ que leurs modernes avatars : les tristes et uniformes logos...).

  • C'est une v√©ritable encyclop√©die que l'Histoire de Lyon et des provinces adjacentes (le titre originale en √©tait Nouvelle Histoire de Lyon) : pr√®s de 2.000 pages agr√©ment√©es de plus de 2.300 illustrations qui jalonnent et √©clairent cette oeuvre particuli√®rement ambitieuse. La premi√®re √©dition de cet ouvrage, pour ses trois premiers tomes (des origines aux Cent-Jours), date de 1895-1899. Le quatri√®me tome (qui couvre le XIXe si√®cle) ne fut publi√© qu'en 1939.
    Devenue difficilement trouvable, cette Histoire de Lyon méritait une nouvelle édition, entièrement recomposée, et qui se déclinera en 7 tomes. Et la ville et la région qui l'entoure (Lyonnais, Forez, Beaujolais, Franc-Lyonnais et Dombes) méritaient de retrouver cette oeuvre monumentale les concernant.
    Les deux premiers tomes (I-a et I-b) couvrent ¬ę l'Antiquit√© ¬Ľ, des origines √† la chute du royaume burgonde (534).

  • C'est en faisant des recherches sur le cimeti√®re isra√©lite de Haguenau que nous avons eu l'id√©e d'√©crire la monographie des Juifs de cette localit√©. Notre intention n'√©tait pas d'aller plus loin.
    Mais une fois lancé dans les Archives, on s'y attache tellement que l'on éprouve de la peine à s'en séparer. Et c'est ainsi que nous sommes arrivé à faire l'histoire des Juifs d'Alsace. Si nous avons traité à part celle des Israélites de Haguenau, c'est que nous devions cette préférence à notre ville natale et nos ancêtres n'ont jamais été forcés de quitter Haguenau dont les magistrats ont toujours eu plus d'égards envers nos coreligionnaires que tous ceux des autres localités d'Alsace... (extrait de la Préface)

  • Il n √©tait pas facile d'√©crire l'histoire de la Cit√© de Li√®ge. Cette grande ville n'a pas d'archives.
    Cinq catastrophes, marquées par les dates de 1212, de 1408, de 1467, de 1468 et de 1794, ont anéanti la plupart des documents qui auraient pu nous renseigner sur son passé.
    On se tromperait si l'on croyait trouver un dédommagement dans les sources narratives.
    Certes,l'historiographie du pays de Li√®ge est, au moyen-√Ęge, d'une richesse extraordinaire mais les chroniqueurs li√©geois ne se sont gu√®re int√©ress√©s qu'√† l'histoire des princes-√©v√™ques n'ont parl√© de la Cit√© qu'√† l'occasion des conflits qui la mettaient aux prises avec le prince.
    Si la ville de Liège a perdu toutes ses archives, cela ne veut pas dire que toutes soient détruites.
    Les documents relatifs a sa vie intime, à sa comptabilité, aux séances de son Conseil communal, au fonctionnement de ses diverses institutions, sont peut-être irrémédiablement perdus, mais il n'en est pas de même grand nombre d'autres qui, à cause de leur caractère d'utilité quotidienne, ont été conservés ailleurs que dans le coffre de la Cité. Recueillir et classer tous ces documents épars était le premier travail qui s'imposait. Je ne m'y suis pas dérobé, et je crois avoir réuni à peu près tout ce qui existe... (extrait de la Préface, éd. orig. de 1909).
    Publi√©e en 3 tomes (1909-1910), la Cit√© de Li√®ge au Moyen-√āge couvre la p√©riode allant des origines connues au d√©but du XIVe si√®cle (tome Ier) ; le XIVe si√®cle (Tome 2) ; le XVe si√®cle (Tome 3), jusqu'√† la destruction de la ville par Charles-le-T√©m√©raire.
    Godefroid Kurth (1847-1916) n√© √† Arlon (Belgique), professeur d'histoire m√©di√©vale √† l'Universit√© de Li√®ge et historien. On lui doit de nombreux ouvrages historiques, notamment un La l√®pre en Occident avant les Croisades ; Histoire po√©tique des M√©rovingiens ; Clovis, le fondateur ; Notger de Li√®ge et la civilisation au Xe si√®cle ; √Čtudes franques, etc. Mais la Cit√© de Li√®ge au Moyen-√āge reste son oeuvre majeure, un classique par excellence pour comprendre et appr√©cier le pass√© de la prestigieuse et orgueilleuse capitale de la Principaut√© de Li√®ge.

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  • Paru en 1879, sous la plume d'Hilarion Barth√©ty, notaire et maire de Garlin en B√©arn, voil√† deux petites √©tudes sur les superstitions et la sorcellerie - alors monnaie courante en B√©arn comme au pays Basque -, il y a un peu plus d'un si√®cle...
    ¬ę La superstition est une science √† huis clos ... la superstition est un sanctuaire presque ferm√©, et c'est √† la faveur de l'obscurit√© qui y r√®gne que les na√Įfs sont tromp√©s... ¬Ľ Cette d√©finition due √† l'abb√© Dambielle pour sa Sorcellerie en Gascogne est bien de la m√™me actualit√© pour B√©arn et pays Basque.
    Les pratiques de sorcellerie et les superstitions populaires, présentées dans leur langue d'origine, donnent enfin la mesure de ce qu'elles étaient ancrées au plus profond des mentalités populaires de l'époque.

  • Avant St√©phen Li√©geard, on parlait de Provence maritime voire de Riviera lorsqu'on voulait parler de la bande littorale rocheuse, baign√©e par la M√©diterran√©e, depuis l'embouchure du Rh√īne jusqu'aux fronti√®res de la France et de la future Italie (de Nice √† G√™nes).
    Avec l'ouvrage qu'il fait para√ģtre en 1887 - puis en 1894 (dans une version augment√©e) -, il met √† l'honneur une nouvelle expression qui conna√ģtra le succ√®s que l'on sait : la C√īte d'Azur !
    Son ouvrage est tout √† la fois un vrai guide touristique et historique, un carnet mondain du high-life de la C√īte d'Azur de la fin du XIXe si√®cle et une description po√©tique et litt√©raire de ce ¬ę pays de la mer bleue, du soleil et des fleurs... ¬Ľ.
    Un ouvrage √† red√©couvrir pour comprendre ce qu'√©tait les pr√©mices de la C√īte d'Azur, il y a quelque 120 ans !

  • L'auteur a volontairement restreint son champ d'√©tude, pour √©viter la confusion et ne donner au lecteur qu'une synth√®se qui lui permettra d'avoir une vue d'ensemble et en m√™me temps quelques id√©es pr√©cises sur le sport national basque. Il n'a qu'une pr√©tention : celle d'apporter une contribution modeste √† une oeuvre de plus large envergure : un seul d√©sir, celui de mieux faire conna√ģtre les jeux de pelote basque ; une seule ambition, celle de les voir adopt√©s et pratiqu√©s par tous ceux qui aiment √† harmoniser la force physique par les disciplines athl√©tiques les plus parfaites (extrait de l'Avant-propos, √©dition originale de 1929).

  • Le vin et son commerce ont tenu, au Moyen-√āge, une place in√©gal√©e.
    Mais, plus encore que le vin, c'est la ville de Bordeaux - et son vin -qui y ont tenu une importance à nulle autre pareille !
    A travers six √©tudes, Y. Renouard trace les grandes lignes du ¬ę grand commerce ¬Ľ du vin au Moyen-√āge et plus particuli√®rement celui des vins de Gascogne ; il √©voque les cons√©quences de la conqu√™te fran√ßaise de 1451 et 1453 pour ce commerce jusqu'alors si florissant ; il s'interroge sur ce qu'√©tait le ¬ę vin vieux ¬Ľ au Moyen-√āge et enfin il m√®ne une investigation rigoureuse, quasi polici√®re, sur la capacit√© du tonneau bordelais, sujet a priori anodin, mais qui permet, une fois sa valeur √©tablie, de pouvoir quantifier v√©ritablement au plus juste quelle fut l'ampleur de ce commerce. Tels sont les sujets des articles de ce deuxi√®me tome consacr√© √† l'histoire de l'Aquitaine par l'un des plus grands m√©di√©vistes fran√ßais du XXe si√®cle. Profonde √©rudition, synth√®ses √©blouissantes, style limpide, un recueil passionnant.

  • Publi√© en 1875 dans le cadre des Recueils de travaux originaux ou traduits relatifs √† la philologie et √† l'histoire litt√©raire, ce 6e fascicule des √©tudes philologiques d'onomatologie normande, est plus simplement un dictionnaire des noms de famille exclusivement normands. Et l'auteur en √©tudie minutieusement l'origine linguistique au travers du dialecte normand - ancien et moderne - et de l'ancien fran√ßais. Pour cela, il a investigu√© un nombre impressionnant d'archives ou de textes litt√©raires.
    Car il ne faut point oublier que le normand fut une langue √©crite et ¬ę m√™me comme ayant √©t√© le dialecte primordial de la langue d'o√Įl, et comme ayant, √† ce titre, contribu√©, pour la plus large part, √† la formation de notre langue nationale ¬Ľ (extrait de l'Introduction).

  • Ren√© Cuzacq fit para√ģtre deux √©tudes sur le sujet, la premi√®re en 1941 et la seconde en 1951. Depuis plusieurs ann√©es ces deux √©tudes r√©unies en un seul volume √©taient √©puis√©es. Et l'auteur, un peu oubli√© depuis une quarantaine d'ann√©e.
    Pourtant l'histoire compliqu√©e de ce couvre-chef - devenu incontournable dans l'Entre-deux-Guerres dans toutes les couches de la population, puis peu √† peu abandonn√© - est tout √† fait int√©ressante. Son origine pyr√©n√©enne ne fait pas de doute mais ce sont les guerres carlistes, en Espagne, qui ont sans doute popularis√© son nom de ¬ę b√©ret basque ¬Ľ. Un petit ouvrage pour d√©couvrir une foule d'informations et d'anecdotes sur un attribut vestimentaire qui reste tr√®s attach√© √† la ¬ę Vasconie ¬Ľ.
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  • Il n √©tait pas facile d'√©crire l'histoire de la Cit√© de Li√®ge. Cette grande ville n'a pas d'archives. Cinq catastrophes, marqu√©es par les dates de 1212, de 1408, de 1467, de 1468 et de 1794, ont an√©anti la plupart des documents qui auraient pu nous renseigner sur son pass√©. On se tromperait si l'on croyait trouver un d√©dommagement dans les sources narratives. Certes,l'historiographie du pays de Li√®ge est, au moyen-√Ęge, d'une richesse extraordinaire mais les chroniqueurs li√©geois ne se sont gu√®re int√©ress√©s qu'√† l'histoire des princes-√©v√™ques n'ont parl√© de la Cit√© qu'√† l'occasion des conflits qui la mettaient aux prises avec le prince.
    Si la ville de Liège a perdu toutes ses archives, cela ne veut pas dire que toutes soient détruites.
    Les documents relatifs a sa vie intime, à sa comptabilité, aux séances de son Conseil communal, au fonctionnement de ses diverses institutions, sont peut-être irrémédiablement perdus, mais il n'en est pas de même grand nombre d'autres qui, à cause de leur caractère d'utilité quotidienne, ont été conservés ailleurs que dans le coffre de la Cité. Recueillir et classer tous ces documents épars était le premier travail qui s'imposait. Je ne m'y suis pas dérobé, et je crois avoir réuni à peu près tout ce qui existe... (extrait de la Préface, éd. orig. de 1909).
    Publi√©e en 3 tomes (1909-1910), la Cit√© de Li√®ge au Moyen-√āge couvre la p√©riode allant des origines connues au d√©but du XIVe si√®cle (tome Ier) ; le XIVe si√®cle (Tome 2) ; le XVe si√®cle (Tome 3), jusqu'√† la destruction de la ville par Charles-le-T√©m√©raire.

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  • Ainsi que le dit Brant√īme : ¬ę Je crois qu'il ne fut jamais quatre plus grands ducs les uns apr√®s les autres, comme furent ces quatre ducs de Bourgogne ¬Ľ. Le premier, Philippe-le-Hardi, commen√ßa √† √©tablir la puissance bourguignonne et gouverna la France durant plus de vingt ans. Le second, Jean-sans-Peur, pour conserver sur le royaume le pouvoir qu'avait eu son p√®re, commit un des crimes les plus √©clatants de l'histoire moderne; par l√† il forma de sanglantes factions et alluma une guerre civile, la plus cruelle peut-√™tre qui ait jamais souill√© notre sol. Succombant sous un crime semblable, sa mort livra la France aux Anglais. Philippe-le-Bon, son successeur, se vit l'arbitre entre la France et l'Angleterre ; le sort de la monarchie sembla d√©pendre de lui.
    Son r√®gne, long et prosp√®re, s'est signal√© par le faste et la majest√© dont commen√ßa √† s'investir le pouvoir souverain, et par la perte des libert√©s de la Flandre, de ce pays jusqu'alors le plus riche et le plus libre de l'Europe. Enfin le r√®gne de Charles-le-T√©m√©raire offre le spectacle continuel de sa lutte avec Louis XI, le triomphe de l'habilet√© sur la violence, le commencement d'une politique plus √©clair√©e, et l'ambition mieux conseill√©e des princes, qui, devenus ma√ģtres absolus de leurs sujets, font tourner au profit de leurs desseins les progr√®s nouveaux de la civilisation et du bon ordre. C'√©tait un avantage que de rattacher de la sorte le r√©cit de chaque √©poque √† un grand personnage ; l'int√©r√™t en devient plus direct et plus vif ; les √©v√©nements se classent mieux ; c'est comme un fil conducteur qui guide √† travers la foule confuse des faits... (extrait de la Pr√©face, √©d. de 1860).

  • En 100 pages, voici une d√©fense et illustration du Pays cauchois, terre normande, triangle marqu√© √† ses extr√©mit√©s par les villes de Dieppe, de Rouen et du Havre, et sinueusement bord√© par la Seine. De ses origines, de ses limites et de son histoire, vous aurez l√† l'essentiel qu'il vous faut savoir de cette partie si pittoresque de la Haute-Normandie.
    Devenu introuvable, en voici une nouvelle édition entièrement recomposée.

  • Entretenir le public de l√©gendes, de contes et de contes de f√©es, n'est-ce pas une t√Ęche aventureuse, un peu paradoxale?
    L'Histoire s√©v√®re a fait s'√©vanouir les l√©gendes. Et la science a r√©alis√© des merveilles aupr√®s desquelles toute f√©erie para√ģt terne ou si, elle aussi, a ses f√©es, tr√®s modernes, celles-ci ignorent le caprice et se soumettent en esclaves √† la volont√© de l'homme. Pourquoi cependant un peuple laisserait-il dispara√ģtre ses traditions? Elles lui appartiennent en propre, elles ont √©t√© sa litt√©rature et son histoire, l'√©l√©ment presque unique de sa vie spirituelle et morale. Elles l'ont consol√©, √©gay√©; elles l'ont fait rire ou pleurer, croire, esp√©rer. C'est lui qui les a cr√©√©es, qui a exprim√© dans ses l√©gendes sa mani√®re de concevoir la vie, d'expliquer le myst√®re de la destin√©e ; il y a donn√© libre cours √† son r√™ve, se composant un monde de fiction o√Ļ il s'enchante, o√Ļ il oublie, o√Ļ il veut oublier la duret√© des jours...Ces contes sont absurdes, pu√©rils, √† tout le moins mensongers ; ces f√©es n'existent point ! Affirmons avec le sage A. France qu'elles existent, puisque les hommes les ont faites, qu'il n'y a m√™me de r√©el que ce que l'on imagine. [...] Notre esquisse ne pr√©tend qu'√† tracer quelques sentiers, pour le voyageur, dans la for√™t luxuriante, √† classer les pi√®ces de notre tr√©sor, √† nouer une simple gerbe de fleurs choisies.
    On racontera d'un trait rapide, laissant au lecteur le plaisir de compléter... Il faut toujours laisser quelque chose à deviner au lecteur, ici plus qu'ailleurs, puisque ces légendes sont nées de la collaboration du conteur et de ses auditeurs (extrait de l'Avant-Propos).
    Initialement publié en 1920, indisponible depuis la fin des années 1920, en voici une nouvelle édition entièrement recomposée qui ravira certainement tous les amoureux de la Franche-Comté et de ses traditions.

  • Chaque si√®cle a sa mani√®re d'√©crire l'histoire. Le Moyen Age nous a laiss√© ses chroniques na√Įves, d√©pourvues de critique, mais souvent pleines de charme. La Renaissance aimait le beau style, les r√©cits √©piques et les harangues solennelles √† la mani√®re de l'Antiquit√©. Avec le XVIIIe si√®cle na√ģt la m√©thode philosophique; on disserte, on discute, on plie les faits suivant des th√©ories construites √† priori; on les coule, pour ainsi dire, dans un moule pr√©par√© d'avance.
    Notre √©poque a r√©agi contre ces divers syst√®mes ; i la na√Įve cr√©dulil√© des anc√™tres, nous avons substitu√© une critique s√©v√®re et quelque peu port√©e vers le scepticisme. L'√©cole moderne, ne cherche plus que la v√©rit√© pure et sans ornements ; elle discute les faits et non les id√©es.
    Les Chroniques d'Anjou et du Maine de Jehan de Bourdigné, rédigées pendant les premières années du XVIe siècle, appartiennent à la première manière, à celle du Moyen Age. La critique fait absolument défaut; les récits fabuleux et romanesques abondent ; la chronologie n'observe aucune règle. Mais il possède cependant une vaste érudition; il sait par coeur les chroniques et les légendes, surtout les plus apocryphes et les plus fabuleuses; il a même lu certains documents plus sérieux empruntés aux archives des couvents. Des auteurs plus récents ont éclairé de leur science bien des points douteux, mais sans remonter suffisamment aux sources. Enfin, de nos jours, un savant archiviste, M. Mabile, a porté la cognée à la racine de l'arbre et sapé par la base la vieille légende du comte Ingelger. Je me propose de résumer ici les travaux récents sur les comtes d'Anjou, et de soumettre à un nouvel examen leur histoire depuis les temps mérovingiens jusqu'à l'avènement des Plantagenêts...

  • Ainsi que le dit Brant√īme : ¬ę Je crois qu'il ne fut jamais quatre plus grands ducs les uns apr√®s les autres, comme furent ces quatre ducs de Bourgogne ¬Ľ. Le premier, Philippe-le-Hardi, commen√ßa √† √©tablir la puissance bourguignonne et gouverna la France durant plus de vingt ans.
    Le second, Jean-sans-Peur, pour conserver sur le royaume le pouvoir qu'avait eu son père, commit un des crimes les plus éclatants de l'histoire moderne; par là il forma de sanglantes factions et alluma une guerre civile, la plus cruelle peut-être qui ait jamais souillé notre sol.
    Succombant sous un crime semblable, sa mort livra la France aux Anglais. Philippe-le-Bon, son successeur, se vit l'arbitre entre la France et l'Angleterre ; le sort de la monarchie sembla d√©pendre de lui. Son r√®gne, long et prosp√®re, s'est signal√© par le faste et la majest√© dont commen√ßa √† s'investir le pouvoir souverain, et par la perte des libert√©s de la Flandre, de ce pays jusqu'alors le plus riche et le plus libre de l'Europe. Enfin le r√®gne de Charles-le-T√©m√©raire offre le spectacle continuel de sa lutte avec Louis XI, le triomphe de l'habilet√© sur la violence, le commencement d'une politique plus √©clair√©e, et l'ambition mieux conseill√©e des princes, qui, devenus ma√ģtres absolus de leurs sujets, font tourner au profit de leurs desseins les progr√®s nouveaux de la civilisation et du bon ordre. C'√©tait un avantage que de rattacher de la sorte le r√©cit de chaque √©poque √† un grand personnage ; l'int√©r√™t en devient plus direct et plus vif; les √©v√©nements se classent mieux ; c'est comme un fil conducteur qui guide √† travers la foule confuse des faits... (extrait de la Pr√©face, √©d. de 1860).
    La présente réédition se base sur l'édition de 1860.

  • Publi√© intialement en 1883, ces R√©cits sur l'Histoire de Lorraine sont l'occasion r√™v√©e de s'initier sans difficult√© √† ce que fut l'histoire pass√©e de cette ancienne Lotharingie (le royaume de Lothaire) - longtemps √©tat souverain entre France et Saint-Empire romain germanique -, depuis ses origines jusqu'√† son rattachement d√©finitif au royaume de France, au XVIIIe si√®cle.
    Occasion de découvrir également les personnages lorrains, ou non, qui en ont façonné l'histoire : les ducs de Lorraine au premier chef et les ducs de Bar : René Ier d'Anjou également comte de Provence, René II, Charles IV, Léopold Ier, François III qui devient Empereur du saint-Empire ou encore Stanislas, ancien roi de Pologne et dernier duc ; la famille des Guises qui s'illustra particulièrement en Lorraine, mais aussi Charles le Téméraire, le terrible duc de Bourgogne qui ambitionnait d'annexer la Lorraine et vint mourir sous les remparts de Nancy ;
    Les fameux trois √©v√™ch√©s : Metz, Toul et Verdun, ¬ęt√™te de pont¬Ľ de l'avanc√©e fran√ßaise en Lorraine au XVIe si√®cle, ou encore le dessinateur Jacques Callot.
    Bref un beau tour d'horizon lorrain à ne pas manquer !

  • Aquel libr√≤t de can√ßons tiradas de dos recu√®lhs vi√®lhs, editats en 1935 e 1945, barreja de cantas tradicionalas (Se canta, lo boi√®r) e de cantas de creacion recenta en lenga d'√≤c tal com la ¬ęTolosena¬Ľ, la ¬ęMontalbanesa¬ę, la ¬ęCarcassonesa¬Ľ o lo subreb√®l imne arieg√©s ¬ęAri√®ja, √≤ mon pa√≠s¬Ľ.
    En tot 33 cançons coneissudas mai o mens, pel plaser de totis e per far clantir la lenga occitana per las velhadas o las fèstas de pertot.
    Ce petit recueil de chants tir√©s de deux recueils anciens, √©dit√©s respectivement en 1935 et 1945, m√™le des chansons traditionnelles (Se canta, lo boi√®r) et des chansons de cr√©ation r√©cente en langue d'oc comme la ¬ęTolosena¬Ľ, la ¬ęMontalbanesa¬Ľ, la ¬ęCarcassonesa¬Ľ ou encore le superbe hymne ari√©geois ¬ęAri√®ja, √≤ mon pa√≠s¬Ľ. En tout 33 chansons plus ou moins c√©l√®bres, pour le plaisir de tous et pour faire retentir la langue occitane dans les veill√©es, dans les f√™tes, un peu partout.

  • Parue initialement entre 1972 et 1982 en trois volumes, l'histoire de Lescar, des origines jusqu'au XIXe si√®cle reste l'ouvrage majeur du Docteur Labau. Lescar - l'ancienne Beneharnum d√©truite par les Normands - devint le si√®ge d'un des deux √©v√™ch√©s du B√©arn. Prenant, au fil des si√®cles, toujours plus d'importance, Lescar et sa cath√©drale furent le lieu de s√©pulture des vicomtes de B√©arn, devenus entre-temps comtes de Bigorre, comtes de Foix puis rois de Navarre. Les guerres de Religion et l'invasion du B√©arn, au XVIe si√®cle, sous Jeanne d'Albret, marquent un premier coup d'arr√™t avec le basculement du B√©arn dans la R√©forme.

  • Nul n'ignore que, dans notre vieille Europe, la France tient la premi√®re place dans l'art de la cuisine ; mais je voudrais, avec quelques documents, aider les amateurs du bien manger √† donner √† Lyon la place qui lui convient dans le calendrier gastronomique fran√ßais. Ce lime sans pr√©tention n'est ni un trait√© de cuisine ni un docte travail historique, c'est une sorte de Th√©saurus √† la bonne franquette o√Ļ les gourmets de Lyon, au coin feu, √† , l'heure paisible de la digestion, pourront √©voquer leurs souvenirs et compl√©ter leurs connaissances, o√Ļ les gastronomes de partout auront peut-√™tre capiteuse mati√®re √† r√©flexion, si pour leur malheur ils ignorent encore la cuisine lyonnaise.
    Que les techniciens me pardonnent si parfois mes recettes ne sont pas aussi précises qu'ils les désirées; la cuisine est un art, et c'est à leur subtile intelligence affinée par l'ardeur des fourneaux de faire le reste; j'ai écrit le thème, à eux de composer l'accompagnement... (extrait de l'Avis au lecteur, édition originale de 1928).

  • J'ai voulu faire profiter mes semblables de recettes simples et bonnes, qui se sont transmises depuis plusieurs g√©n√©rations dans les vieilles familles bourguignonnes, soucieuses de prendre une nourriture quotidienne agr√©able et soign√©e, mais sans pr√©tention. On y trouvera aussi quelques recettes de choix, pour aider √† accueillir les h√ītes que l'on souhaite traiter, avec l'antique et somptueuse courtoisie fran√ßaise. [...] Ce ne fut point seulement la ma√ģtrise de quelques traiteurs √©minentsqui fit la renomm√©e gastronomique de Dijon. Ce fut surtout l'excellence de la cuisine que pr√©paraient dans les familles, soit d'expertes cuisini√®res de Cordons-Bleus soit m√™me les ma√ģtresses de maison, qui consid√©raient le devoir culinaire comme l'un des premiers de leur charge domestique. C'√©tait alors le bon temps ; c'est pour qu'un tel temps revienne que j'ai recueilli ces petites formules que je vous offre. La pr√©cipitation de la vie contemporaine, la haine de l'effort et des soins attentifs, les cuissons industrielles, qui, comme la plupart des progr√®s tant c√©l√©br√©s, sont contraires, tout bien pes√©, au bonheur des hommes, sont les causes de la d√©cadence. [...] Si j'ai pu contribuer au bonheur de mon prochain, √† la paix conjugale dont la mauvaise cuisine est un terrible ennemi ; si j'ai pu d√©montrer √† quelques jeunes femmes que mes recettes l'emportent sur celles du Ma√ģtre-queux du Radeau de la M√©duse, sur lequel elles font volontiers une croisi√®re, je serai heureux... (Extrait de la Pr√©face de l'√©dition originale de 1936).

  • Il est vraisemblable que Jeanne d'Albret aurait paru plus grande si son fils avait √©t√© moins grand. Cependant, elle ne fut pas seulement la m√®re d'Henri IV : Jeanne incarna chez nous la R√©forme, cette immense r√©volution, une des plus importantes dans ses prolongements que le monde ait connues et qui n'aurait pu avoir en France son puissant d√©roulement sans sa pr√©sence. Elle incarna aussi la survivance de nos libert√©s provinciales et particuli√®rement l'ind√©pendance des r√©gions gasconnes qui n'avaient pas eu de d√©fenseur plus farouche depuis son anc√™tre Gaston F√©bus.
    Cette princesse de la Renaissance, amie des lettres et des arts comme sa m√®re, la Marguerite des Marguerites, √©crivant et versifiant avec esprit, s√©v√®rement honn√™te dans son comportement public, parfaitement pure dans sa vie priv√©e, fut accus√©e de sectarisme et de s√©cheresse de coeur. Ce d√©nigrement syst√©matique devait √™tre tr√®s sensible √† tous les B√©arnais. La renaissance de nos vall√©es d√©laiss√©es depuis des si√®cles date de son r√®gne. Le B√©arn lui doit une multitude de petits ch√Ęteaux, qui portent tous l'empreinte de son caract√®re. Elle est consid√©r√©e comme la patronne de ce pays. Les villages tir√©s de leur torpeur, repeupl√©s, r√©confort√©s par une bonne l√©gislation, de nouvelles industries cr√©√©es, le lit des rivi√®res approfondi, nous lui devons tout cela.
    Et lorsque le promeneur passe sur certain vieux chemin solide et caillouteux, suivant le fa√ģte des collines √† perte de vue comme les routes romaines, le paysan consult√© lui r√©pond en langue d'oc : ¬ę Qu'ey lou cami de la reyne Yanne ¬Ľ (C'est le chemin de la reine Jeanne). Elle avait le sang ardent des seigneurs √† la race desquels elle appartenait, ces Gascons turbulents et audacieux qui avaient remu√© la France pendant deux si√®cles. Elle les continua, ne craignant pas la bataille, sachant parler au peuple aussi bien qu'au soldat, toujours pr√™te √† risquer sa vie pour la religion, ses int√©r√™ts pour ceux de sa race. Plus tard, cette femme dont la vie fut un long drame fut peu d√©fendue. Les biographies d'elle sont fragmentaires, incompl√®tes ou p√©rim√©es. J'essayerai surtout, en utilisant des documents √©pars, √©dit√©s ou in√©dits, de faire revivre la figure de celle que d√©peignait ainsi d'Aubign√©, qui l'avait connue : ¬ę Cette princesse n'avait de femme que le sexe, l'√Ęme enti√®re aux choses viriles, l'esprit puissant aux grandes affaires, le coeur invincible aux adversit√©s. ¬Ľ

  • Ainsi que le dit Brant√īme : ¬ę Je crois qu'il ne fut jamais quatre plus grands ducs les uns apr√®s les autres, comme furent ces quatre ducs de Bourgogne ¬Ľ. Le premier, Philippe-le-Hardi, commen√ßa √† √©tablir la puissance bourguignonne et gouverna la France durant plus de vingt ans. Le second, Jean-sans-Peur, pour conserver sur le royaume le pouvoir qu'avait eu son p√®re, commit un des crimes les plus √©clatants de l'histoire moderne; par l√† il forma de sanglantes factions et alluma une guerre civile, la plus cruelle peut-√™tre qui ait jamais souill√© notre sol. Succombant sous un crime semblable, sa mort livra la France aux Anglais. Philippe-le-Bon, son successeur, se vit l'arbitre entre la France et l'Angleterre ; le sort de la monarchie sembla d√©pendre de lui. Son r√®gne, long et prosp√®re, s'est signal√© par le faste et la majest√© dont commen√ßa √† s'investir le pouvoir souverain, et par la perte des libert√©s de la Flandre, de ce pays jusqu'alors le plus riche et le plus libre de l'Europe. Enfin le r√®gne de Charles-le-T√©m√©raire offre le spectacle continuel de sa lutte avec Louis XI, le triomphe de l'habilet√© sur la violence, le commencement d'une politique plus √©clair√©e, et l'ambition mieux conseill√©e des princes, qui, devenus ma√ģtres absolus de leurs sujets, font tourner au profit de leurs desseins les progr√®s nouveaux de la civilisation et du bon ordre. C'√©tait un avantage que de rattacher de la sorte le r√©cit de chaque √©poque √† un grand personnage ; l'int√©r√™t en devient plus direct et plus vif ; les √©v√©nements se classent mieux ; c'est comme un fil conducteur qui guide √† travers la foule confuse des faits... (extrait de la Pr√©face, √©d. de 1860).
    La présente réédition se base sur l'édition de 1860.

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