Editions Des Regionalismes

  • Leur gĂ©ographie si particulières. Les meilleurs tĂ©moignages littĂ©raires sur la vie dans ces petits mondes insulaires entre 1850 et 1950 nous sont offerts par l'Ă©crivain brestois Henri QueffĂ©lec (1910-1992). Ce grand connaisseur des « travailleurs de la mer » y situa en effet l'action de six de ses romans les plus cĂ©lèbres.
    Henri Queffélec (après Un Recteur de l'île de Sein) s'intéresse à nouveau à l'île de Sein en 1956.
    Passionné par la construction des phares de mer, il entreprend de raconter celle du phare d'Ar-Men, dans la Chaussée de Sein, entre 1867 et 1881. Il témoigne ainsi de son attachement à la petite île, qui lui a inspiré son roman le plus célèbre, et de ses qualités de narrateur, quand il s'agit de rendre par des mots l'héroïsme des hommes. Un siècle plus tard, il reste admiratif devant les ingénieurs et les ouvriers qui ont réussi à élever un phare de 35 m sur un rocher de 100 m².... L'écrivain se fait historien pour rappeler la précarité de l'existence des Iliens.
    Le personnage central de Un feu s'allume sur la mer est le phare d'Ar-Men. Autour de lui s'organisent deux intrigues qui s'entrecroisent : l'une décrit les angoisses des pouvoirs publics quant à l'achèvement du phare, l'autre dépeint la vie quotidienne des Sénans. Entre les deux, le lien est fait par un jeune marin-pêcheur, Alain Le Gonidec, embarqué à bord de la Jeune Adèle commandée par le patron Matthieu Louarn. Quand Alain est sauvé par Pierre Guivarch, un maçon de la pointe du Raz, c'est tout l'antagonisme séculaire entre Sein et le Cap-Sizun qui s'écroule d'un coup.
    Comme pour balayer les objections qui lui avaient été faites à propos des «sauvages» de son premier roman, Queffélec réhabilite complètement les Sénans. Ce ne sont pas des naufrageurs, mais tout le contraire, de courageux sauveteurs. Il rappellera dans Le phare l'acharnement dont ils ont fait preuve pour l'érection de la tour de mer (extrait de l'Avant-propos d'Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec.



  • NB : Le fichier EPUB est seulement disponible dans sa version "MISE EN PAGE FIXE".


    Au cours d'une bagarre dans une de ses usines, un Yankee, self-made man audacieux, Hank Morgan, se retrouve subitement projeté treize cents ans en arrière, à la cour du roi Arthur. « Que peut faire un homme entreprenant, opportuniste et inventif, au milieu d'individus comme sire Galaad, sire Lancelot ou Merlin l'Enchanteur, ce magicien de pacotille ? » Telle est la question qui se pose à lui dès son arrivée. Immédiatement, la réponse lui apparaît : « Devenir le Sire Le Boss ! » Il n'aura de cesse, dès lors, de reconstruire son paradis perdu, et de faire de cette Grande-Bretagne, médiévale et confite en religion, une Amérique laïque des débuts de l'ère industrielle. Roman satirique et humoristique, grand précurseur de la Science-Fiction moderne, et en même temps, à la lisière de l'uchronie et du steampunk. Réédité ici avec les illustrations de la première édition américaine de 1889, voici un livre qu'il faut lire ou relire, jubilatoire et prémonitoire aussi d'un certain antagonisme culturel (voire plus...) entre une certaine vieille Europe et un certain nouveau Monde...
    Mark Twain (1835-1910) écrivain nord-américain. Après une carrière de militaire, il devient imprimeur puis journaliste. Son roman publié en 1876, Les Aventures de Tom Sawyer, le rend immédiatement célèbre. On lui doit de nombreux romans (Les Aventures de Huckleberry Finn, etc.) et contes ainsi que quelques essais dont un curieux Mémoires de Jeanne d'Arc ainsi que des récits de voyage (La vie sur le Mississippi, etc.).

  • Comment peut-on parler de gĂ©ographie sans s'ennuyer ? Pour cela, il faut peut-ĂŞtre (re)lire l'Histoire d'une montagne d'ElisĂ©e Reclus : un texte Ă  la fois scientifique, humain, poĂ©tique et romantique dont le but est de faire dĂ©couvrir, Ă  travers tous ses aspects physiques, humains, religieux ou purement scientifiques ce que peut cacher ce terme gĂ©nĂ©rique de montagne.
    C'est l'occasion d'une balade foisonnante dans ce véritable univers que sait recréer - avec quel talent ! avec quelle langue ! - un des plus grands géographes français.

  • Comment peut-on parler de gĂ©ographie sans s'ennuyer ? Pour cela, il faut peut-ĂŞtre (re)-lire l'Histoire d'un ruisseau d'ElisĂ©e Reclus : un texte Ă  la fois scientifique, humain, poĂ©tique et romantique dont le but est de faire dĂ©couvrir, Ă  travers tous ses aspects physiques, humains, religieux ou purement scientifiques ce que peut cacher ce terme gĂ©nĂ©rique de ruisseau. C'est l'occasion d'une balade foisonnante dans ce vĂ©ritable univers que sait recrĂ©er - avec quel talent ! avec quelle langue ! - un des plus grands gĂ©ographes français.

  • Qui veut comprendre les Ă®les du Ponant aujourd'hui ne peut faire l'impasse sur leur histoire et leur gĂ©ographie si particulières.
    Les meilleurs témoignages littéraires sur la vie dans ces petits mondes insulaires entre 1850 et 1950 nous sont offerts par l'écrivain brestois Henri Queffélec (1910-1992). Ce grand connaisseur des « travailleurs de la mer » y situa en effet l'action de six de ses romans les plus célèbres.
    Le phare de la Jument (ar Gazek-Coz en breton), « morceau de sucre piqué droit dans le gosier du Fromveur », est bel et bien le personnage principal du roman. A tout le moins l'épopée de son érection entre 1904 et 1911 : un ancien négociant, Charles-Eugène Potron, lègue 400.000 francs-or à l'Etat pour édifier un nouveau phare dans les parages d'Ouessant, sous condition de le construire sur une durée maximale de sept ans. Nous suivons donc les péripéties - et les hommes - qui jalonnent la jeunesse de la Jument lors de sa difficile mise en oeuvre, de sa construction, de ses oscillations anormalement fortes dans les tempêtes, enfin de la consolidation de ses fondations dans les années 1920-30.
    Dans le même temps, un pêcheur molénais, Alain Creignou, fonde un foyer avec la fille d'un agriculteur ouessantin, Françoise Mescam. Alain Creignou est subjugué par la Jument. A bord du Sant Mikkaël, il initie son fils François, qui rêve de devenir gardien de phare. Il croit à un pouvoir quasi surnaturel de ces tours de mer qui revivent dès que tombe la nuit ou la brume...
    Le phare s'inscrit parmi les grands romans insulaires français du XXe siècle. Il n'était plus disponible en édition simple depuis 40 ans. Nul doute que sa lecture vous passionnera. La Lumière enchaînée (parution en 2016) poursuit l'aventure de la Jument. - Avant-propos d'Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec.

  • Qui veut comprendre les Ă®les du Ponant aujourd'hui ne peut faire l'impasse sur leur histoire et leur gĂ©ographie si particulières.
    Les meilleurs témoignages littéraires sur la vie dans ces petits mondes insulaires entre 1850 et 1950 nous sont offerts par l'écrivain brestois Henri Queffélec (1910-1992). Ce grand connaisseur des « travailleurs de la mer » y situa en effet l'action de six de ses romans les plus célèbres. Il désirait faire revivre un des derniers temps forts de la marine à voile mais ce n'est que tardivement qu'il l'a abordé dans Ils étaient six marins de Groix... et la tempête, édité en 1979. Mais l'hommage rendu aux pêcheurs de thon est vibrant. Les « scènes de la vie groisillonne » décrivent la lutte entre la flotte des dundées et la terrible tempête d'équinoxe des 19 et 20 septembre 1930. A Groix, il y eut 6 navires coulés et 40 morts. Le grand centre d'armement pour la pêche au thon, qui fut doté de la première conserverie de France ne s'en remit jamais et les derniers dundées disparurent à la fin des années 1940...
    Ils étaient six marins de Groix. et la tempête s'inscrit parmi les grands romans insulaires français du XXe siècle. Il n'était plus disponible en édition simple depuis sa première publication.
    Nul doute que sa lecture vous transportera dans le temps et dans l'espace, jusque dans cette île de Groix, si grande face aux tragédies marines.. - Avant-propos d'Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec.

  • Mirèio (Mireille), poème « provençal » en douze chants, dĂ©diĂ© Ă  Lamartine, est composĂ© en 1859. Mirèio est bien la pièce maĂ®tresse de l'oeuvre littĂ©raire de FrĂ©dĂ©ric Mistral.
    En vers et en provençal, c'est la Provence que Mistral met en scène pour la première fois, la Provence, son histoire, ses moeurs, ses traditions, ses hommes et ses femmes. Se référant peutêtre à un amour contrarié de jeunesse, il nous conte, avec un talent et dans une langue superbe, les amours de deux jeunes gens - Mirèio et Vincèn - que leurs conditions sociales respectives vont contrarier tragiquement.
    La présente édition reprend les 43 illustrations - ici traitées en noir et blanc - de Jean Droit, parues initialement dans l'édition en français de H. Piazza en 1923. Destiné plus particulièrement à un public francophone, le texte principal est la traduction en français (faite par Mistral lui-même) du texte provençal d'origine.

  • Qui veut comprendre les Ă®les bretonnes aujourd'hui ne peut faire l'impasse sur leur histoire et leur gĂ©ographie si particulières.
    A ce titre, les meilleurs témoignages littéraires sur la vie dans ces petits mondes insulaires sous l'Ancien Régime et la Révolution nous sont offerts par ce grand connaisseur des « travailleurs de la mer » que fut Henri Queffélec.
    En 1944, il y a tout juste 70 ans, la publication d'Un recteur de l'île de Sein balisa l'ouverture d'une ère nouvelle dans l'histoire de la littérature française : elle plantait un décor neuf dans le paysage littéraire, en rompant avec le pessimisme des années sombres et en préparant le renouveau de l'après-guerre.
    Un Recteur de l'Île de Sein, est le troisième des quelque neuf romans que le célèbre écrivain Henri Queffélec, né à Brest (1910-1992), consacre aux îles bretonnes.
    Un voyage à l'île de Sein à l'hiver 1937 sera l'occasion de découvrir l'île, ses habitants et, de la bouche du recteur d'alors, l'histoire de François Guilcher, dit Le Su, le sacristain devenu prêtre de l'île au XVIIe siècle, alors que Sein se trouve dépourvue de desservant religieux.
    Dans son roman, Henri Queffélec nous offre un tableau vivant de l'île de Sein sous l'Ancien Régime. La communauté chrétienne sénane, depuis le départ de son recteur et la vacance de la cure, se trouve dans le plus grand désarroi et se sent délaissée par l'Eglise de Quimper, voire par le continent tout entier... Dans ce contexte, le sacristain, homme pieux et respecté, est amené presque malgré lui, sous la pression des îliens, à prendre en main les destinées de la paroisse et finira, après bien des péripéties, par être « validé » par la hiérarchie catholique comme authentique recteur de l'île, désormais titulaire en droit de la paroisse qu'il dirige en fait depuis des décennies.
    L'ouvrage a également fait l'objet d'une libre adaptation cinématographique dans Dieu a besoin des hommes de Jean Delannoy en 1950, Pierre Fresnay prêtant ses traits au pêcheur devenu curé.
    Un Recteur de l'île de Sein s'inscrit parmi les grands romans insulaires français du XXe siècle. Il n'était plus disponible en UN RECTEUR DE L'ÎLE DE SEIN édition de qualité depuis 30 ans. Nul doute que sa lecture vous transportera dans le temps et dans l'espace, jusque dans cette petite île de Sein, si grande dans sa volonté de ne jamais abdiquer, ni en 1613, ni en 1940, ni aujourd'hui. - Avant-propos d'Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec.

  • Après le Grand Dictionnaire, Lou Tresor dĂłu Felibrige de l'illustre FrĂ©dĂ©ric Mistral, qui s'est montrĂ© en cette oeuvre le LittrĂ© de la langue provençale, on demandait et de tous cĂ´tĂ©s on rĂ©clamait Lou Pichot TrĂ©sor du FĂ©librige. Eh bien ! le voici. Prenez-le et parcourez-le Ă  loisir. C'est lĂ  notre prĂ©face. Nous pourrions, sans doute, expliquer combien nous ont Ă©tĂ© utiles, dans la composition de cet ouvrage, nos frĂ©quentations familières et assidues avec le peuple, et, d'autre part, quel prĂ©cieux secours nous ont apportĂ© les dictionnaires de Mistral, d'Honorat, de Doujat, d'Avril, de Piat et du niçard Pellegrini, ainsi que les autres lexiques ou vocabulaires de la Langue d'Oc, languedociens, gascons, limousins, dauphinois, etc. Nous pourrions aussi faire ressortir le cĂ´tĂ© pratique de notre petit dictionnaire : d'abord au point de vue linguistique qui nous a fait grouper ensemble, et par paragraphes distincts, les mots de mĂŞme famille, autant, bien entendu, que l'ordre alphabĂ©tique le comportait - ; ensuite au point de vue historique et ethnographique... (extrait de la PrĂ©face, Ă©dition originale de 1902).
    Constamment «réprinté» (à l'identique de l'édition de 1902) depuis plus d'un siècle, aucun éditeur n'avait osé s'attaquer à la recomposition complète de l'ouvrage en deux tomes (françaisprovençal et provençal-français). C'est désormais chose faite. Voici le nouveau Pichot Tresor !

  • Ainsi que le dit BrantĂ´me : « Je crois qu'il ne fut jamais quatre plus grands ducs les uns après les autres, comme furent ces quatre ducs de Bourgogne ». Le premier, Philippe-le-Hardi, commença Ă  Ă©tablir la puissance bourguignonne et gouverna la France durant plus de vingt ans. Le second, Jean-sans-Peur, pour conserver sur le royaume le pouvoir qu'avait eu son père, commit un des crimes les plus Ă©clatants de l'histoire moderne; par lĂ  il forma de sanglantes factions et alluma une guerre civile, la plus cruelle peut-ĂŞtre qui ait jamais souillĂ© notre sol. Succombant sous un crime semblable, sa mort livra la France aux Anglais. Philippe-le-Bon, son successeur, se vit l'arbitre entre la France et l'Angleterre ; le sort de la monarchie sembla dĂ©pendre de lui. Son règne, long et prospère, s'est signalĂ© par le faste et la majestĂ© dont commença Ă  s'investir le pouvoir souverain, et par la perte des libertĂ©s de la Flandre, de ce pays jusqu'alors le plus riche et le plus libre de l'Europe. Enfin le règne de Charles-le-TĂ©mĂ©raire offre le spectacle continuel de sa lutte avec Louis XI, le triomphe de l'habiletĂ© sur la violence, le commencement d'une politique plus Ă©clairĂ©e, et l'ambition mieux conseillĂ©e des princes, qui, devenus maĂ®tres absolus de leurs sujets, font tourner au profit de leurs desseins les progrès nouveaux de la civilisation et du bon ordre.
    C'était un avantage que de rattacher de la sorte le récit de chaque époque à un grand personnage ; l'intérêt en devient plus direct et plus vif; les événements se classent mieux ; c'est comme un fil conducteur qui guide à travers la foule confuse des faits... (extrait de la Préface, éd. de 1860).
    La présente réédition se base sur l'édition de 1860.

  • « Marcel Aubert, qui est l'auteur de cette notice, n'a pas prĂ©tendu Ă©difier la monographie complète et dĂ©finitive de la cathĂ©drale, mais bien prĂ©senter au public curieux un travail aussi clair et prĂ©cis que possible, tout en restant accessible Ă  tous. On se contente en effet de moins en moins facilement aujourd'hui des tradition vagues, des descriptions approximatives des guides d'autrefois. On a renoncĂ© Ă  y raconter l'histoire anecdotique de Notre-Dame de Paris, Ă  dĂ©crire mĂŞme les cĂ©rĂ©monies et les Ă©vĂ©nements dont elle a Ă©tĂ© le théâtre; on s'est seulement efforcĂ© d'y prĂ©senter une histoire suivie et complète de l'Ă©difice pris en lui-mĂŞme, de ses origines lointaines qui se confondent avec celles mĂŞmes de la capitale et de la monarchie française, de son Ă©lĂ©vation triomphante au plus beau moment du dĂ©veloppement de notre architecture nationale, de ses transformations et de ses altĂ©rations au cours des siècles qui suivirent, de sa restauration enfin, intelligente et raisonnĂ©e, au siècle dernier... » (extrait de l'Introduction, Ă©dition originale de 1909).

  • Chamonix est devenu, Ă  la fin du XVIIIe siècle, lorsque, enfin, on « invente » la montagne (et particulièrement le Mont-Blanc), un des lieux les plus prisĂ©s et les plus visitĂ©s d'Europe.
    Mais qu'en était-il de Chamonix et de sa vallée, avant ? Le présent ouvrage, paru initialement en 1887, permet de se faire une idée assez précise de ce qu'étaient les moeurs et coutumes, règlements et lois de la vie quotidienne d'une vallée alpine dans la Savoie du moyen-âge et de la Renaissance.
    Les relations plus que tendues entretenues entre les habitants et le prieur, seigneur de la vallée de Chamonix, les éternelles chicanes autour des impôts, etc.
    Une passionnante plongée dans un temps, à la fois si proche et si éloigné !

  • EditĂ© Ă  l'origine en 1866, voilĂ  un Armorial qui replace les communes, « jadis aussi fières de leurs libertĂ©s et de leurs privilèges que de leur vieil Ă©cusson », au centre de l'histoire hĂ©raldique de la Provence.
    Présentées chacune avec son blason dessiné et sa description suivant les règles de la science héraldique, les communes de la Provence retrouvent ici leurs véritables racines historiques.
    Un ouvrage de référence pour tous ceux qui s'intéressent à la connaissance de l'histoire de la Provence, à ses racines et à ses blasons, bien plus « parlants » que leurs modernes avatars : les tristes et uniformes logos...).

  • Jacques Ellul est nĂ© en 1912 Ă  Bordeaux oĂą il enseigne Ă  la facultĂ© de droit et Ă  l´Institut d´Etudes Politiques de 1944 Ă  1980. Ses cours sur le Marxisme, l´Histoire des Institutions de l´AntiquitĂ© Ă  nos jours, la Propagande et la sociologie de la sociĂ©tĂ© technicienne ont laissĂ© leur empreinte sur bon nombre d´étudiants qui gardèrent de lui un souvenir Ă©mu et reconnaissant.

    Historien et sociologue mais aussi théologien, il analyse avec passion et lucidité les phénomènes les plus complexes de notre société dans un langage volontairement simple et compréhensible.

    Son oeuvre qui se compose d´environ 50 volumes et quelques milliers d´aticles s´articule autour de deux grands schémas :

    - les problèmes générés par l´auto-accroissement du phénomène technicien, - une éthique chrétienne de la liberté et de l´espérance adaptée à cette société.

    « Trahison de l´Occident » a été écrit en 1974. Il s´agit d´un livre puissant et pugnace qui nous donne à réfléchir sur nos rancoeurs naturelles à l´égard de cet Occident qui nous a pourtant tout donné y compris la faculté de le critiquer.

    Jacques Ellul est décédé en mai 1994 laissant derrière lui des groupes de réflexion et des auteurs qui s´emploient à poursuivre son oeuvre. A cet égard, on ne saurait ignorer l´admirable ouvrage de Jean-Luc Porquet « Jacques Ellul, l´homme qui avait presque tout prévu ».

  • S'il fut un spĂ©cialiste de l'oeuvre de Victor Hugo, Paul Berret (1861- 1943) n'en oublia pas pour autant son pays natal dauphinois.
    Il publia ce Au pays des brûleurs de loups en 1904, lequel connut, tout au long de la première moitié du XXe siècle, un succès constant.
    Alors laissez vous entraîner dans ces contes et légendes qui, d'une façon ou d'une autre, vous amènerons dans le passé du Dauphiné, proche ou lointain :
    De l'affaire tragi-gastronomique du fameux repas de Saint-Marcellin lors des guerres de Religion à l'évocation légendaire de la première Dauphine, ou de la fameuse graille, cet oiseau maléfique qui fit, même mort, tant d'ombrage à la notoriété de M. de Saint- André, intendant du Dauphiné, aux amours impossibles de Djem, frère du Sultan, et de Philippine de Sassenage : entrez dans la ronde des contes et des légendes !...

  • Ce Lexique, Ă©ditĂ© originellement en 1901, a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© Ă  partir du grand Dictionnaire de l'Ancienne langue française et de tous ses dialectes en 10 volumes, il contient plus de 55.000 entrĂ©es.
    Chaque mot est accompagné de sa classe grammaticale, de sa traduction ainsi que des divers sens, souvent nombreux, qui sont les siens dans les textes médiévaux. Il couvre l'ensemble de l'ancienne langue française du IXe au XVe siècle. C'est un instrument indispensable pour mieux comprendre les textes et la civilisation du Moyen Âge, et mieux appréhender l'évolution ancienne de la langue française.

  • Largement Ă©talĂ©es de la Brie Ă  la Lorraine et de la Picardie Ă  la Bourgogne, les plaines champenoises prĂ©sentent une incontestable unitĂ©. Partout oĂą elle s'Ă©tend en surface et en profondeur, la craie champenoise dĂ©termine des aspects originaux qui se reproduisent sur de vastes espaces. Mais la Champagne historique prĂ©sente une bien plus grande diversitĂ©. LĂ , les sociĂ©tĂ©s humaines se sont dĂ©veloppĂ©es dans des cadres qui concordent mal avec les limites naturelles.
    Domaines imprécis des civilisations préhistoriques et des peuplades gauloises, provinces romaines, royaumes barbares, comté de Champagne et domaines ecclésiastiques de Reims, Châlons et Langres, intendances et gouvernements des temps modernes, départements des temps contemporains, se sont superposés, créant un enchevêtrement de limites déconcertant au premier abord. Mais, en dépit de cette confusion apparente la notion d'une Champagne historique s'impose. Elle résulte tout d'abord de l'existence d'une forte organisation féodale, le comté de Champagne. Certes, celui-ci ne coïncide pas exactement avec la région naturelle et il a perdu, plus tôt que d'autres, son existence autonome pour se fondre dans l'unité française identifiée avec le domaine royal. D'autre part, la notion d'une Champagne historique repose également sur un caractère essentiel que nous retrouverons à travers les principaux épisodes de l'histoire de la province. Ce caractère s'exprime en un seul mot : carrefour. La Champagne occupe, en effet, un croisement de routes traditionnelles dont la fréquentation est aussi ancienne que les plus précoces développements de la civilisation humaine (extrait de l'Avantpropos, édition de 1933).

  • C'est une vĂ©ritable encyclopĂ©die que l'Histoire de Lyon et des provinces adjacentes (le titre originale en Ă©tait Nouvelle Histoire de Lyon) : près de 2.000 pages agrĂ©mentĂ©es de plus de 2.300 illustrations qui jalonnent et Ă©clairent cette oeuvre particulièrement ambitieuse. La première Ă©dition de cet ouvrage, pour ses trois premiers tomes (des origines aux Cent-Jours), date de 1895-1899. Le quatrième tome (qui couvre le XIXe siècle) ne fut publiĂ© qu'en 1939.
    Devenue difficilement trouvable, cette Histoire de Lyon méritait une nouvelle édition, entièrement recomposée, et qui se déclinera en 7 tomes. Et la ville et la région qui l'entoure (Lyonnais, Forez, Beaujolais, Franc-Lyonnais et Dombes) méritaient de retrouver cette oeuvre monumentale les concernant.
    Les deux premiers tomes (I-a et I-b) couvrent « l'Antiquité », des origines à la chute du royaume burgonde (534).

  • C'est en faisant des recherches sur le cimetière israĂ©lite de Haguenau que nous avons eu l'idĂ©e d'Ă©crire la monographie des Juifs de cette localitĂ©. Notre intention n'Ă©tait pas d'aller plus loin.
    Mais une fois lancé dans les Archives, on s'y attache tellement que l'on éprouve de la peine à s'en séparer. Et c'est ainsi que nous sommes arrivé à faire l'histoire des Juifs d'Alsace. Si nous avons traité à part celle des Israélites de Haguenau, c'est que nous devions cette préférence à notre ville natale et nos ancêtres n'ont jamais été forcés de quitter Haguenau dont les magistrats ont toujours eu plus d'égards envers nos coreligionnaires que tous ceux des autres localités d'Alsace... (extrait de la Préface)

  • Il n Ă©tait pas facile d'Ă©crire l'histoire de la CitĂ© de Liège. Cette grande ville n'a pas d'archives.
    Cinq catastrophes, marquées par les dates de 1212, de 1408, de 1467, de 1468 et de 1794, ont anéanti la plupart des documents qui auraient pu nous renseigner sur son passé.
    On se tromperait si l'on croyait trouver un dédommagement dans les sources narratives.
    Certes,l'historiographie du pays de Liège est, au moyen-âge, d'une richesse extraordinaire mais les chroniqueurs liégeois ne se sont guère intéressés qu'à l'histoire des princes-évêques n'ont parlé de la Cité qu'à l'occasion des conflits qui la mettaient aux prises avec le prince.
    Si la ville de Liège a perdu toutes ses archives, cela ne veut pas dire que toutes soient détruites.
    Les documents relatifs a sa vie intime, à sa comptabilité, aux séances de son Conseil communal, au fonctionnement de ses diverses institutions, sont peut-être irrémédiablement perdus, mais il n'en est pas de même grand nombre d'autres qui, à cause de leur caractère d'utilité quotidienne, ont été conservés ailleurs que dans le coffre de la Cité. Recueillir et classer tous ces documents épars était le premier travail qui s'imposait. Je ne m'y suis pas dérobé, et je crois avoir réuni à peu près tout ce qui existe... (extrait de la Préface, éd. orig. de 1909).
    Publiée en 3 tomes (1909-1910), la Cité de Liège au Moyen-Âge couvre la période allant des origines connues au début du XIVe siècle (tome Ier) ; le XIVe siècle (Tome 2) ; le XVe siècle (Tome 3), jusqu'à la destruction de la ville par Charles-le-Téméraire.
    Godefroid Kurth (1847-1916) né à Arlon (Belgique), professeur d'histoire médiévale à l'Université de Liège et historien. On lui doit de nombreux ouvrages historiques, notamment un La lèpre en Occident avant les Croisades ; Histoire poétique des Mérovingiens ; Clovis, le fondateur ; Notger de Liège et la civilisation au Xe siècle ; Études franques, etc. Mais la Cité de Liège au Moyen-Âge reste son oeuvre majeure, un classique par excellence pour comprendre et apprécier le passé de la prestigieuse et orgueilleuse capitale de la Principauté de Liège.

  • Paru en 1879, sous la plume d'Hilarion BarthĂ©ty, notaire et maire de Garlin en BĂ©arn, voilĂ  deux petites Ă©tudes sur les superstitions et la sorcellerie - alors monnaie courante en BĂ©arn comme au pays Basque -, il y a un peu plus d'un siècle...
    « La superstition est une science à huis clos ... la superstition est un sanctuaire presque fermé, et c'est à la faveur de l'obscurité qui y règne que les naïfs sont trompés... » Cette définition due à l'abbé Dambielle pour sa Sorcellerie en Gascogne est bien de la même actualité pour Béarn et pays Basque.
    Les pratiques de sorcellerie et les superstitions populaires, présentées dans leur langue d'origine, donnent enfin la mesure de ce qu'elles étaient ancrées au plus profond des mentalités populaires de l'époque.

  • RĂ©digĂ© Ă  Sisteron, en 1868, Jean-des-Figues est certainement le chef-d'oeuvre de jeunesse de Paul Arène, dĂ©diĂ© Ă  Alphonse Daudet, et oĂą la vie de l'auteur se confond avec celle du hĂ©ros.
    Jean-des-Figues, ainsi surnommé parce qu'il se promène sur son âne avec des figues sèches en poche, c'est l'histoire d'un jeune Provençal qui abandonne son pays natal où il s'ennuie pour « monter » à Paris. Il va y essayer, deux ans durant, tous les ingrédients de ce qui caractérise la vie de bohème dans la capitale, en ce milieu de XIXe siècle. Mais, au final, il devra bien s'apercevoir que rien ne vaut la vie tranquille de Sisteron et de sa Provence...

    En 1932 paraît une édition de Jean-des-Figues, illustrée par François de Marliave : c'est celle-ci que nous proposons dans une nouvelle version entièrement recomposée et qui fait pendant à celle de La Chèvre d'or, illustrée par René Bénézech ou de Mireille/Mirèio par Jean Droit.

  • « Ce n'est pas un goĂ»t particulier pour le folklore ni un penchant spĂ©cial pour les recherches que cette science comporte qui m'ont ouvert la voie dans laquelle je me suis engagĂ©, mais le milieu dans lequel je suis nĂ©, un milieu de gens de la terre. J'ai passĂ© une partie de mon enfance dans le folklore parce que j'avais une grand'mère dont les rĂ©cits du peuple, avec leur merveilleux particulier, Ă©taient la seule culture. J'ai vĂ©cu, grâce Ă  elle, dans la familiaritĂ© du bon saint Claude, du grand saint Martin, de saint Georges qui a le tort de faire geler, mais qui est si beau et si brave, du petit berger de Saint-Romain, de Gargantua qui nous a rendu le service de creuser le lit de la SaĂ´ne et qui a Ă©teint l'incendie de Dijon de façon si ingĂ©nieuse que Gulliver l'a imitĂ© ; sans oublier les fĂ©es (les fayettes), ni les wivres, ces grands serpents ailĂ©s, ni le bon chien tuĂ© par son maĂ®tre qui croyait qu'il avait tuĂ© son enfant alors qu'il l'avait sauvĂ©, et tant de rĂ©cits qui furent ma culture, Ă  moi aussi, quand j'Ă©tais un petit garçon... L'adolescent a pu en acquĂ©rir une autre ; Le travail a pu lui ouvrir les yeux sur des beautĂ©s plus vastes ; les diplĂ´mes sont venus, et l'homme enseigne aujourd'hui le savoir qu'il a pu acquĂ©rir, mais il y a une voix qu'il entendra toujours : celle d'une vieille femme qui rĂ©pĂ©tait les histoires des aĂŻeux de sa famille... (extrait de la prĂ©face, Ă©d. originale, 1955).

  • Avant StĂ©phen LiĂ©geard, on parlait de Provence maritime voire de Riviera lorsqu'on voulait parler de la bande littorale rocheuse, baignĂ©e par la MĂ©diterranĂ©e, depuis l'embouchure du RhĂ´ne jusqu'aux frontières de la France et de la future Italie (de Nice Ă  GĂŞnes).
    Avec l'ouvrage qu'il fait paraître en 1887 - puis en 1894 (dans une version augmentée) -, il met à l'honneur une nouvelle expression qui connaîtra le succès que l'on sait : la Côte d'Azur !
    Son ouvrage est tout à la fois un vrai guide touristique et historique, un carnet mondain du high-life de la Côte d'Azur de la fin du XIXe siècle et une description poétique et littéraire de ce « pays de la mer bleue, du soleil et des fleurs... ».
    Un ouvrage à redécouvrir pour comprendre ce qu'était les prémices de la Côte d'Azur, il y a quelque 120 ans !

empty