Arlea

  • Neige

    Maxence Fermine

    Dans une langue concise et blanche, Maxence Fermine cis√®le une histoire o√Ļ la beaut√© et l'amour ont la fulgurance du ha√Įku. On y trouve le portrait d'un Japon raffin√© o√Ļ, entre violence et douceur, la tradition s'affronte aux forces de la vie.

  • L'espace de la salle de bains, espace souvent anodin, ou exigu en Europe, est au Japon un lieu privil√©gi√© o√Ļ le th√®me de l'intimit√© familiale ou amicale se manifeste mieux qu'ailleurs. Le bain japonais est un √©l√©ment de civilisation, au m√™me titre que la c√©r√©monie de th√©, les ha√Įkus ou la voie des fleurs. Si le bain est d'abord associ√© aux yeux d'un occidental √† l'id√©e de propret√©, il est au Japon un savoir-vivre raffin√©, po√©tique, qui rend possible la rencontre de l'autre dans un cadre intime et bienveillant.
    Comme Tanizaki, dans son √Čloge de l'ombre, Akira Mizubayashi nous livre dans cette √©vocation des eaux profondes, le secret d'un coeur japonais mais aussi la vigilance critique d'un homme de son temps dans un pays en crise.

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  • Voyager, c'est : confronter ¬ę son ¬Ľ monde au monde ; se de¬īcouvrir tel qu'on est lorsqu'on n'est pas chez soi ; faire usage de ses cinq sens, me^ler saveurs et savoirs ; e^tre heureux d'arriver quelque part puis soulage¬ī d'en partir - pour- tant le lieu n'a pas change¬ī ; tendre l'oreille a` l'esprit des lieux : s'il vous dit de de¬īguerpir, surtout ne pas le contredire ; accepter qu'on ne pourra jamais tout voir, tout connai^tre : on sera toujours incomplet d'un bonheur vole¬ī a` une e¬ītape encore inconnue ; aller voir et laisser dire.

    E¬īlisabeth Foch-Eyssette a parcouru le monde de¬īsirant l'ailleurs pour mieux re^ver au retour. A` la manie`re de Sei Sho^nagon dans Notes de chevet, elle e¬īcrit aussi bien les choses qui invitent a` prendre le large que les rencontres de ceux qu'on n'oublie pas. Et ce`de, avec le me^me bonheur, a` l'e¬īlan des de¬īparts et au de¬īsir d'ancrage, aux joies de la vie nomade et de la vie se¬īdentaire.

  • Une petite annonce dans un journal comme une bouteille √† la mer. H√©l√®ne cherche la v√©rit√© sur sa m√®re, morte lorsqu'elle avait trois ans. Ses indices : deux noms et une photographie retrouv√©e dans des papiers de famille, qui montre une jeune femme heureuse et insouciante, entour√©e de deux hommes qu'H√©l√®ne ne conna√ģt pas. Une r√©ponse arrive : St√©phane, un scientifique vivant en Angleterre, a reconnu son p√®re.

    Commence alors une longue correspondance, parsemée d'indices, d'abord ténus, puis plus troublants. Patiemment, Hélène et Stéphane remontent le temps, dépouillant leurs archives familiales, scrutant des photographies, cherchant dans leur mémoire. Peu à peu, les histoires se recoupent, se répondent, formant un récit différent de ce qu'on leur avait dit. Et leurs découvertes, inattendues, questionnent à leur tour le regard qu'ils portaient sur leur famille, leur enfance, leur propre vie.

    Avec Eux sur la photo, Hélène Gestern nous livre une magnifique réflexion sur les secrets de famille et la mémoire particulière que fixe la photographie. Elle suggère que le dévoilement d'éléments inconnus, la résolution d'énigmes posées par le passé ne suffisent pas : ce qui compte, c'est la manière dont nous les comprenons et dont nous acceptons qu'ils modifient, ou pas, ce que nous sommes.

  • Aphorismes

    Oscar Wilde

    Dans tous les livres d'Oscar Wilde, apparaissent ce qu'il est convenu d'appeler des " bons mots ", des épigrammes assassines et autres sentences définitives qu'il était tout à fait opportun de réunir.
    On trouvera donc dans ce livre, gr√Ęce √† l'√©l√©gante traduction de B√©atrice Vierne, r√©ponse √† toutes les situations de la vie en soci√©t√©, en empruntant √† l'un des plus fins causeurs du si√®cle pass√© un esprit qui ne doit rien √† celui de l'escalier.
    Qu'on en juge plut√īt :
    " La mode, c'est ce que l'on porte. Ce qui est démodé, c'est ce que portent les autres. " " Aucune pose n'est aussi difficile à soutenir que le parfait naturel. " " Il vaut mieux avoir des revenus assurés que d'être fascinant. " " La grande supériorité de la France sur l'Angleterre, c'est qu'en France tous les bourgeois veulent être artistes, alors qu'en Angleterre c'est le contraire. " " S'aimer soi-même, c'est le début d'une histoire d'amour qui durera une vie entière... " " De nos jours, l'Amérique et nous, nous avons vraiment tout en commun, à l'exception de la langue, bien entendu. " " C'est quand vous commencez à rentrer au petit jour que vos péchés, eux, finissent par sortir au grand jour. "

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  • Armen Lubin (1903-1974) est un √©crivain arm√©nien publi√© chez Gallimard par Jean Paulhan. Tr√®s vite atteint d'une affection tuberculeuse redoutable, le mal de Pott, il passera presque toute sa vie dans des h√īpitaux ou des sanatoriums. C'est l√† qu'il √©crira toute son oeuvre po√©tique, vivant dans la souffrance perp√©tuelle. Injustement oubli√©, il est consid√©r√© comme l'un des plus grands √©crivains arm√©niens.

    Ce qui se pr√©sente comme une biographie est surtout le r√©cit d'une affinit√©, mais √©galement une r√©flexion sur l'aventure d'une √©criture. Dans un texte vibrant, attentif √† chaque instant de la vie, H√©l√®ne Gestern nous livre une m√©ditation sur l'exil, la perte et l'√©criture, sur ce qui construit un √©crivain, les blessures du pass√© et leur r√īle fondateur. Roman double de la cr√©ation, il donne √† comprendre H√©l√®ne Gestern √† travers Armen Lubin.

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  • Le ¬ę Miracle Morning ¬Ľ a mis l'aube a` la mode : il suffirait, nous dit-on, de se lever to^t, faire du sport, me¬īditer, manger e¬īquilibre¬ī, et prendre de l'avance sur les autres pour ¬ę re¬īussir sa vie ¬Ľ.

    Et si l'art de vivre e¬ītait ailleurs ? S'il fallait le chercher dans la splendeur pluto^t que dans la performance ? Dans le petit matin re^veur loin de toutes contraintes sociales.

    Re¬īmy Oudghiri poursuit l'aube dans les rues de Paris, les paysages toscans, les jardins de Casablanca - comme dans les oeuvres des grands solitaires du cine¬īma, de la musique ou de la litte¬īrature, de Paul Vale¬īry a` Peter Handke ou Pascal Quignard.

  • Entretien avec Reynald Andr√© Chalard.

    ¬ę √Čcrire ! √Ä quoi bon une oeuvre, disait Marcel Arland, si elle ne peut se confondre avec l'amour, et si le chant qu'elle √©bauche, tandis que je vais sur ma fin, ne peut monter d'un coeur plus nu ? ¬Ľ.

    Ces quelques mots illustrent admirablement le talent de Philippe Jaccottet, l'exigence, la rigueur et l'honnêteté de toute une vie consacrée à la poésie et à la traduction des plus grands.
    Au cours de cet entretien entre un jeune homme et un poète, il nous est permis d'entrevoir les cheminements mêmes de l'expérience poétique, la fragile beauté du paysage, les choses et leurs secrets, l'apparente tranquillité des mots, l'inquiétude souveraine et la résistance du monde.

  • Qu'est-ce qu'un architecte ? Un projet ? Qu'est-ce que l'architecture ? Des questions auxquelles il est difficile de r√©pondre pour un architecte, s'il ne prend pas le temps de l'introspection et du recul th√©orique.
    Certains le font de manière introvertie, d'autres acceptent de livrer, à l'oral ou par l'écrit, quelques indices dont il faut savoir extraire les clés de leur créativité.
    Tout juste dipl√īm√© de l'√©cole d'architecture, Lo√Įc Couton int√®gre l'agence parisienne de Renzo Piano en 1987. Il y restera dix-huit ans avant d'ouvrir sa propre agence puis de s'engager dans l'enseignement et la recherche. Ces dix-huit ann√©es ont exerc√© son regard et son esprit comme nul autre.
    N√©anmoins ce livre n'est pas uniquement un exercice d'admiration. Il ne raconte pas uniquement l'histoire des projets de Renzo Piano et de son Building Workshop, mais bien l'histoire humaine qui les relie et les processus de cr√©ation qui les ont fait na√ģtre. Pour y parvenir, Lo√Įc Couton a choisi de laisser autant que possible la parole √† Renzo Piano - qui toujours oscille entre le dire et le faire sans jamais les dissocier -, √† ses associ√©s et √† ses compagnons de route ; de les suivre dans leurs cheminements conceptuels ; de les accompagner dans leurs aventures architecturales.
    Aussi s'adresse-t-il à tous puisqu'il nous permet de nous approcher au plus près d'une pensée et de comprendre ainsi la réalisation d'une oeuvre singulière.

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  • ¬ę Quand une chose entretient une relation heureuse avec le lieu o√Ļ elle se trouve, nous ressentons cette chose comme naturelle. C'est le mariage heureux de l'architecture et du lieu qui engendre l'architecture naturelle ¬Ľ.

    Architecte du stade olympique ou du musée Hiroshige de Tokyo et en France, de la cité des arts de Besançon, du FRAC de Marseille ou de l'étonnant conservatoire d'Aix-en-Provence, avec ses panneaux disposés en origami, du musée Albert Kahn, de la station de métro Saint-Denis Pleyel en 2023, mais aussi de nombreuses maisons audacieuses en bambous ou en bois, Kengo Kuma décline le principe fondamental de l'architecture japonaise, qui unit l'homme et la nature. Il n'y a pas d'opposition entre le dedans et le dehors. Tout est affaire de gradation, de superpositions, de syntonie. À l'opposé de l'architecture occidentale pour qui la monumentalité est l'aboutissement.
    En huit chapitres, huit mat√©riaux, huit r√©alisations embl√©matiques, cet architecte radical nous entra√ģne dans de nouvelles voies de respect de la nature.
    Ce livre est √† la fois, un livre d'histoire subjective de l'architecture, un manuel d'application pratique (toujours enlev√© et souvent dr√īle) et le portrait d'un architecte √©pris de nature.

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  • En 1939, d√©savou√© par le r√©gime fasciste, Curzio Malaparte s'embarque pour l'√Čthiopie afin de regagner estime et consid√©ration en t√©moignant de la colonisation italienne. Mais, s√©duit par la ¬ę terre des hommes rouges ¬Ľ, il renonce √† l'entreprise de glorification pour mener une exploration plus intime. Et son voyage devient litt√©rature.

    √Ä dos de mulet, seul ou accompagn√© de bataillons de l'arm√©e coloniale, Malaparte sillonne une √Čthiopie fascinante, qu'il confond parfois avec la campagne italienne et qui, parfois, s'apparente au sublime. Un sublime hallucin√©, travers√© de brigands et de l√©preux, de gazelles et de faucons, un paysage min√©ral, ¬ę d'une pauvret√© √Ępre mais tr√®s belle ¬Ľ, o√Ļ chaque vision sugg√®re un monde unique : celui d'un auteur magistral.

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  • Elena Janvier est un heureux trio de trois jeunes Fran√ßaises ayant v√©cu au Japon.
    Par v√©cu, il faut entendre ayant ri, aim√©, voyag√©, ayant rencontr√© mille personnes, s'√©tant √©tonn√©es de mille choses et de mille lieux, s'√©tant attrist√©es parfois, mais avec l√©g√®ret√©, et une gr√Ęce semblable √† celle des feuilles d'√©rables qui glissent sur la rivi√®re.
    Présenté sous forme de dictionnaire (la première entrée - qui s'en étonnera ?- est Amour), on y retrouve tout ce qui étonne, surprend, désarme ou force l'admiration d'une civilisation à l'autre.

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  • Marc Petitjean a la force de ses √©motions et de ses admirations. Apr√®s sa merveilleuse enqu√™te sur Frida Kahlo (Le Coeur, Arl√©a, 2019) et son amiti√© d√©clar√©e √† un peintre de kimono (L'Ami japonais, Arl√©a, 2020), il s'attache ici au portrait d'un homme remarquable : le docteur Hida.

    Shuntaro Hida fut un t√©moin essentiel et actif de l'explosion de Hiroshima. Il restera pendant plus de soixante ans le m√©decin des irradi√©s et il s'est battu avec une force remarquable toute sa vie pour d√©noncer le mensonge atomique, prot√©g√© par le secret-d√©fense, et faire reconna√ģtre les ravages de l'atome, la r√©alit√© accablante de sept d√©cennies de nucl√©aire militaire et civil au Japon, et les droits des victimes, notamment celles utilis√©es comme cobayes.

    Face au silence complice des politiques et des industriels, depuis Hiroshima et jusqu'à Fukushima, sa frêle silhouette presque centenaire, et farouchement déterminée, reste une figure exemplaire.

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  • Aphorismes et Insultes pr√©sente la pens√©e de Schopenhauer sous ses modes d'expression favoris : l'insulte, l'apostrophe, l'impr√©cation.
    On verra que, derri√®re la dr√īlerie apparente de ce choix d'insultes, perce la pens√©e sombre du philosophe sur les hommes et sur le monde. Sa gaiet√© de fa√ßade, relay√©e √† chaque instant par le rire, un rire exterminateur, ne doit pas nous faire oublier le d√©sespoir ingu√©rissable du grand pessimiste.

  • Au bagne

    Albert Londres

    En 1923, Albert Londres est déjà célèbre quand il décide d'enquêter sur le pénitencier de Guyane.
    Pr√®s de sept mille condamn√©s, surveill√©s par six cents fonctionnaires, vivent √† Saint-1,aurem-du-,Maroni et sur les √ģles du Salut. Les conditions de vie des bagnards, telles qu'il les d√©couvre et telles que son talent les restitue dans leur cruaut√©, ne sont abois gu√®re connues. La publication de l'enqu√™te dans le Petit Parisien s'ach√®ve par une lettre ouverte au ministre des Colonies. Ce reportage conna√ģt d'embl√©e un retentissement consid√©rable, et sa t√©tine sera si grande qu'en septembre 1924 le gouvernement d√©cidera la suppression du bagne.

  • Un soir, Beno√ģt Lauzanne, repr√©sentant de commerce parisien, quitte le domicile conjugal pour ne plus y revenir. Au buffet de la gare de V., la ville de province o√Ļ il s'est r√©fugi√©, il est boulevers√© par une femme dont la silhouette lui rappelle de fa√ßon troublante Irina, une artiste peintre qui fut le grand amour de sa jeunesse. Mais Irina a disparu vingt ans plus t√īt sans laisser de traces. D√®s lors, Lauzanne n'aura plus qu'une obsession : retrouver cette femme.

    Sa quête l'amènera à croiser un jardin, à renouer avec la nature, à laquelle il aurait voulu consacrer à sa vie, mais aussi à être impliqué dans une enquête criminelle. Les étapes qui jalonnent la recherche d'Irina le conduiront à revivre différents épisodes du passé qu'il a pourtant tenté de laisser derrière lui, mais dont il reste le prisonnier.

    L'Eau qui dort interroge la question de la disparition, au sens littéral, et de ses conséquences, dans la vie de ceux qui restent. Pourquoi choisit-on, un beau jour, de déserter sa propre existence ? Et comment les autres composent-il avec cette absence ? Le livre est aussi une méditation sur la nature, son rythme particulier, sa capacité de réparation et le pouvoir qu'elle a de contrebalancer les chagrins de l'existence.

  • 5 d√©cembre 1812. Dix heures du soir. Trois voitures quittent le village de Smorgoni et s'enfoncent dans la nuit. Il neige et la temp√©rature est glaciale. Dans la premi√®re voiture ont pris place l'Empereur et son Grand √Čcuyer, le g√©n√©ral Armand de Caulaincourt, duc de Vicence. La Grande Arm√©e est enlis√©e dans les plaines enneig√©es de Russie.
    Ayant appris le complot du g√©n√©ral Malet, l'Empereur a confi√© le commandement en chef √† Murat et rentre en France. Pendant quatorze jours et quatorze nuits, Caulaincourt partage avec le ma√ģtre de l'Europe cet √©pisode unique de l'Histoire. Napol√©on m√©dite sa d√©faite sur le sol russe et dresse un bilan de son action. Le soir, √† l'√©tape, d'une plume vive et libre, sans flatterie aucune, Caulaincourt consigne les confidences de l'Empereur. Malgr√© la d√©faite, Napol√©on croit toujours en son destin. Il expose √† son Grand √Čcuyer ses vues sur l'Europe et le monde.

  • La d√©sob√©issance de l'architecte est, par le biais d'une conversation avec Renzo Cassigoli, une biographie de Renzo Piano qui, de G√™nes, nous m√®ne au centre Georges-Pompidou, √† Paris, de la Potsdamer Platz de Berlin √† l'auditorium de Rome, du centre culturel Djibaou, en Nouvelle-Cal√©donie, au mus√©e de Sarajevo, mais c'est aussi le manifeste d'un cr√©ateur enthousiaste, frondeur et r√©aliste, qui poursuit une v√©ritable r√©flexion sociale sur les villes et les banlieues, enrichie d'une pens√©e √©thique et esth√©tique sur le sens que nous entendons donner √† nos vies.

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  • Ozu

    Marc Pautrel

    Le roman Ozu est inspir√© de la vie du cin√©aste japonais Yasujir√ī Ozu (1903-1963), qui a r√©alis√© plus de cinquante films, dont les c√©l√®bres Voyage √† Tokyo (1953) et Le go√Ľt du sak√© (1962). Cin√©aste de l'intime, du couple, de la famille, mais aussi de l'amiti√©, dans un Japon d'apr√®s-guerre tiraill√© entre modernit√© et tradition, Ozu fascine par la perfection formelle de ses films et le jeu retenu de ses acteurs. Ses films n'ont √©t√© d√©couverts en France qu'au d√©but des ann√©es 1980 !
    La vie d'Ozu est ins√©parable du cin√©ma auquel il se consacrera corps et √Ęme. La litt√©rature, la musique, la peinture compteront √©galement pour lui. Et le sak√©, qui l'accompagnera sa vie durant.
    Travail, drames et succ√®s, amours et ivresse... Marc Pautrel r√©invente fid√®lement la vie √©tonnante d'Ozu dans un roman limpide et habilement construit, plein de tendresse, de surprises, de cin√©ma, de vie, o√Ļ le portrait, les situations, le d√©cor - Tokyo, Kyoto, Tateshina, Kamakura, ville ou montagne -, les al√©as, les retournements, tout s'ench√Ęsse naturellement. Fluidit√© d'un r√©cit qu'on ne l√Ęchera plus jusqu'√† la fin, une fin qui n'en est pas vraiment une.

  • Ce livre, publi√© par JB Pontalis, dans la collection ¬ę L'Une et l'autre ¬Ľ, en 2003, s'attarde sur une √©tonnante photo de classe qui r√©unira Ludwig Wittgenstein, un des plus grands philosophes du si√®cle, et Adolf Hitler. Le style et le talent d'Antoine Billot feront le reste.

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  • Au travers d'une m√©ditation sur les fleurs, Pascal Quignard m√©dite de l'aube √† la nuit - et merveilleusement - sur le carpe diem : ne faut-il pas vivre l'instant plut√īt que le cueillir ?

  • De l'infiniment petit √† l'infini de l'univers, en passant par la psychologie humaine et ses illusions, par l'histoire, enfin, de la civilisation, Lucr√®ce offre un saisissant raccourci de nos interrogations, inaugurant une morale du mat√©rialisme, une morale du vivant et une morale du sentiment. De cette sensibilit√© r√©sulte un sens du tragique qui √īte tout triomphalisme √† ce po√®te des lumi√®res et de la raison, le rendant ainsi proche de notre monde sans illusions.

  • R√©cit en trois parties d'un voyage entrepris au cours de l'√©t√© 1959 le long des c√ītes italiennes. Dans ce journal, Pasolini d√©veloppe une r√©flexion sur la vie et la mort que lui inspirent les grands ciels d'√©t√© et les plages √©tincelantes de soleil. Un Pasolini inhabituel, √† la fois journaliste et po√®te, fort √©pris de son pays et de ses habitants.

  • D'une personne disparue ne nous reste qu'une poussi√®re d'images et de moments, une suite incoh√©rente d'instantan√©s qui persistent inexplicablement et, pour ainsi dire, s'alourdissent avec le temps. Le disparu, ici, s'appelle Roland Barthes ; et ces quelques pages voudraient suivre les reliefs t√©nus qu'il a laiss√©s dans la m√©moire d'un ami, inventorier le disparate de quelques sc√®nes, affronter les √©nigmes que laisse, dans l'esprit de l'un de ses proches, un homme qui fut un ma√ģtre.

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