Arlea

  • Fables

    Jean De La Fontaine

    • Arlea
    • 24 Janvier 2004

    Il faut mysogyne, mauvais √©poux et mauvais p√®re, un peu courtisan dans ses d√©dicaces, libertin dans ses Contes, et fid√®le dans ses amiti√©s. Restent ses "Fables", que nous publions ici int√©gralement, sans commentaire, simplement parce qu'elles sont son chef-d'oeuvre, que toutes m√©ritent qu'on les lise et les relise, que nombre d'entre elles hantent √† jamais la m√©moire des √©coliers que nous f√Ľmes, et parce que la ma√ģtrise de son art s'y d√©ploie pour notre plus grand plaisir.

  • Neige

    Maxence Fermine

    Dans une langue concise et blanche, Maxence Fermine cis√®le une histoire o√Ļ la beaut√© et l'amour ont la fulgurance du ha√Įku. On y trouve le portrait d'un Japon raffin√© o√Ļ, entre violence et douceur, la tradition s'affronte aux forces de la vie.

  • Le titre, Un dimanche √† Ville-d'Avray, est un lointain √©cho du film f√©√©rique - et myst√©rieusement inqui√©tant -, sorti en 1962, qui a marqu√©, tel un m√©t√©ore, le cin√©ma fran√ßais.
    Même sentiment d'inquiétude dans le livre de Dominique Barbéris : deux soeurs se retrouvent, alors que fléchit la lumière, dans un pavillon de Ville-d'Avray, avec chacune dans le coeur les rêves et les terreurs de l'enfance, le besoin insatiable de romanesque, de landes sauvages dignes de Jane Eyre et d'un amour fou, tout cela enfoui dans le secret d'une vie sage.
    L'une se confie √† l'autre. Lui raconte une invraisemblable rencontre dans le d√©cor en apparence paisible de Ville-d'Avray, de ses rues provinciales. L'autre d√©couvre, stup√©faite, son errance entre les bois de Fausse-Repose, les √©tangs de Corot, les gares de banlieue et les dangers fr√īl√©s...
    Ce sont des pages √† la Simenon. Les grands fonds de l'√Ęme humaine sont troubles comme les eaux des √©tangs.

  • B√©b√© Nouv.

    Bébé

    Olivier Rasimi

    Nous devons l'origine du mot B√©b√© √† un bien √©trange personnage de la cour du roi Stanislas, roi de Pologne et de Lorraine. Sans doute est-il aussi √† l'origine du jeu du Nain jaune. Au mois de juin 1745, trois dames de la cour se rendent en vill√©giature dans les Vosges par la route des Princes. Elles d√©couvrent dans une ferme un enfant, Nicolas Ferry, parfaitement proportionn√©, de la taille d'une poup√©e et le ram√®nent √† la cour, o√Ļ il vivra vingt ans, c√©l√©br√© dans toute l'Europe.
    Dans ce merveilleux roman, Olivier Rasimi nous fera aimer le roi de Lorraine, Mme du Ch√Ętelet, quelques automates, un crapaud et Piccolino, l'ami de B√©b√©. Quant √† Joujou, autre nain invit√© √† la cour et ennemi jur√© de B√©b√©, il est pr√©f√©rable de ne rien en dire... Le squelette de Nicolas Ferry est aujourd'hui au Mus√©e de l'homme √† Paris. Et son √Ęme dans les pages de ce livre.

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  • Toutes les cit√©s grecques se r√©clament d'un h√©ros fondateur mythique. Celui de Th√®bes se nomme Cadmos.

    La fondation l√©gendaire de Th√®bes est la cons√©quence de l'enl√®vement d'Europe par Zeus, jeune princesse ph√©nicienne que le roi des dieux enleva en prenant la forme d'un taureau. Son p√®re envoya √† sa recherche ses trois fils, Cadmos, Ph√©nix et Cilix. Ne la retrouvant pas, ils s'√©tablirent en diff√©rents lieux de la Gr√®ce. L'a√ģn√©, Cadmos, s'installa en Thrace, puis √† Rhodes. Apr√®s de nombreuses m√©saventures, il √©difia la ville qui, avant d'√™tre nomm√©e Th√®bes, fut appel√©e Cadm√©e.

    Les malheurs qui ont nourri le cycle th√©bain commencent avec La√Įos, p√®re d'OEdipe, h√©ritier du tr√īne th√©bain, en bas √Ęge √† la mort de son p√®re. Chass√© de la cit√© √† sa majorit√©, La√Įos trouve refuge √† la cour de P√©lops, roi de Myc√®nes, qui lui confie son fils Chrysippe, que La√Įos enl√®ve et viole. P√©lops appelle alors sur La√Įos et sur Th√®bes la mal√©diction d'Apollon, et les catastrophes vont s'accumuler : La√Įos sera tu√© par son fils et sa lign√©e souill√©e par l'inceste que ce fils commettra avec sa m√®re. Deux crimes entre tous les crimes.
    Le cycle th√©bain s'ach√®vera sur l'√©pisode des √Čpigones, les ¬ę descendants ¬Ľ, qui se lanceront dans une nouvelle guerre.

    Violence et passions, assassinats, malédictions, fatalités inexorables. Il y avait là de quoi nourrir de grandioses tragédies, et les auteurs ne s'en sont pas privés.

  • Madame Nouv.

    Madame

    Gisèle Berkman

    Dans le grand appartement o√Ļ elle vit confin√©e au service de Madame, une femme raconte. Avec une haine teint√©e de jubilation, elle d√©crit son servage, les recettes de cuisine invent√©es pour complaire √† sa patronne irascible. Elle raconte Madame, cette vieille femme qui joue du piano, se r√™ve en Danielle Darrieux, et tyrannise son employ√©e.
    La cuisini√®re note tout. Elle consigne, jour apr√®s jour, tout ce quotidien qui l'√©touffe. Les jours se tra√ģnent tandis que Madame sombre dans la d√©mence. Et les identit√©s s'√©changent jusqu'au vertige. C'est comme si la m√©moire qui peu √† peu se retire de la vie de l'une venait √©claircir les nombreuses questions de l'autre. Qui est Madame, vieille femme juive rescap√©e de l'extermination ? Et si la cuisini√®re √©tait sa fille ? √Ä moins que toutes deux ne soient qu'une seule et m√™me personne. Et qui √©tait Monsieur, dont le bureau est interdit d'acc√®s ? Un jour, la cuisini√®re d√©couvre la photo d'un enfant, le petit Ilia, mort pendant la Shoah, et cette image √©nigmatique l'obs√®de, aimante sa vie tout enti√®re.
    La Shoah, jamais nommée, est le centre obscur autour duquel tout gravite, aussi bien la folie des personnages que le désastre qui s'abat progressivement sur eux. Mais Madame est aussi la chronique d'une émancipation, et celle-ci passe par le langage, par les joies ineffables et amères qu'il procure.
    Gis√®le Berkman nous donne ici un premier roman vertigineux. Le style, la ma√ģtrise de l'√©criture et de l'√©motion, la gravit√© du sujet chang√©e en gr√Ęce, tout cela fait de Madame un grand texte.

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  • Paul Klee, jusqu'au fond de l'avenir Nouv.

    C'est √† Berne, o√Ļ Paul Klee (1879-1940) est n√© et enterr√©, que St√©phane Lambert nous entra√ģne, questionnant le lien entre paysage et cr√©ativit√©, entre ancrage et vision, entre r√©alit√© et mythologie. Il explore la mati√®re et les effets de l'oeuvre en tissant un lien subtil entre le chemin de l'homme et le cheminement de l'artiste. Cent m√®tres s√©parent la s√©pulture de Paul Klee de la fondation qui porte son nom (superbe r√©alisation de Renzo Piano √† partir d'un motif de Klee) cette proximit√© entre la r√©alit√© concr√®te de l'ab√ģme et la vitalit√© de la cr√©ation est au coeur de l'√©motion.
    Chaque chapitre a pour titre une citation de Klee. Ainsi l'esprit du peintre accompagne le lecteur dans ce voyage à travers son oeuvre et révèle le souffle de l'invisible qui la traverse.

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  • Les narcisses blancs Nouv.

    Les narcisses blancs

    Sylvie Wojcik

    Jeanne et Ga√ęlle se rencontrent par hasard, un soir d'orage et de temp√™te, dans un g√ģte d'√©tape sur les sentiers de Compostelle. Spontan√©ment, elles prennent la route ensemble. Tr√®s vite, elles quitteront ce chemin de randonn√©e bien trac√© pour un autre chemin, au coeur de l'Aubrac, de ses p√Ęturages et de ses champs de narcisses. Ce chemin dans un milieu √† la fois dur et enchanteur les ram√®nera chacune √† son histoire, son pass√©, sa raison de vivre. Elles ne sont pas l√† pour les m√™mes raisons, mais au bout de leur qu√™te, c'est pourtant le m√™me besoin de lumi√®re et de paix qui les fait avancer. Tout semble les opposer, une diff√©rence d'√Ęge, d'√©ducation, de milieu social, mais, de ces diff√©rences, na√ģtront une grande proximit√©, une force qui les nourrira l'une et l'autre.
    Roman sur le d√©passement de soi, sur la puissance des rencontres et sur le grandiose d'une nature sublim√©e, Les Narcisses blancs nous embarque avec gr√Ęce au coeur de cette r√©gion magnifique et sauvage qu'est l'Aubrac.

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  • La disparition de Jim Thompson Nouv.

    Qui √©tait Jim Thompson ? Homme d'affaires am√©ricain, n√© en 1906, il a myst√©rieusement disparu en mars 1967 en Malaisie alors que les Am√©ricains √©taient tr√®s engag√©s au Vietnam et, plus g√©n√©ralement, dans la r√©gion. Connu pour sa collection d'oeuvres d'arts sud-asiatique, il est √† l'origine du renouveau de l'industrie de la soie. Truman Capote ou Somerset Maugham furent ses h√ītes.
    Mais Jim Thompson est aussi un ancien membre de l'OSS, puis de la CIA, tr√®s au fait de la vie politique tha√Įlandaise et des agissements inavouables des services secrets am√©ricains dans cette partie du monde. A-t-il √©t√© assassin√© ? S'est il perdu dans la jungle implacable de Cameron Highlands ? O√Ļ a-t-il d√©cid√© de s'√©vaporer pour recommencer ailleurs une autre vie ? Sa maison √† Bangkok, de toute beaut√©, est devenue un mus√©e, et son histoire une l√©gende parfois r√©crite par ceux qui avaient int√©r√™t √† ce qu'il disparaisse.
    Vincent Hein, en enqu√™tant sur cette disparition, s'est passionn√© pour cette figure romanesque et √ī combien troublante et il nous √©claire des zones d'ombre et d'Histoire.

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  • L'espace de la salle de bains, espace souvent anodin, ou exigu en Europe, est au Japon un lieu privil√©gi√© o√Ļ le th√®me de l'intimit√© familiale ou amicale se manifeste mieux qu'ailleurs. Le bain japonais est un √©l√©ment de civilisation, au m√™me titre que la c√©r√©monie de th√©, les ha√Įkus ou la voie des fleurs. Si le bain est d'abord associ√© aux yeux d'un occidental √† l'id√©e de propret√©, il est au Japon un savoir-vivre raffin√©, po√©tique, qui rend possible la rencontre de l'autre dans un cadre intime et bienveillant.
    Comme Tanizaki, dans son √Čloge de l'ombre, Akira Mizubayashi nous livre dans cette √©vocation des eaux profondes, le secret d'un coeur japonais mais aussi la vigilance critique d'un homme de son temps dans un pays en crise.

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  • Antigone

    Sophocle

    √Ä la mort d'OEdipe, √Čt√©ocle et Polynice, ses deux fils, conviennent de r√©gner √† tour de r√īle sur Th√®bes. Mais, au moment voulu, √Čt√©ocle refuse de laisser le tr√īne √† son fr√®re.
    Furieux, Polynice quitte Th√®bes, va √† Argos, y √©pouse une des filles du roi Adras, puis part en guerre contre Th√®bes et son fr√®re. L'arm√©e d'Argos est d√©faite. √Čt√©ocle et Polynice s'entretuent. La pi√®ce d'Antigone commence quand les deux filles d'OEdipe, Antigone et Ism√®ne, apprennent que Cr√©on, le roi de Th√®bes, vient d'interdire l'enterrement de Polynice, leur fr√®re, pour le punir d'avoir combattu contre sa patrie.
    Antigone transgresse le décret de Créon : elle veut enterrer son frère. Sa révolte n'est pas d'ordre seulement personnel et familial. Créon et Antigone incarnent deux idées de la communauté, deux conceptions de la loi, deux versions du sacré. Au coeur du conflit tragique, la vérité humaine et politique de la communauté est liée au sens que les vivants donnent à la mort et à la place qu'ils réservent aux morts. Apparue autour du VIIe siècle avant J.-C, la figure d'Antigone a traversé les siècles et les langues pour atteindre à l'universel.
    Sophocle a écrit environ cent vingt pièces (il nous en reste huit). Très attaché à sa ville, il passa les quatre-vingt-dix années de sa vie à Athènes. Athlète, musicien, chanteur et poète, Sophocle participa aussi au gouvernement, devint stratège (après le succès d'Antigone en 442 avant J.-C.), prit part à l'expédition de Samos avec Périclès et Thucydide. Les Athéniens, à sa mort, l'élevèrent au rang des dieux et lui consacrèrent un
    temple.

  • Longtemps on nous a dit que le savoir n'avait qu'un genre. Longtemps on a oubli√© que l'art de la conversation √©tait oeuvre commune. Et longtemps, enfin, on a oubli√© de traduire les textes latins de l'√Ęge classique fran√ßais. L'Histoire des femmes philosophes, parue en 1690, r√©pare une injustice.

    Enfin traduit en fran√ßais, ce livre r√©v√®le un continent perdu. En savant et en homme du monde √©clair√©, Gilles M√©nage consacre une ou deux pages √† chacune des femmes, pour la plupart inconnues, qui firent profession de penser par elles-m√™mes depuis l'Antiquit√© classique jusqu'au haut Moyen √āge, d√©montrant par l√†, avec Alexandre Vialatte, que la femme philosophe remonte √† la plus haute Antiquit√© !

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  • Apr√®s La Gouvernante su√©doise, Marie Sizun poursuivait la chronique familiale des S√©zeneau et des Bergvist. Nous les avions laiss√©s dans cette grande maison de Meudon, o√Ļ Hulda, la jeune m√®re de vingt-six ans, vient de mourir, emportant avec elle son secret : la d√©couverte de la liaison de son mari, L√©onard, avec Livia, la gouvernante des enfants.
    Dans Les Soeurs aux yeux bleus, que va-t-il se passer apr√®s ce drame qui a atteint chaque membre de la famille ? L√©onard S√©zeneau, bien s√Ľr, mais aussi les enfants, trois filles et deux gar√ßons, de m√™me que Livia, qui se mure dans le silence et accepte de suivre la famille √† Saint-P√©tersbourg. L√†-bas, tant bien que mal, ils essaieront de survivre √† l'absente ; les enfants grandiront, le voile sera lev√©, imperceptiblement sur les raisons de la mort d'Hulda. Livia ne pourra que s'effacer, en proie √† l'hostilit√© grandissante des trois soeurs. Nous les retrouverons en France, o√Ļ ils se r√©fugient √† la Bernerie-en-Retz, puis √† Paris, o√Ļ les trois soeurs qui ont grandi, commencent √† vivre leur vie de femme. Mais l'ombre de Livia plane sur leurs destin√©es et par un tour du hasard, de ceux que parfois la vie r√©serve, les deux familles seront √† nouveau r√©unies.

    Dans Les Soeurs aux yeux bleus, avec une √©tonnante force romanesque, Marie Sizun continue d'explorer l'histoire de sa propre famille, passant du XIXe si√®cle au XXe en un r√©cit o√Ļ la r√©alit√© prend parfois des airs de saga. On ne peut que se r√©jouir de retrouver tous les personnages de la Gouvernante su√©doise, et de boucler avec eux la fin de cette histoire pleine de secrets et de rebondissements.

  • Voyager, c'est : confronter ¬ę son ¬Ľ monde au monde ; se de¬īcouvrir tel qu'on est lorsqu'on n'est pas chez soi ; faire usage de ses cinq sens, me^ler saveurs et savoirs ; e^tre heureux d'arriver quelque part puis soulage¬ī d'en partir - pour- tant le lieu n'a pas change¬ī ; tendre l'oreille a` l'esprit des lieux : s'il vous dit de de¬īguerpir, surtout ne pas le contredire ; accepter qu'on ne pourra jamais tout voir, tout connai^tre : on sera toujours incomplet d'un bonheur vole¬ī a` une e¬ītape encore inconnue ; aller voir et laisser dire.

    E¬īlisabeth Foch-Eyssette a parcouru le monde de¬īsirant l'ailleurs pour mieux re^ver au retour. A` la manie`re de Sei Sho^nagon dans Notes de chevet, elle e¬īcrit aussi bien les choses qui invitent a` prendre le large que les rencontres de ceux qu'on n'oublie pas. Et ce`de, avec le me^me bonheur, a` l'e¬īlan des de¬īparts et au de¬īsir d'ancrage, aux joies de la vie nomade et de la vie se¬īdentaire.

  • Une petite annonce dans un journal comme une bouteille √† la mer. H√©l√®ne cherche la v√©rit√© sur sa m√®re, morte lorsqu'elle avait trois ans. Ses indices : deux noms et une photographie retrouv√©e dans des papiers de famille, qui montre une jeune femme heureuse et insouciante, entour√©e de deux hommes qu'H√©l√®ne ne conna√ģt pas. Une r√©ponse arrive : St√©phane, un scientifique vivant en Angleterre, a reconnu son p√®re.

    Commence alors une longue correspondance, parsemée d'indices, d'abord ténus, puis plus troublants. Patiemment, Hélène et Stéphane remontent le temps, dépouillant leurs archives familiales, scrutant des photographies, cherchant dans leur mémoire. Peu à peu, les histoires se recoupent, se répondent, formant un récit différent de ce qu'on leur avait dit. Et leurs découvertes, inattendues, questionnent à leur tour le regard qu'ils portaient sur leur famille, leur enfance, leur propre vie.

    Avec Eux sur la photo, Hélène Gestern nous livre une magnifique réflexion sur les secrets de famille et la mémoire particulière que fixe la photographie. Elle suggère que le dévoilement d'éléments inconnus, la résolution d'énigmes posées par le passé ne suffisent pas : ce qui compte, c'est la manière dont nous les comprenons et dont nous acceptons qu'ils modifient, ou pas, ce que nous sommes.

  • Aphorismes

    Oscar Wilde

    Dans tous les livres d'Oscar Wilde, apparaissent ce qu'il est convenu d'appeler des " bons mots ", des épigrammes assassines et autres sentences définitives qu'il était tout à fait opportun de réunir.
    On trouvera donc dans ce livre, gr√Ęce √† l'√©l√©gante traduction de B√©atrice Vierne, r√©ponse √† toutes les situations de la vie en soci√©t√©, en empruntant √† l'un des plus fins causeurs du si√®cle pass√© un esprit qui ne doit rien √† celui de l'escalier.
    Qu'on en juge plut√īt :
    " La mode, c'est ce que l'on porte. Ce qui est démodé, c'est ce que portent les autres. " " Aucune pose n'est aussi difficile à soutenir que le parfait naturel. " " Il vaut mieux avoir des revenus assurés que d'être fascinant. " " La grande supériorité de la France sur l'Angleterre, c'est qu'en France tous les bourgeois veulent être artistes, alors qu'en Angleterre c'est le contraire. " " S'aimer soi-même, c'est le début d'une histoire d'amour qui durera une vie entière... " " De nos jours, l'Amérique et nous, nous avons vraiment tout en commun, à l'exception de la langue, bien entendu. " " C'est quand vous commencez à rentrer au petit jour que vos péchés, eux, finissent par sortir au grand jour. "

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  • N√© en 1431 ou 1432, mort " apr√®s 1463 ", Fran√ßois de Montcorbier, ou des Loges, est pass√© √† la post√©rit√© sous le nom de son suppos√© bienfaiteur, Guillaume de Villon. Si la vie du po√®te a toujours √©t√© entour√©e de myst√®re, son oeuvre, en revanche, a tr√®s vite √©t√© imprim√©e et diffus√©e : seize √©ditions se sont succ√©d√© de 1489 (Pierre Levet) √† 1532 (Cl√©ment Marot). Aujourd'hui, la syntaxe et le vocabulaire ont tellement √©volu√© depuis le XVe si√®cle que la langue de Villon est devenue difficile √† comprendre pour nos contemporains. C'est donc une " traduction v√©ritable qui est propos√©e dans ce livre, sous une forme " bilingue " - et bicolore : en noir et gros caract√®res les strophes " originales " √† l'orthographe modernis√©e ; en bleu et petits caract√®res la traduction en fran√ßais contemporain. Le savoir ne s'oppose pas au go√Ľt : comprendre les vers de Villon non seulement n'emp√™che pas de les go√Ľter mais, au contraire, permet d'en saisir √† la fois la port√©e, l'humour, la force et la gr√Ęce.

  • Quels sont, au fin fond de nous-m√™mes, les inclinations funestes, les troubles de l'√Ęme ou penchants d√©testables qui nous emp√™chent d'√™tre heureux ? Comment et pourquoi sommes-nous consum√©s par nos passions ? C'est √† la d√©finition du souverain bien mais aussi des illusions qui nous √©loignent que Cic√©ron s'attache ici.

    Oeuvre et chef-d'oeuvre de pleine maturit√©, les Tusculanes parach√®vent en quelque sorte l'enseignement du grand sto√Įcien romain.

  • Armen Lubin (1903-1974) est un √©crivain arm√©nien publi√© chez Gallimard par Jean Paulhan. Tr√®s vite atteint d'une affection tuberculeuse redoutable, le mal de Pott, il passera presque toute sa vie dans des h√īpitaux ou des sanatoriums. C'est l√† qu'il √©crira toute son oeuvre po√©tique, vivant dans la souffrance perp√©tuelle. Injustement oubli√©, il est consid√©r√© comme l'un des plus grands √©crivains arm√©niens.

    Ce qui se pr√©sente comme une biographie est surtout le r√©cit d'une affinit√©, mais √©galement une r√©flexion sur l'aventure d'une √©criture. Dans un texte vibrant, attentif √† chaque instant de la vie, H√©l√®ne Gestern nous livre une m√©ditation sur l'exil, la perte et l'√©criture, sur ce qui construit un √©crivain, les blessures du pass√© et leur r√īle fondateur. Roman double de la cr√©ation, il donne √† comprendre H√©l√®ne Gestern √† travers Armen Lubin.

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  • Nous partons d'un fait divers : un soir de 2017, √† Paris, un tigre √©chapp√© de sa cage est abattu dans la rue, pr√®s du pont du Garigliano. Deux ans plus tard, le narrateur, lecteur de Modiano et de Sebald, recherche les passages des tigres dans la capitale et retrouve leurs traces pour √©crire cette Constellation, √† travers la peinture de Monory, du Douanier Rousseau, ou de Delacroix, les mus√©es qui exhibent leurs troph√©es, comme cette tigresse sur le dos d'un √©l√©phant au fond d'une galerie du Mus√©um du Jardin des Plantes.

    En relisant les r√©cits des chasses coloniales de Rousselet, des princes d'Orl√©ans ou de Clemenceau, en cheminant √† l'√©coute des rugissements du tigre, Yannick Le Marec porte un regard nouveau sur le grand massacre des animaux, qui r√©sonne avec l'actualit√© des luttes contre l'enfermement des animaux sauvages et la disparition des grands mammif√®res. Il apporte sa pierre aux d√©bats sur l'h√©ritage colonial. Le tout avec une gr√Ęce singuli√®re qui est celle des √©crivains.

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  • Quel r√īle joue exactement Livia, la gouvernante su√©doise engag√©e par L√©onard S√©zeneau, n√©gociant fran√ßais √©tabli √† Stockholm en cette fin du XIXe si√®cle, pour seconder sa jeune femme, Hulda, dans l'√©ducation de leurs quatre enfants ? Quel secret lie l'√©trange jeune fille √† cette famille qu'elle suivra dans son repli en France, √† Meudon, dans cette maison si peu confortable et si loin de la lumi√®re et de l'aisance de Stockholm ? Il semble que cette Livia soit bien plus qu'une domestique, les enfants l'adorent, trouvant aupr√®s d'elle une stabilit√© qui manque √† leur m√®re, le ma√ģtre de maison dissimule autant qu'il peut leur complicit√©, et Hulda, l'√©pouse aimante, en fait peu √† peu une amie, sa seule confidente. Rien ne permet de qualifier le singulier trio qui se forme alors. Que sait Hulda des relations √©tablies entre son mari et la gouvernante ? Ferme-t-elle les yeux pour ne pas voir, ou accepte-t-elle l'√©trange d√©pendance dans la quelle elle semble √™tre tomb√©e vis √† vis de Livia ?

    Dans ce r√©cit ma√ģtris√© et romanesque, Marie Sizun brosse le portrait tout en nuances de ses anc√™tres franco-su√©dois, s'approchant au plus pr√®s du myst√®re qui les entoure. C'est bien une histoire d'amour et de mort qui va suivre la r√©ussite fulgurante d'une famille, la sienne, trois g√©n√©rations plus t√īt. Renouant les fils rompus, interrogeant sans cesse un pass√© occult√©, redonnant vie aux disparus par son talent de romanci√®re, Marie Sizun √©claire avec tendresse et pudeur les secrets de ces √©tonnants personnages.

  • Le ¬ę Miracle Morning ¬Ľ a mis l'aube a` la mode : il suffirait, nous dit-on, de se lever to^t, faire du sport, me¬īditer, manger e¬īquilibre¬ī, et prendre de l'avance sur les autres pour ¬ę re¬īussir sa vie ¬Ľ.

    Et si l'art de vivre e¬ītait ailleurs ? S'il fallait le chercher dans la splendeur pluto^t que dans la performance ? Dans le petit matin re^veur loin de toutes contraintes sociales.

    Re¬īmy Oudghiri poursuit l'aube dans les rues de Paris, les paysages toscans, les jardins de Casablanca - comme dans les oeuvres des grands solitaires du cine¬īma, de la musique ou de la litte¬īrature, de Paul Vale¬īry a` Peter Handke ou Pascal Quignard.

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