Michel de Montaigne

  • Essais t.1

    Michel de Montaigne

    Nouvelle édition de l'Exemplaire de Bordeaux, présentée, établie et annotée par Emmanuel Naya, Delphine Reguig-Naya et Alexandre Tarrête.

  • En 1562, √† Rouen, Montaigne a rencontr√© trois cannibales. Dans ces deux chapitres des Essais, il consid√®re, en humaniste, le choc des cultures entra√ģn√© par la d√©couverte du Nouveau Monde, et fait ainsi le proc√®s de l'ancien. Sa m√©ditation devient un r√©quisitoire v√©h√©ment contre les m√©faits de la colonisation.

    Modernisation du texte, anthologie, dossier et notes réalisés par Christine Bénévent.

  • Essais t.2

    Michel de Montaigne

    Nouvelle édition de l'Exemplaire de Bordeaux, présentée, établie et annotée par Emmanuel Naya, Delphine Reguig-Naya et Alexandre Tarrête.

  • Essais t.3

    Michel de Montaigne

    Nouvelle édition de l'Exemplaire de Bordeaux, présentée, établie et annotée par Emmanuel Naya, Delphine Reguig-Naya et Alexandre Tarrête.

  • Dossier p√©dagogique de Florence Renner.

    Peindre la condition humaine, en menant une analyse scrupuleuse de lui-m√™me et de ses contemporains : tel est l'ambitieux projet de Montaigne dans ses Essais. L'auteur regarde ses semblables en ¬ęhonn√™te homme¬Ľ, c'est-√†-dire sans pr√©jug√©s. Cette exigence lui permet de voir dans les peuples d'Am√©rique r√©cemment d√©couverts une civilisation qui n'a de barbare que le nom qu'on lui donne, et de consid√©rer les Europ√©ens comme des hommes avides de conqu√™tes, seulement capables de h√Ęter la perte de ceux qu'ils rencontrent...

    Dans le volume, de nombreuses activit√©s d'appropriation et d'√©tude de la langue, ainsi qu'un cahier photos et un groupement de textes en lien avec le parcours associ√© ¬ęNotre monde vient d'en trouver un autre¬Ľ (Nouveaux programmes, Bac 2020).

  • - Des ouvrages sp√©cialement con√ßus pour les nouveaux programmes de 1re : le texte int√©gral avec des notes et de nombreux encarts culturels pour une meilleure accessibilit√©.
    - Un dossier du lycéen complet et riche avec de nombreux outils : des repères, des clés d'analyse, des groupements de texte pour l'oral du BAC, des sujets de BAC traités, des lectures d'images et des outils de langue.
    Parcours associé : Notre monde vient d'en trouver un autre.

  • √Ä bien des √©gards, Les Essais constituent l'oeuvre fondatrice des lettres fran√ßaises et de la pens√©e occidentale moderne, dont Montaigne est l'un des p√®res. Or rares sont ceux qui, en France, peuvent vraiment lire Montaigne, hormis les sp√©cialistes, √† cause des difficult√©s du moyen fran√ßais. Une nouvelle √©dition des Essais s'imposait, non pas ¬ę modernis√©e ¬Ľ et encore moins ¬ę traduite en fran√ßais moderne ¬Ľ, mais rajeunie et rafra√ģchie, pour rendre enfin accessible l'oeuvre du plus contemporain de nos classiques, le seul qui sache allier savoureusement des r√©flexions sur l'amour, la politique, la religion, et des confidences plus intimes sur sa sant√© ou sa sexualit√©.
    L'objectif de cette monumentale entreprise conduite par Bernard Combeaud, avec le concours de Nina Mueggler, est d'offrir des Essais restaur√©s et revitalis√©s, √† partir de l'√©dition de 1595, pour que chacun puisse s'entretenir commod√©ment avec un √©crivain aux id√©es foisonnantes, salu√© par Stefan Zweig comme ¬ę l'anc√™tre, le protecteur et l'ami de chaque homme libre sur terre ¬Ľ.
    Les traductions du grec et du latin sont toutes originales, les notes ont été réduites au minimum. Seules la ponctuation, l'accentuation, l'orthographe ont été systématiquement modernisées dans le souci constant de préserver la saveur originelle d'une langue si singulière, de préserver les images, les jeux de mots, les idiotismes gascons ou latinisants propres au style de Montaigne.
    Dans une longue pr√©face in√©dite et percutante, Michel Onfray d√©signe l'auteur des Essais comme l'un de ses ma√ģtres √† penser et √† vivre. Il explique ¬ę pourquoi et comment il faut lire et relire Montaigne ¬Ľ, philosophe qui apprend √† ¬ę savoir jouir loyalement de son √™tre ¬Ľ.

  • Un chef d'oeuvre √† d√©couvrir dans la collection Petits Classiques Larousse en phase avec la refonte des programmes scolaires du bac !

  • Oeuvre en extraits longs, avec une traduction en fran√ßais moderne par Guy de Pernon, suivie d'une anthologie sur le th√®me de la question de l'homme.¬† En lien avec les deux objets d'√©tude ¬ę La question de l'homme dans les genres de l'argumentation, du XVIe si√®cle √† nos jours ¬Ľ et ¬ę Vers un espace culturel europ√©en¬†: Renaissance et humanisme ¬Ľ du programme de fran√ßais en premi√®re (1re).Le texte¬† * ¬ę Seul livre au monde de son esp√®ce ¬Ľ selon son auteur, les Essais de Michel de Montaigne offrent un art de vivre et de penser ¬ę √† sauts et gambades ¬Ľ qui nous rend proches des hommes de la Renaissance.¬† * Cette √©dition fait le choix des essais les plus centr√©s sur la question de l'homme.
    ¬†Ceux-ci sont suivis d'une anthologie illustrant la th√©matique humaniste √† travers des textes du XVIe si√®cle √† nos jours.L'√©dition Classiques & Cie lyc√©e¬† Une √©dition annot√©e et comment√©e par Nancy Oddo, ma√ģtre de conf√©rences et sp√©cialiste des litt√©ratures des XVIe et XVIIe si√®cles. Le texte est associ√© √† un dossier critique, qui comprend :¬† * des rep√®res historiques et biographiques ;¬† * des fiches permettant de d√©gager les principaux axes de lecture de l'oeuvre ;¬† 1. L'invention des Essais, ¬ę seul livre au monde de son esp√®ce ¬Ľ.¬† 2. Que sais-je ? La sagesse de Montaigne.¬† 3. L'homme, cet inconstant dans une ¬ę branloire perenne ¬Ľ.
     * deux groupements thématiques composés de textes complémentaires et de documents iconographiques en couleurs ;
     * des sujets de type bac, pour l'écrit et pour l'oral.

  • Montaigne ne passa pas √† c√īt√© de l'√©v√®nement majeur qui √©branla la Renaissance : la d√©couverte du Nouveau Monde. Il √©voque dans Des Cannibales (Essais, livre I) le choc sanglant entre la ¬ę civilisation ¬Ľ et la ¬ę sauvagerie ¬Ľ. II dispose d'un t√©moignage de premi√®re main, avant eu √† son service l'un des membres de l'exp√©dition coloniale fran√ßaise en terre de Br√©sil, de 1555 √† 1557. Ce qu'il apprend des peuplades lui inspire avant tout l'id√©e que ¬ę chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage ¬Ľ.
    Jugeant les pratiques de torture des Européens plus cruelles que l'anthropophagie des sauvages, Montaigne inverse la hiérarchie habituelle et ouvre la voie à l'ethnologie moderne d'un Lévi-Strauss.

  • √Čcrivain singulier, inclassable, humaniste et √©tonnamment moderne, Montaigne pr√īne la tol√©rance. M√™lant exp√©rience personnelle, commentaires moraux et r√©flexions, il offre une vision de l'homme en mouvement, sans pr√©jug√©s, √† la fois fort et fragile.
    D'une grande liberté d'écriture, Montaigne nous donne quelques pages pleines de malice et de sagesse pour nous aider à conduire notre vie.

    Edition de Pierre Michel. Texte extrait du Livre III des Essais.

  • J'aime, entre les galants hommes, qu'on s'exprime courageusement, que les mots aillent o√Ļ va la pens√©e.
    [...] J'aime une soci√©t√© et familiarit√© forte et virile, une amiti√© qui se flatte en l'√Ępret√© et vigueur de son commerce, comme l'amour, √®s morsures et √©gratignures sanglantes.

  • Dans Folioplus classiques, le texte, enrichi d'une lecture d'image, √©cho pictural de l'oeuvre, est suivi de sa mise en perspective organis√©e en six points :

    - Mouvement littéraire : L'humanisme et les barbares
    - Genre et registre : ¬ę J'ai souvent essay√©... ¬Ľ
    - L'√©crivain √† sa table de travail : ¬ę √Ä sauts et √† gambades ¬Ľ
    - Groupement de textes : ¬ę Je est un autre ¬Ľ
    - Chronologie : Michel de Montaigne et son temps
    - Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture

    Recommandé pour les classes de lycée.

  • ¬ęDerni√®rement je me retirai chez moi, d√©cid√© autant que je le pourrais √† ne pas me m√™ler d'autre chose que de passer en repos, en m'isolant, ce peu qui me restait de vie : il me semblait que je ne pouvais faire √† mon esprit une plus grande faveur que de le laisser en pleine oisivet√© s'entretenir avec lui-m√™me : j'esp√©rais qu'il pouvait d√©sormais le faire plus ais√©ment, devenu avec le temps plus pond√©r√©, plus m√Ľr aussi.¬Ľ Une invitation √† exercer notre libert√© de penser et √† prendre le chemin d'une vie plus sage et plus sereine.

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  • De septembre 1580 √† novembre 1581, montaigne voyage en europe : allemagne, suisse, italie.
    Pour soigner sa gravelle aux eaux de lucques, oublier " les √©pines domestiques ", " les devoirs de l'amiti√© maritale " ou cette " m√©lancolie " qui lui est " mort et chagrin ".mais surtout pour d√©couvrir autrui dans sa diff√©rence et sa diversit√© : ce qu'on mange ne l'int√©resse pas moins que ce que l'on pense, et √† rome il est aussi diligent √† √©couter la conversation des " femmes publiques " qu'√† " ou√Įr des disputes de th√©ologie " ou visiter les antiquit√©s des vignes cardinalices.
    " les rois de perse, dit-il, qui s'obligeaient de ne boire jamais autre eau que celle du fleuve de choaspès, renonçaient par sottise à leur droit d'usage en toutes les autres eaux, et asséchaient pour leur regard tout le reste du monde ".

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  • Essais t.3

    Michel de Montaigne

    Essais Livre 3 "Il n'est point d'auteur qu'il soit plus facile de tirer à soi, sans que précisément on puisse être accusé de le trahir ; car il vous donne l'exemple et sans cesse se contredit et se trahit lui-même. Aussi Montaigne n'est-il guère aimé des partisans, qu'il n'aimait guère." André Gide

  • Dossier 1. Le moi intime 2. L'autre 3. Le doute 4. Montaigne et la politique 5. Une philosophie du plaisir 6. Les auteurs cit√©s par Montaigne S√©lection des extraits. chronologie, notes et lexique par Fran√ßoise Joukovsky Pr√©sentation .¬†Retraite ou vie active ?
    .¬†Le Moi et les autres .¬†La naissance d'un livre .¬†¬ęJ'ouvre les choses plus que je ne les d√©couvre.¬Ľ .¬†Montaigne et nous Sans commencement et sans fin ¬ęJ'ouvre les choses plus que je ne les d√©couvre¬Ľ : Montaigne s'interroge et renonce souvent √† conclure, parce que le r√©el n'est jamais simple. Cette d√©fiance envers un savoir trop s√Ľr de lui, notre √©poque la fait sienne et en retrouve l'expression vivante dans les Essais sur des probl√®mes qui nous concernent toujours : l'amiti√© et l'amour, le choc des cultures, les bassesses de la vie publique, le plaisir...

  • Dans ce livre extrait des Essais et derri√®re la d√©fense apparente de Raymond Sebond, Montaigne utilise la m√©thode de pens√©e purement rationnelle et empirique de ce th√©ologien catalan du XVe si√®cle pour √©tablir la vanit√© de l'homme et de sa science. Il d√©nonce l'anthropocentrisme, place l'homme sur un pied d'√©galit√© avec l'animal et conteste un culte de la raison triomphante d√®s lors qu'elle est exerc√©e au m√©pris de la vie et de la nature. R√©solument avant-gardiste, Montaigne pr√īne la bienveillance √† l'√©gard des b√™tes et le respect pour la sensibilit√© du vivant quel qu'il soit.
    Communication, langage corporel, sens de la fid√©lit√©, organisation sociale, sensibilit√©, autant de qualit√©s que Montaigne reconna√ģt aux animaux. Exercer son humanit√©, c'est savoir √©tendre les limites de la communaut√© au-del√† des hommes, et reconna√ģtre l'existence des animaux en tant qu'individus.
    D'une grande modernité, les thèses de Montaigne préfigurent admirablement celles sur la libération animale.

  • Glan√© au cours de nombreuses lectures, le butin ici rassembl√© se pr√©sente en chapitres qui embrassent la foisonnante vari√©t√© des essais.
    Chacun, à son tour, peut y récolter son miel, ou, mieux, l'élaborer à partir de sa cueillette, comme montaigne l'écrit joliment des abeilles : " [elles] pillottent deçà delà les fleurs, mais elles en font après le miel, qui est tout leur ; ce n'est plus thym ni marjolaine. " cette anthologie aura atteint son but si, après qu'ils l'auront lue, quelques lecteurs, séduits par la pertinence, l'humour et la modernité du discours, osent se lancer dans la lecture des essais afin d'approfondir la connaissance de l'homme qui a eu le constant souci de se peindre, et, se peignant, a peint l'homme universel comme nul ne l'avait fait avant lui, ni ne le fit après.
    On trouvera également en fin de volume une traduction des sentences grecques et latines que montaigne avait fait peindre sur les solives de sa bibliothèque.

  • Si Montaigne eut le grec et le latin comme premi√®res langues, ce qui lui donna une aisance parfaite avec les classiques, qu'advient-il quatre si√®cles plus tard des lecteurs de Montaigne qui n'ont pas appris le fran√ßais du XVIe si√®cle ?
    Peu nombreux sont ceux qui, aujourd'hui, parlent et lisent couramment la langue de Montaigne, hormis quelques élus qui ont eu la chance de l'acquérir sur le tard. Mais nombreux ceux qui sont condamnés à faire semblant, sinon de la lire, du moins de la comprendre, car c'est une langue pleine de pièges : on ne peut même pas se fier à quelque sentiment de familiarité tant elle a évolué.
    Devant ce constat d'une transformation si radicale du fran√ßais, la ¬ę traduction ¬Ľ d'Andr√© Lanly, publi√©e en 1983 aux √©ditions Champion, prend tout son sens et trouve sa destination. Ce professeur, excellent sp√©cialiste de Montaigne, confront√© au d√©sarroi de ses √©l√®ves, a surmont√© sans honte le snobisme qui entoure Montaigne - snobisme qui consiste √† multiplier les √©ditions propos√©es sans en pouvoir ¬ę lire ¬Ľ aucune. Il ne fait subir aux obscurit√©s du texte que ce qui s'impose, sans nous infliger ses propres ¬ę Essais ¬Ľ. Il ne touche en rien √† la structure de la phrase, se contente de substituer un terme moderne √† celui qui nous √©gare. Le commentaire en note ach√®ve de lever la difficult√©.
    L'√©dition propos√©e ici a √©t√© √©tablie √† partir de l'exemplaire dit ¬ę de Bordeaux ¬Ľ.

  • Michel de Montaigne est n√© en 1533 en Dordogne et mort en 1592. Fils de n√©gociant, il re√ßoit une √©ducation humaniste qui l'am√®ne √† entreprendre des √©tudes de droit. Il se lie d'amiti√© avec Estienne de la Bo√©tie, et commence √† r√©diger les Essais comme une pr√©face au Discours de la servitude volontaire. Mais son oeuvre d√©passera cette premi√®re ambition, puisque finalement Montaigne d√©cide de se peindre lui-m√™me, dans une sinc√©rit√© qui interdit la forme traditionnelle et √©tudi√©e des √©crits de l'√©poque. Il est ainsi le premier √† r√©diger un ouvrage qui suit le fil de ses pens√©es sans les d√©tourner de leur contenu par une forme pr√©√©tablie. Cette d√©marche marque une ind√©pendance d'esprit qui reste constante tout au long des Essais.

  • D√©couvrez Lettre √† son p√®re sur la mort d'Etienne de La Bo√©tie, le livre de Michel Montaigne. Le portrait que Montaigne a trac√© de lui-m√™me comprend bien des lacunes. Raisons politiques, scrupules, go√Ľt du secret, il a jug√© n√©cessaire de rester muet sur certains √©pisodes, de voiler certains faits. La Saint-Barth√©lemy par exemple : il n'en souffle mot. Rien d'√©tonnant si, dans les Essais, on ne rencontre aucune repr√©sentation solide d'Etienne de La Bo√©tie. M√™me le chapitre qui lui est consacr√©, De l'amiti√©, n'√©voque qu'une silhouette. Pour remplir les blancs on pourrait imaginer des fictions, mais quels √©l√©ments choisir ? selon quels crit√®res ? Mieux vaut s'en tenir aux documents, si minces soient-ils. En ce qui concerne La Bo√©tie, ils sont plus que minces : infimes. Montaigne nous le r√©v√®le avec parcimonie. Seule la lettre qu'il adresse √† son p√®re l'expose dans sa pr√©sence effective. Cette lettre fut imprim√©e √† Paris sept ans apr√®s la mort de l'ami. Mais quand, pr√©cis√©ment, l'a-t-il √©crite ? juste apr√®s la disparition d'Etienne ? Ou, l'ayant √©crite alors, l'a-t-il retouch√©e ensuite ? Ou bien l'a-t-il √©crite peu avant de la publier, voire dans l'intention de la publier ? Myst√®re. Cependant une chose est s√Ľre : le 23 juillet 1570, Montaigne r√©signe sa charge de magistrat au parlement de Bordeaux. D'ao√Ľt √† novembre, il consacre son loisir √† la publication de quelques feuillets de La Bo√©tie. L'air de l'√©poque est pesant : Montaigne renonce √† publier le Discours de la servitude volontaire ainsi que certain M√©moire de nos troubles sur l'√©dit de janvier 1562. Cette absence symbolise parfaitement le peu de mati√®re que La Bo√©tie nous a laiss√©. Sauf dans la lettre sur sa mort. Un r√©cit sans rh√©torique o√Ļ on ne le voit gu√®re, mais o√Ļ il parle. On lit. On souffre avec lui. On l'√©coute. Et l'√©motion nous emporte.

  • Du repentir

    Michel de Montaigne

    • Vanloo
    • 1 Mars 2019

    Essais livre III chapitre 2 "Du repentir".

    "Les autres forment l'homme ; je le recite et en represente un particulier bien mal formé, et lequel, si j'avoy à façonner de nouveau, je ferois vrayement bien autre qu'il n'est. Mes-huy c'est fait. Or les traits de ma peinture ne forvoyent point, quoi qu'ils se changent et diversifient. Le monde n'est qu'une branloire perenne. Toutes choses y branlent sans cesse : la terre, les rochers du Caucase, les pyramides d'Ægypte, et du branle public et du leur. La constance mesme n'est autre chose qu'un branle plus languissant."

  • To overcome a crisis of melancholy after the death of his father, Montaigne withdrew to his country estates and began to write. In the highly original essays that resulted he discussed themes such as fathers and children, conscience and cowardice, coaches and cannibals, and, above all, himself. On some lines of Virgil opens out into a frank discussion of sexuality and males a revolutionary case for the equamoyu of the sexes. In On Experience Montaigne superbly propounds his thoughts on the right way to live, while other essays touch on issues of an age struggling with religious and intellectual strife, with France torn apart by civil war. These diverse subjects are united by Montaigne's distinctive voice - that of a tolerant man, sceptical, humane, often humorous and utterly honest in his pursuit of the truth.
    M. A. Screech's distinguished translation fully retains the light-hearted and inquiring nature of the essays. In his introduction, he examines Montaigne's life and tome, and the remarkable self-portrait that emerges from his works.

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