André Malraux

  • Qui mieux que ses proches pour évoquer la mémoire de l'écrivain, du ministre, de l'homme que fut André Malraux - et apporter quelques retouches à ses Antimémoires ?Paul Nothomb, aviateur, fut son frère d'armes dans les Brigades internationales. Denise Tual, productrice, se souvient du tournage d'Espoir. Jean Grosjean, compagnon de captivité, restera l'un de ses interlocuteurs favoris. Brigitte Friang, résistante, déportée, et Pierre Lefranc, gaulliste historique, évoquent son ralliement au Général après-guerre. Jenka, épouse de Manès Sperber, témoigne d'un demi-siècle d'amitié. Émile Biasini, Pierre de Boisdeffre, Pierre Moinot, Jean Lescure, hauts fonctionnaires, mais aussi écrivains, ont connu le ministre et l'homme de culture. Antoine Terrasse, historien d'art, réévalue l'auteur des Voix du silence.À chacun, Alain Malraux a posé deux questions : que représentait pour eux Malraux, au moment de leurs premières rencontres ? A-t-il changé durablement quelque chose dans leur vie ?Onze voix distinctes, autant de figures de la diversité humaine qui ne cessa d'inspirer la réflexion écrite, verbale et traduite en actions d'André Malraux - diversité qui fut l'étoffe de ses rêves.

  • « Comprendre Malraux, c'est d'abord l'écouter. Sa parole est une illumination. Un éclairage indispensable (...) Au commencement, donc, il y a sa voix. Cette voix, que nous avons voulu faire entendre ici, surgie des limbes, intacte, est un défi au temps qui nous broie et à l'intelligence qui nous manque. Une voix à l'affût des éternelles projections de l'âme humaine. La voix, chez Malraux, est le pendant du regard - ce regard unique qu'il sut porter sur la politique, l'histoire, l'art. C'est la voix de la France. » François BUSNEL

  • Enregistrement inédit de l'Assemblée nationale.
    « (...) une bande magnétique miraculeusement conservée au Palais Bourbon nous donne à entendre la voix inimitable, la verve et la force démonstrative du grand Malraux, auditionné le 12 mai 1976 par les députés membres de la commission spéciale dite « des libertés ».
    Evoquant tour à tour l'Etat, la démocratie, l'enseignement, l'ancien ministre de la Culture développe sa vision de la liberté et de l'action publique. Le premier, Malraux avait proposé d'enregistrer les cours des grands philosophes contemporains pour les diffuser dans le pays et par-delà le temps ; à son tour, six mois avant sa mort, c'est un testament politique et moral qu'il laisse aux générations à venir. 
    J'ai voulu rendre accessible à tous cette archive sonore exceptionnelle, un enregistrement qui témoigne par ailleurs de ce que peut être le travail en commission, moins connu que la séance publique et pourtant si crucial. 
    « Il y a un héritage de la noblesse du monde et il y a notamment un héritage de la nôtre », disait Malraux. Soyons à notre tour de dignes héritiers de son oeuvre et de son exemple. » 
    Jean-Louis Debré - Président de l'Assemblée nationale
     « Qu'est-ce, en effet, que la liberté de ne rien faire si personne n'est là pour vous en empêcher ? Au cours de l'histoire, les sources de contraintes se sont succédées : pour le XVIIIe siècle, c'étaient les privilèges et la religion ; pour la Convention, c'étaient les rois ; pour Marx et Lénine, c'était le capital. » 
    André Malraux - Introduction du Discours du 12 mai 1976.
    André Malraux, dont on ne rappelle plus l'importance dans la vie politique, littéraire et artistique du XXè siècle, fut également l'un des plus grands tribuns de son temps. Frémeaux & Associés remercie l'Assemblée nationale, qui vient d'exhumer cet enregistrement, ainsi que Florence Malraux, qui en a autorisé la diffusion auprès du public. Témoignage du patrimoine immatériel détenu par l'Assemblée nationale, cet enregistrement manifeste la richesse de la réflexion élaborée dans les arcanes de nos institutions politiques.
    Patrick Frémeaux
    "Cet agnostique fut le dernier religieux dans un monde d'incrédules."
    Régis Debray - Le siècle ou sa légende 1976 - Site Assemblée nationale 

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les réalités et les comédies du monde, entretien réalisé par O. Germain-Thomas, et paru en Janvier 1975, est, sans doute, le dernier texte ou Malraux expose, aussi largement, sa philosophie de l'Histoire, par rapport aux grands événements qui ont secoué le 20e siècle. En mars de la même année, dans un entretien paru dans Le Point : Elle a des ailes, il expose clairement ses conceptions de l'amour, et ses relations avec l'univers féminin. La question des conquérants présente le point de vue de Malraux sur son roman, à l'occasion du débat public organisé, en 1929, par l'Union pour la Vérité, à la suite de la parution de cette oeuvre, qui suscita de nombreuses réactions passionnées parmi les intellectuels de l'époque. Enfin, nous republions la réponse de Malraux à une enquête menée en 1933, parmi la revue Avant-Poste : Sur le fascisme en France.

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