apologie de Raymond Sebond
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apologie de Raymond Sebond

À propos

Extrait des Essais (II, 12), l'Apologie de Raymond Sebond est pour ainsi dire un livre dans un livre. Sous couvert de la défense d'un théologien catalan du XVe siècle, dont en 1569 il avait traduit, à la demande de son père, la Théologie naturelle, Montaigne déploie ici une pensée singulière qui incorpore d'autant mieux les lectures qui l'ont nourrie qu'elle s'en éloigne.
¬ę Nous n'avons aucune communication √† l'√™tre, parce que toute humaine nature est toujours au milieu entre le na√ģtre et le mourir, ne baillant de soi qu'une obscure apparence et ombre, et une incertaine et d√©bile opinion. Et si, de fortune, vous fichez votre pens√©e √† vouloir prendre son √™tre, ce sera ni plus ni moins que qui voudrait empoigner de l'eau : car tant plus il serrera et pressera ce qui de sa nature coule par tout, tant plus il perdra ce qu'il voulait tenir et empoigner. Ainsi, √©tant toutes choses sujettes √† passer d'un changement en autre, la raison, y cherchant une r√©elle subsistance, se trouve d√©√ßue, ne pouvant rien appr√©hender de subsistant et permanent parce que tout ou vient en √™tre et n'est pas encore du tout, ou commence √† mourir avant qu'il soit n√©. ¬Ľ

Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782081406209

  • Disponibilit√©

    Disponible

  • Nombre de pages

    334 Pages

  • Action copier/coller

    Non

  • Action imprimer

    Non

  • Partage

    Dans le cadre de la copie privée

  • Nb Partage

    6 appareils

  • Poids

    655 Ko

  • Distributeur

    Flammarion

  • Diffuseur

    Flammarion

  • Entrep√īt

    Eden Livres

  • Support principal

    ebook (ePub)

Michel de Montaigne

N√© dans une famille de n√©gociants anoblis, au ch√Ęteau de Montaigne en P√©rigord, Michel Eyquem re√ßoit une √©ducation inspir√©e des id√©es de la Renaissance, apprenant le latin comme langue maternelle. Il est pensionnaire au Coll√®ge de Guyenne √† Bordeaux et suit des cours de Droit √† Toulouse.
En 1554, il devient conseiller √† la Cour des Aides de P√©rigueux, puis au Parlement de Bordeaux et rencontre Etienne de la Bo√©tie. En 1571, il se retire dans son ch√Ęteau pour consacrer le reste de son existnce "√† sa libert√©, √† sa tranquillit√©, √† son loisir". Il entreprend alors un long voyage, de Paris en Italie, dont il existe un "Journal". De 1581 √† 1585, il devient maire de Bordeaux et se r√©v√®le un habile diplomate. Il continue √† enrichir les livres I et II des Essais et les augmentent d'une troisi√®me partie. Il meurt sans avoir termin√© la r√©√©dition de son oeuvre.
Pour Montaigne plus que tout autre, la culture humaniste fut un style de vie. En revivant les le√ßons des lettres antiques, il leur a ajout√© l'enseignement de sa propre exp√©rience, de son regard lucide sur un monde en train de changer. La vraie sagesse, selon lui, se reconna√ģt √† la mesure qu'elle garde en toute chose. Montaigne l'a totalement s√©par√©e de la religion. Elle n'a pas l'ambition de rendre les hommes parfaitement raisonnales: elle se contente de mod√©rer leurs passions.
En se prenant pour th√®me de son √©tude, Montaigne apprend √† se conna√ģtre. Il ouvre la voie √† l'humanisme moderne en cherchant √† promouvoir un ordre des choses o√Ļ seraient garanties la s√©curit√©, la libert√© et la dignit√© de l'homme.

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